Christian Bobin et le logo de l’association scIence

Bobin, toujours Bobin. Le mot, l’idée qui voient juste. Christian BOBIN nous dit :

Mais là, cher Christian, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous…

L’âme du monde devenu civilisé fuit ces lieux où le sclérosé, le synthétique, l’artificiel, le mensonge, l’égoïsme, (la liste est longue …) veulent la piéger. Elle se réfugie dans les valeurs chaudes d’amour d’ouverture, d’accueil, de bonheur partagé, de douleur soutenue, d’empathie, de regards riches, de joie, (la liste est encore plus longue).

La nouvelle « espèce » (le mot race n’est-il pas à bannir ?) naît de ce qu’est devenue l’ancienne parce qu’elle prend conscience. Ceux que décrit Bobin qui a tout mon respect, sont la conséquence d’une plongée dans la matière, et dans l’oubli de la vie, de l’âme et de l’esprit. La génération de demain prend la relève, lentement… et même la planète l’y aide !

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Objectivité ou/et dogmatisme ?

La lecture coup sur coup de deux articles sur des sites différents m’incite à la réflexion sur le sujet en titre. Il s’agit pour l’heure des sites suivants (mais il y en a pléthore qui déversent tous un argumentaire plus ou moins nauséabond en faisant état d’un objectivité bien pesée et bien-pensante) :

Peut-on trouver dans ce genre d’argutie matière à établir un jugement personnel sur le sujet visé ? Ou bien y a-t-il là juste des points choisis et critiqué en étant plus ou moins hors contexte ? Doit-on former son opinion personnelle sur ce genre de pamphlet ou bien se rapporter à ce qui les a motivés ?

Esprit de clocher… Prêcher pour sa paroisse… ou Aller vers la conséquence de ses actes !

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Avis de décès

Extrait d’un reportage datant de 1985 !

Le 10 octobre 2019, André Faussurier nous a quittés. Il avait été la motivation de notre association scIence qui s’était souciée à partir de 2009 de trouver des moyens pour reprendre ou plutôt continuer son œuvre sur l’approche des phénomènes atypiques.

Permettez-moi, chers lecteurs de vous transcrire l’hommage que je lui ai rendu à l’occasion de son enterrement.

André, je t’ai connu sur le tard, déjà loin de ta vie professionnelle mais le chercheur était toujours là.

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Débordement

Crédit : Peggy Marco / Pixabay – Licence : CC0

Le texte qui va suivre n’est pas dans l’ambiance générale du site. Il s’agit d’un regard sur le développement de l’humanité en rapport avec celui de la nature.

En fait notre développement technologique est proportionnel à celui de l’intention positive qui s’active chez les personnes sensibles mais cela demeure invisible, au moins pour les médias qui ne trouvent san doute pas là matière à édite…

On ne peut pas sauver la planète. L’humain est un extraterrestre… non je ne donne pas dans le sens usuel du terme mais je constate à travers l’histoire du développement humain que l’histoire de la planète dépend de l’histoire humaine, et je ne pense pas être le seul à constater cela.

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Fred et les autres, êtes-vous verts ?

En 2009, Fred asphyxiait la planète… a-t-elle arrêté de fumer ? (COV, pas de cigarette bio cela veut dire agrochimie, filtres en acétate de cellulose enrichis en dioxyde de titane avant d’être compressés puis plastifiés avec de la triacétine… dont la nature se réjouit sans doute.) (merci wiki pour cette image)

À propos de l’article : Climat : « À 1,5 degré de plus, la moitié de l’humanité va mourir », alerte Fred Vargas« 

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Dieu n’existe pas ! La belle affaire…

Bainbridge : « Maintenant nous sommes tous des fils de pute. ».
Oppenheimer : « Maintenant je suis la Mort, le destructeur des mondes. ».
source : Wiki Essai Trinity
(voir aussi un de mes premiers billet de blog)

Dieu n’existe pas

et autres âneries du genre

(que vous saurez découvrir par vous-même après le lecture de ce billet…)

Les faits

 » Dieu n’existe pas !  » Ce genre d’affirmation m’irrite toujours. Pourquoi ? Eh bien la raison en est très simple et éminemment scientifique.

A cette affirmation, véritable protubérance de l’incroyance et, pire, tumeur maligne insidieuse, il convient juste de proposer la question :

comment définis-tu, toi, critique, CE que tu dis ne pas exister ? *

Un autre exemple… pour défendre le premier

Einstein, avec sa relativité générale, nous a montré que la masse (propriété de la matière) courbe l’espace-temps. Soit, si Einstein ** l’a dit… alors tout est dit. Donc il convient de finaliser le raisonnement en se disant que l’univers est d’une platitude effarante… (pour en savoir plus). Les gaulois avait donc raison car si l’univers est plat, la Terre doit l’être aussi sinon cela ferait une bosse. Continuer la lecture

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Homéopathie ! Toujours en débat… : la question de la preuve scientifique

Un peu plus de 4 minutes de lecture rapide, environ 7 mn en lecture élocutive (hors vidéo évidemment).

Voici un sujet doublement intéressant. D’abord qu’il apporte une preuve de l’aspect scientifique de l’homéopathie, mais aussi parce qu’il apporte une preuve de l’aspect scientifique de l’homéopathie.

Non, non, je ne me suis pas trompé ! Quand on double le 3 on a 3 + 3, c’est-à-dire 2 fois 3, et non pas 4 et 2 (qui pourtant font 6). Donc… il y a bien deux aspect identique dans cette vidéo :

  • aspect homéopathie : un grand nom, Luc Montanier (banni de France, bonjour la gratitude !!!) porte sa caution dans un débat perdu d’avance tout au moins en France (je viens de noter une rime…),
  • aspect scientifique :
    • qu’appelle-t-on science et comment travaille-t-elle ? (Vaste sujet s’il en est et que nous ne ferons que survoler… sans effleurer vraiment !).
    • Qu’est-ce qu’une preuve ?

Je vais faire court pour une fois sur 2 thèmes susceptibles d’alimenter toute une bibliothèque. Continuer la lecture

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Deux naïfs en gravitation ou « La flamme sacrée »

24 fév. 2019

Objectiver par soi-même

Si je regarde une pierre tomber alors, avec quelques efforts de structuration des pensées qui en moi s’en suivent, je dois pouvoir arriver sans trop de peine à une idée de la gravitation.

Il me faut sans doute faire davantage d’effort(s) pour me mettre en état de totale objectivité, c’est-à-dire oublier ce qu’on a pu m’en dire, ce que j’ai pu retenir de ce qu’on à voulu m’apprendre, de ce qu’on a parfois purement chercher à m’inculquer et que j’ai intégré.

Il me faut sans doute un effort supplémentaire pour simplement me dire que cela peut valoir un peu de temps que de s’intéresser à un tel phénomène.

D’autres efforts peuvent être nécessaires pour éviter d’aller chercher des réponses dans les livres ou sur internet.

Deux naïfs en gravitation dans des dispositions peu mathématiques pourraient discuter ensemble pour confronter leurs cheminements et plus précisément leur théorie, leurs façons de voir à ce sujet, sur ce sujet ! Est-on certain alors qu’ils arriveraient aux conclusions qui sont celles de notre civilisation après que d’autres naïfs prédisposés aux mathématiques… ? Continuer la lecture

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Le bon et méchant et les truands

La croissance : on ne voit que ça !

Quand va-t-on réaliser la stupidité de voir la nature comme puits de carbone possible à nos agapes dont la ressource est puisée au monde fossile ?

Non ! C’est vrai, faire du foin ou de la forêt ne diminuera en rien le carbone de l’atmosphère en dehors de la période de croissance qui fixe EFFECTIVEMENT du carbone. Pourquoi ?!!! Mais parce que la vache mange le foin, et elle pète et respire. Parce que le feu ravage la forêt en trois coups de cuillère à pot et relargue en quelques heures le fruit de la croissance ; ou alors ses monstres trop lourds à force de fixer du carbone et de se gaver de nos « déchets » s’effondrent sur un coup de vent, à cause d’un sol instable, d’un tremblement de terre, d’un type qui décidera à faire du papier qui finira en emballage de fish’n chips ou pour essuyer tout et n’importe quoi ! Quoi qu’on fasse on relargue à un moment et derechef dans l’atmosphère le carbone végétalement fixé au préalable :

  • ou bien le géant fixateur est dévoré par les petites bêtes qui respirent, pètent sans doute et rotent peut-être,
  • ou bien cela finit à l’incinérateur qui relargue tout le stockage sous forme de vapeur d’eau et de gaz carbonique.

La santé de la planète sur ses propres forces capables de résoudre NOS problèmes est une utopie vouée à l’échec, surtout quand il s’agit de cacher un carbone que nous sommes allés chercher sous terre, et surtout SOUS la biosphère.

Bon, c’est vrai que la biosphère est embêtante ! À son niveau tout ce qui croît décroît peu de temps après… ce n’est pas une solution à long terme, les puits de carbone sont des pis aller à ce niveau-là. Piégeons le carbone, emballons-le mieux que nos déchets nucléaires et remettons-le SOUS la terre, dans les cavités laissées béantes par nos puisages de milliards de tonnes d’hydrocarbure (HnCm) par exemple… mais est-ce une solution viable et à plus long terme que le passage de l’humanité sur Terre ? Cela reste à prouver puisque, voyez, le permafrost sous l’effet climatique perd en ce moment son préfixe ; et ce qui semblait permanent à nos yeux d’éphémère, retourne gaiement dans l’atmosphère, et dans la joie pétillante de cette libération (enfin!) le jubilant gaz carbonique comme le délétère méthane peuvent se repaître d’espace, de légèreté, de lumière et de la salvatrice chaleur !

Le carbone atmosphérique bon

Sans le carbone dans l’atmosphère point de blé, maïs, riz, poulets, crevettes et autres meubles ikéa®, la Terre serait morte. Le carbone atmosphérique est donc bon, voire excellent pour la planète mais point trop n’en faux… sinon on nous dit que ça chauffe (une belle qualité du carbone) !

Le vivant c’est beaucoup beaucoup CxHyOz*, un petit peu moins de CxHyOzNt* (qui sera passé avant par l’étape CxHyOz + tN) ainsi que quelques autres molécules composées avec des métaux (pas nombreux du tout : potassium, calcium, magnésium, sodium et encore un peu de fer pour l’essentiel) et des non-métaux comme souffre et phosphore pour les plus présents. Si les sulfates et les phosphates qui véhiculent les métaux sont mis à profit par les végétaux, les carbonates du sol, tout carbone qu’ils contiennent ne participent guère à fabriquer de la matière végétale, l’essentiel vient bien de l’atmosphère.

Quant au charbon de bois, il ne sert à rien pour les racines qui attendent du soluble. Le végétal a besoin du carbone de l’air, d’un carbone circulant, et le carbone circule dans son alliance avec l’oxygène, constituant le fameux gaz carbonique enfermé dans un cycle bien connu aujourd’hui.

Le carbone fossile méchant

Trop de carbone atmosphérique tue la vie respirante (létalité : 10 % de dioxyde de carbone dans l’air, ce qui est énorme par rapport aux 0,04 % actuels). J’entends déjà penser ceux qui se disent « oui mais les végétaux respirent et eux ils profitent du carbone ! ». C’est une extrapolation que cette idée de respiration végétale, n’en faisons pas tout un foin (et la belle image ramure/bronche pour être lue correctement doit être remise dans son contexte, peut-être un prochain billet de ce blog…). Il est sûr, pour satisfaire les climatoseptiques, que doubler la quantité de carbone atmosphérique ne fera en terme de gaz carbonique que 0,08 %, c’est-à-dire rien comparer à l’oxygène (env. 21%) ou pire à l’azote (env. 78%) [le reste correspondant à 0,93 % env. d’argon et des broutilles d’autres gaz dont le gaz carbonique ; l’ensemble est donné pour un air sec, choisi quelque part loin des sources de pollution].

Le carbone méchant est celui qui déstabilise l’effet de serre (eh oui, il participe à l’enveloppe calorique de la planète) mais il n’agit pas du tout comme le font nos serres en verre ou en feuille plastique (plastique qui finit par se désintégrer et ainsi polluer sols et rivières puis mers en asphyxiant de plus tous les (peuples) ignorants qui l’ingèrent… bref, encore un drame de la part des truands de l’éconosphère).

Il y a un truc à savoir sur le carbone qu’on apprend (peut-être) comme un courant d’air à l’école et qu’on oublie même à l’université ailleurs que chez les métallurgistes… le carbone ne connaît pas de phase liquide entre solide et vapeur. Il est soit aggloméré (phase solide), soit dispersé (phase vapeur). A aucun moment il ne passe par l’état fluide. On dit qu’il se sublime si on le chauffe à l’abri de tout comburant.

Pour être solide il choisit soit d’avoir la forme diamant… soit la forme graphite (en feuille comme l’ardoise), soit la forme anthracite (93-97 % de carbone en masse avec donc plus ou moins d’impuretés). Le charbon, il y en a beaucoup beaucoup, beaucoup sur la planète, ou plutôt DANS la planète (couche très périphérique mais SOUS la biosphère). Et puis il y a aussi cette autre forme où il reste allié avec l’hydrogène… « Reste allié »… pourquoi, mais parce que ! C’est comme ça… un couple improbable que la nature réussi assez facilement à former sous la forme méthane (CH4, gaz décrié et à effet de serre pourtant totalement biosphérique comme le gaz carbonique exhalé dans la respiration) mais qui pour les autres variétés (innombrables) à besoin de beaucoup de temps.

Les hydrocarbures sont un mixte de déchets végétaux et animaux oubliés de la planète bio… (celle où l’on vit tous en juste équilibre et harmonie louable, enfin… normalement !). Les hydrocarbures sont le solde négatif fossile, contrepartie du solde positif vivant que représente le dioxyde de carbone atmosphérique. Les hydrocarbures sont du vivant oublié à moisir dans le cul de basse fosse de la planète, du vivant très peu capable de réinvestir la biosphère par lui-même car mis hors jeu, enfin hors cycle, sans doute pas pour rien…

Et les truands dans tout cela ?

C’est moi, vous, nous en consommateurs (in)conscients et irresponsables. C’est la sphère scientifique qui n’arrive pas à lire la nature ; elle lit seulement la matière comme si le sens du mot VIE résidait dans le dessin des trois lettres qui le représentent (on arrive tout de même un peu à le lire parfois comme un mot entier, mais sans dépasser le mot lui-même, sans atteindre au concept qu’il ne fait que représenter).

Et les truands, c’est surtout la sphère politico-économique, une sphère totalement virtuelle basée sur des lois créées de toutes pièces pour ses propres besoins sans tenir compte du reste, sans se soucier d’harmonie, d’équilibre, de justice, de justesse, de vérité, d’équité, de santé. Elle met au premier chef sa propre entité inexistante, asservissant des bougres de serviteurs à qui elle fait miroiter une sorte de paradis quand bien même elle se dit athée et agnostique. Et ce sont ces bougres des CAC40, Dow Jones et autres princes consorts qui se sentent rois et responsables (tu parles !) de la planète… Et ce sont encore eux qui vont tirer profit du chaos climatique dans lequel leur sphère nous a plongés et nous plongera de plus en plus pour leurs profits de plus en plus nauséabonds. Pour eux, hors de la croissance point de salut ! Ont-ils jamais regardé pousser un pissenlit ?

 


* C : carbone, H : hydrogène, O : oxygène, N : azote

Ont-ils jamais regardé pousser les pissenlits ? aurait pu faire aussi le titre de ce billet… j’ai préféré mettre au premier plan le carbone et la loi du marché qu’il domine parce qu’on le veut bien !

 

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Autant abolir la musique !

À une époque où l’on entend à longueur de journée que

  • l’homme est un animal (certains, je ne dis pas, ils se comportent comme tel, mais sont loin d’être représentatif de l’ensemble…),
  • et qu’il est, comme le reste du vivant, une machine soit merveilleuse soit imparfaite mais en tout état de cause une machine,

je doute que chacun qui conclut à ceci se pose les vraies questions qui me semblent être :

  • Qui suis-je ?
  • Comment suis-je devenu qui je suis ?
  • Vers quel monde est-ce que je m’achemine (moi, personnellement, je, etc.) ?
  • Les autres vivent-ils les mêmes interrogations que moi ?

Que regarde-t-on pour affirmer (et non pas postuler) qu’être humain est être animal ?

On regarde son corps comme on regarde celui des animaux; eh oui on a un corps très proche de celui des mammifères, mais pas plus loin, surtout pas !!! Sinon on conclurait autrement et sur des bases bien trop complexes pour être prises en considérations. On en reste à « quelques critères ça passe, davantage, bonjour les dégâts, trop, on finit par se perdre« …

Notons qu’on mentionne toujours les histoires de génomes, ce qu’on partage, ce qu’on a pas. Un corps vivant possède un génome. Pas le minéral. Il y a donc le monde minéral sans génome  et le monde vivant qui est génomique. On a un génome, donc on est des êtres vivants, c’est tout ce qu’on à le droit de conclure.

Que regarde-t-on pour dire qu’il est une machine ?

On regarde son corps… encore. On le regarde comme on regarde les systèmes mécaniques et les industries chimiques, ce qui en fait sa matière et comment elle est organisée. Et on montre que nos muscles, tendons et os sont comme nos machines… (bon, on oublie un peu qui les a faites ses machines et en partant de quoi…).

Quand regarde-t-on l’être entier ?

On me dira que le sujet reste ouvert, qu’on n’a pas trouvé la place de ce dernier, l’être, dans le cerveau mais que peut-être avec les ressources de la mécanique quantique on pourrait (conditionnel, soyons toujours attentifs à l’emploi du conditionnel)  s’acheminer vers une réponse.

Eh quoi ? L’être n’est pas une pierre, pas un morceau, pas un quantum. Dites-moi que je ne rêve pas, que chacun le sent en lui, se sent même lui plus que son corps. Rassurez-moi, je ne suis pas le seul dans ce cas !…

Je perçois mon corps ne signifie pas autre chose que :

« Quelque-chose de moi est capable de se mettre en retrait pour observer et percevoir la réalité corporelle. »

Ce quelque chose englobe mon corps, avec ses entrailles, ses muscles, ses os, ses nerfs et tutti quanti. C’est déjà beaucoup… Et quand je suis en bonne santé, justement j’oublie ma corporéité.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de me percevoir, je peux agir, c’est-à-dire réaliser une transformation de mon environnement, et de plus, celui-ci peut avoir un effet sur moi non seulement si je le transforme mais aussi si je le considère seulement comme autre chose qu’un accessoire, il est indispensable à mon existence corporelle !

Quelle est donc cette image de l’humain que la science commune (ou orthodoxe, légitime, en place, mise en avant, etc.) veut nous donner ?

C’est juste son image à elle dans le cadre des limites qui sont les siennes ou qu’elle s’impose, c’est comment elle voit l’humain (et le reste du monde vivant) à l’aune de ses instruments de mesure du monde… physique.

Pour ajouter aux conclusions et les créditer, cette image est développée aujourd’hui à force d’informatique (simulation, infographie, etc.); cela facilite grandement la vulgarisation, cela évite des mots, cela permet au gens de se faire non pas une idée (début de concept) mais une représentation, c’est-à-dire une image, une image d’image !

D’où vient un être humain ?

On nous dit : de la rencontre de deux gamètes ! Nous voilà bien avancés et encore l’un des deux [gamètes] est hyper pas performant (voir Pr Nathan H. Lents  Les spermatozoïdes tournent toujours à droite et autres bizarreries du corps humain, éd.Larousse ). C’est un peu comme si dans la nature humaine tout était fait pour que ça marche peu, tout en espérant que le mâle copule un peu partout pire qu’un lapin sans doute !

L’humain est en état de faiblesse sur Terre, mais il domine cette dernière et tous les règnes visibles !!! C’est inouï. Rappelons Blaise Pascal :

« l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant »

(Pensées, fragment 348)

À l’aune de la science actuelle, l’humain donc (je n’aime pas dire l’homme, terme éminemment sexiste) serait finalement une machine, un empilement de pièces ayant des fonctions diverses et variées, pièces faites d’atomes, molécules et ions. Moi, j’appelle cela un minéral, doté en outre et effectivement de mécanismes comme ceux d’une montre, d’un moteur, d’un gaffophone, … qui ne sont jamais que des assemblages minéraux limités à leur corporéité (même dans le cas d’émission ou réception d’ondes).

Et ça serait tout !!!

Le ressenti des espèces sensibles serait basé sur des jeux d’hormones et autres substances. Des centres stimulés par ces ou des hormones et autres substances donneraient, fourniraient, créeraient une impression, celle de vivre (tiens ça veut dire quoi ça ?) une image, comme un rêve, que tout ou partie du corps suggère, sorte de virtualité synthétisée par des réalités chimiques.

Ses facultés d’action, de créativité, tout comme son ressenti, l’humain les devrait donc à une sorte d’algorithme chimique. C’est qu’on cherche à nous faire croire : tout est chimie, même toi.

Mais qui parmi vous n’a jamais été ému aux larmes, avec cette vibration intérieure qui secoue tout le corps soit en présence de beau (musique, paysage, geste d’amour, etc.), soit en présence de laid (injustice, massacre, etc.) ?

Ça vient d’où cette émotion à l’audition de tel morceau de musique (même informatisé) ? Repensez à cela la prochaine fois que cela vous arrive, et vous entrerez en contact avec vous, très profondément, et bien au-delà de votre corporéité, bien plus largement que vos corps qui à partir de là ne vous servira plus que d’ancrage.

Et si vous pensez, que la chimie est responsable de votre émotion alors autant abolir la musique. Elle devient de plus en plus simple source de profits pour ses diffuseurs alors qu’elle étaient lien, partage pour ses « inventeurs » à l’aube des temps, un moyen de cohésion, de se sentir humains ensemble ou de se trouver soi-même.

Si nos émotions sont le fruit de la chimie (je ne contredis pas le fait qu’il se produit de la chimie quand on en a effectivement une, je dis simplement qu’elles n’en sont pas le fruit), si donc il en était ainsi, alors à quoi bon s’évertuer à cultiver arts et relations sociales ? Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères.


J’avais deux titres dans le texte :

  • autant abolir la musique
  • Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères

Le premier m’a semblé plus percutant…

 

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