Archives mensuelles : mai 2014

Conception du monde, et « écoles » scientifiques.

« Esprit » galiléen, matérialisme newtonien, démarche cartésienne
vs
« Approche » goethéenne.

 Genève, jardin botanique, le champ de tulipes.

Genève, jardin botanique, le champ de tulipes.

À l’occasion de l’assemblée générale de l’association scIence (2013) j’avais lu les paroles suivantes qui aujourd’hui reviennent pour nous permettre d’observer la place de Goethe dans le parcours scientifique de l’Europe de l’ouest et par extension dans l’histoire de l’humanité :

L’homme dans la mesure même où il utilise ses sens non corrompus, est l’appareil physique le plus grand et le plus exact qui puisse exister et c’est justement le plus grand malheur de la physique nouvelle d’avoir pour ainsi dire séparé les expériences de l’homme, et que l’on ne veuille reconnaître la nature que dans ce que montrent des instruments artificiels pour prouver et par-là limiter ce qu’elle peut réaliser.

Goethe, JW, Maximes et réflexions, p. 78

Goethe disait faire appel à une observation sensible et supra sensible à la fois. Autant les sens ordinaires (principalement la vue dans son cas) étaient utilisés autant il savait que son jugement avait la propension à aller de l’avant vers que ces sens lui décrivait du monde. Au-delà de cette apparence brute, il cherchait donc à dépasser ce qu’il aurait peut-être voulu voir pour s’absorber dans un accueil du fondement archétypal du phénomène qu’il considérait :

« La Nature n’a point de secret qu’elle n’expose quelque part
aux yeux de l’observateur attentif. »

(Goethe, Autobiographie) Lire la suite

Environnement (introduction à des articles précédents…)

Petite aventure : j’ai voulu proposer sur notre-planete.info une redirection vers ma série d’articles sur l’environnement.

On m’a dit, pas de redirection, mais de la substance. Vus les trois textes (quatre dans les faits) je n’ai pas été capable de les résumer en leur gardant l’essentiel dans la démarche. J’ai donc refait un texte d’introduction… qui n’a malheureusement pas séduit davantage car invitant trop à la réflexion par rapport au style d’articles attendu.

Tant pis, le travail a été fait, alors je l’offre ci-dessous (en italique)… et vous invite chaleureusement à découvrir notre-planète.info par ailleurs très bien, sous la tutelle d’un administrateur parfaitement louable.


Lequel doit s'adapter à l'autre ?

Prunier ou goudron : Lequel doit s’adapter à l’autre ?

La notion d’environnement

Ne faut-il pas dépasser la notion d’environnement qui, telle qu’elle est prise aujourd’hui, demeure assez floue malgré son apparente évidence ?

C’est un concept qui, presque paradoxalement, centre complètement l’époque actuelle en nous invitant à le prendre plus intimement que simplement « ce qui est autour ». Lire la suite