Archives de l’auteur : Patrick ROUSSEL

A propos Patrick ROUSSEL

Conseiller en écologie, chercheur goethéen et enseignants.

Vous avez dit « puits de carbone » ?!!!

morceau d'anthracite

Anthracite (93-97 % de carbone)
densité 1,5
capacité calorifique : 34 000 kJ//kg

 

Préambule

L’idée du puits de carbone pour réduire l’excès présent dans notre atmosphère est une fausse bonne idée. Tout dépend de ce que l’on va faire de ce carbone.

Créer de la forêt…, des zones de prairie, encourager le phytoplancton, c’est-à-dire tout ce qui encouragera les consommateurs est une mauvaise idée, enfin, pas mauvaise mais inutile, justement parce que cela encourage les consommateurs qui vont digérer… c’est un cycle de nature ce qui croît finir par mourir et devient alors plat de résistance pour un monde avide de substance vivante qui la désorganise par la suite. C’est un fait. Lire la suite

Du rêve au silence méditatif face aux bruyantes théories ambiantes

J’ai fait un rêve (et non, j’ai un rêve !…), ou plutôt vue la brièveté de la chose, j’ai eu une intuition, certains diraient une vision (mais je dormais).

Cela se résume à peu de chose : une carte où un brun doré domine en une forme très ouverte en haut, sans limite supérieure, la carte ne semblant pas avoir de début et encore moins de cadre. Elle était à l’échelle du papier ou de l’univers, impossible de savoir.

Toujours était-il qu’il n’y avait rien d’autre. J’étais sur un point de vue, et je regardais ce monde !… Le nôtre… donc aussi le mien… mais je le regardais du dehors tandis que je dormais…

Le rien qui était en haut prenait une forme, celle d’un embout de pipette largement ouvert en haut et étroit en bas, un peu comme ceci :

Ceci n’est pas spécialement impressionnant, n’est-ce pas ?! Mais là où cela devient intéressant c’est ce qui se passait au niveau de B et A, de B vers A.

Avant B une sorte de no man’s land à la limite flou, une marmite en ébullition peut-être (image rajoutée après coup sans aucun rapport avec une espèce bien connue de soupe primitive, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit).

Entre B et A une condensation. Quelque chose s’arrête. S’endort (?).

Au niveau de A et à partir de A, dans la partie étroite du tube, l’idée de matière, de densité, de monde réalisé. À partir de là, les formes sont acquises et le temps s’écoule comme nous le connaissons sans le connaître, emportant dans sa nature la condensation de  » ???  » sous forme de matière comme nous croyons la connaître ?

Avant B, le mouvement saisit toutes les formes qui se forment… à la manière de l’eau qui travaille sur elle-même dans son écoulement en fonction de relief, d’impulsion.

Après A, tout est fini, figé, arrêté dans une certaine limite : le vivant garde le souvenir de ce qui est avant B par sa mobilité, sa génération, sa déchéance.


Tout cela ne me semble pas plus stupide ou moins probable que certaines théories qui ne s’affrontent, ne se confrontent même pas tant le discours est impossible entre leurs partisans.

Les deux théories actuelles ne m’ont jamais parlé, ni l’évolutionnisme, ni le créationnisme, et ce rêve est venu me dire qu’aucun n’avait raison, et aucun n’avait tort, l’un ou l’autre ont des intuitions parcellaires qui ne sont peut-être simplement pas exprimées avec les mots justes, ce qui aisé pour l’un de railler l’autre ou pour l’autre de monter en épingle les aberrations de l’un.

Mais dispose-t-on des mots nécessaires à l’expression juste de la chose des origines ? Le jour où l’on aura la solution, le monde ne risque-t-il pas d’être fini ?… Ne vaut-il pas mieux garder un mystère comme ceci pour les uns et comme cela pour les autres ?

Ce qui semble le plus probable est que la vérité est en nous, poussières d’étoiles… mais tout dépend encore du contexte que nous donnons aux étoiles, ce qu’on en ressent, ou ce que nos yeux maintenant cybernétiques nous en disent ?!

DTrump trompe la ronde du monde

Trump se trompe beaucoup le savent, encore plus s’en moque, mais combien comprennent vraiment les enjeux !

Trump, le président de lui (Trump), qui n’en fait qu’à sa tête et pour son portefeuilles, balaie les uns après les autres les efforts communautaires de la petite sphère humaine et planétaire. Si encore il se battait pour les lavandières qui ont disparu à cause des machines à laver… (oui la dérision soulage parfois un peu quand on n’arrive à ce dire que les accords des COP vont mettre 56000 mineurs sur le carreaux aux Etas-Unis…) !

Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète

« Le Monde » a publié le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays, à paraître lundi 20 nov. 2017 dans la revue « BioScience ».

Un cri d’alarme qui monte depuis non pas 25 ans mais depuis que René Dumont (voir une vidéo d’avril 1974 en bas de cet article) lançait l’écologie sur la table politique.

Un cri d’alarme ne s’entend que si les bonnes oreilles sont disposées à l’entendre au-delà du cri.

Un cri d’alarme ne produit d’effet que si les gens qui en ont le pouvoir entrent en action : 2 milliards de colibris c’est bien, mais à eux tous ils valent à peine le dixième d’un Trump !

L’ivraie peut fiche en l’air une moisson. Toute la conscience du monde ne vaut pas un acte réel de la part des puissants (même à la limite s’il ne comprennent pas ce qu’ils font, ou pourquoi on (les milliards de colibris) lui demande d’agir dans une direction).

Mais écoutez ce reportage et vous serez sans doute abasourdis, et prendrez aussi conscience qu’il y a des colibris autour des colibris mais par forcément partout… :

L'entrée de la mine de War, en Virginie-Occidentale © Radio France / Grégory Philipps

L’entrée de la mine de War, en Virginie-Occidentale © Radio France / Grégory Philipps

GOLIATH contre David

À qui appartient la science (avec un petit « s ») ?

ou

Hahnemann n’était pas Galilée…

L’un était-il plus ou moins sincère que l’autre ?

L’un a-t-il cherché à manipuler plus ou moins les académies d’alors que l’autre ?…

Même s’ils ne sont pas opposables, qui avait raison plus que l’autre ?

Et si l’on avait suivi l’un plutôt que l’autre ?

Bonjour à vous,

J’entends quelque chose qui me scandalise et va tout droit dans le fil d’un précédent article de ce blog (Sciences VS Pseudos Sciences) : une quinzaine d’académies européennes et plus largement se sont réunies pour décréter que l’homéopathie non seulement était inefficace mais aussi que ce n’était pas une science mais une pseudo science ! Lire la suite

Information

Voici un texte que j’aimerai vous soumettre :

https://aether.news/lire/2017/6/5/abondance-de-la-vie

Cela pourrait faire un sujet de débat… constructif me parait-il ! Vous pouvez laisser des commentaires ci-dessous que vous soyez dans l’accord ou dans le désaccord, j’y répondrai sans faute.

Par ailleurs, travaillant actuellement sur le sujet de l’être je suis arrivé à cette nouvelle que je vous invite à lire même si le sujet est une fiction.  La place de l’être est bien située.

être d’Alix Roussellil

Ça pourrait être pire

ALUMINIUM….

Le mot fait débat tout azimut* : voici 3 vidéos (placées dans l’ordre chronologique de parution) que nous allons commenter ensuite avec une lettre ouverte à chacun des protagonistes (dans l’ordre chronologique inverse pour ne pas citer toujours les mêmes en premier)..

05/07/17
11/09/17
15/09/17

3 expressions, 3 mondes. Lire la suite

Sciences VS Pseudos Sciences

Temps de première lecture : env. 12-15 minutes (sans écoute de l'émission ni lecture de la page liée.

A lire en préambule : Émission sur France Culture à propos des pseudos sciences.

émission « La méthode scientifique » du 07/09/2017 par Nicolas Martin

Pseudo-sciences : les raisons du succès

Avec Gérald Bronner, professeur de sociologie à l’université Paris Diderot, et membre du comité de parrainage scientifique de la revue “Sciences et Pseudo-Sciences” et Henri Broch, professeur de biophysique théorique à l’Université de Nice Sophia-Antipolis, fondateur du laboratoire de zététique de l’Université de Nice.

Suite à l’écoute de cette émission, je me dois de réagir.

Prenons en compte le paragraphe d’accroche de la présentation de l’émission. On nous dit in extenso :

C’est parce qu’Isaac Newton a formulé sa théorie de la gravitation qu’Einstein a pu la réfuter pour proposer sa théorie de la relativité. C’est grâce à ces théories, entre autres, couplées à celles de la thermodynamique, que nos civilisations ont pu envoyer des satellites pour observer l’espace, ainsi que la Terre. C’est également grâce aux progrès spectaculaires des mathématiques et de l’informatique que nous avons, grâce à ce réseau satellitaire, en permanence un accès inépuisable à l’information, et à la connaissance du monde. Et c’est grâce à cette longue histoire de progrès scientifique que fleurissent et se répandent, aujourd’hui sur internet, les théories les plus obscures, de la Terre plate au créationnisme. Va comprendre.

Oui, effectivement, va comprendreLire la suite

17 + 7 = 6 x 4 = (666 – 18)/27 ou la preuve par les math.

Un peu d’arithmétique ne fait pas de mal.

Il va de soi que le titre de cet article n’a rien d’exhaustif. On peut inventer à l’infini (au sens vrai du terme) des calculs qui donne 24, même des très compliqués si on veut s’en donner la peine.

Maintenant observons une autre chose, par exemple, une évocation de Pythagore :

« Tout est nombre. »

Ainsi les nombres seraient le principe des choses, de l’harmonie universelle. Nous voilà bien avancés… Même Disney en parle à travers une expérience initiatique de son Donald de 1959, et le web (bâti sur les nombres souvenons-nous) aujourd’hui ne tarit plus sur le sujet de la magie des nombres et de la preuve par l’image. Mais ce dernier fait remonte bien au-delà du web…

Cette magie des nombres possède en effet un très haut potentiel de séduction pour peu qu’on regarde les nombres comme quantité seulement c’est-à-dire sous une forme qui en est la manifestation basique : 1 est le premier entier, c’est l’unité, la pulsation, et 2 devient subitement stérile si on ne le prend qu’en tant que somme de deux unités entre elles et ainsi de suite avec 3, etc. Lire la suite

« Penser » la nature

Article en relecture mais livré aux réflexions : vos commentaires sont les bienvenus.

Préambule

Posons d’emblée la réflexion qui va solliciter notre attention :

Est-il vraiment possible de penser la nature* ?

* Nature = milieu à la fois physique et vivant.

Ceux qui parcourt ce blog ont déjà une part de la réponse à travers tout ce qui a déjà été dit : Non, on ne peut pas penser la nature ! C’est un peu court, dirons les plus spécialistes qui passent leur temps à l’étudier sous toutes ses coutures et avec des résultats et des conclusions qui tiennent la route. Et je les en félicite ici grandement. Leur travail est souvent remarquable, et il l’est d’autant plus qu’ils se contente de montrer des phénomènes, de les commenter dans leur aspects les plus divers. En général, je m’arrête à ce niveau et dès que je sens pointer des éléments qui ne concerne qu’une part étroite de la nature, alors je ne lis plus…

Aussi je reformule ma question : jusqu’où est il possible de penser la nature ?

Quand les pensées personnelles ou académiques viennent se mêler à l’observation, la description c’est un peu comme si on accolait deux mondes :

  1. le monde perçu dans sa part à laquelle nous sommes sensibles, nous ou nos instruments, c’est-à-dire la part sensible du monde qui se dévoile à nous
  2. et le monde de notre conscience par laquelle nous nous faisons et nous fondons nos représentation, nos interprétations, les extensions que nous greffons sur le monde perçu avec des logiques évidentes.

Entre 1 et 2 il y a un hiatus, un espace vide où la chose (externe) perçue devient notre propriété imagée (interne). Et là presque tout est possible du plus réaliste au plus fantaisiste. La chose consistante, le mur sur lequel on bute par exemple, devient inconsistante, il y bien plus de vide que de plein dans un mur ! Alors pourquoi ne passe-t-on pas à travers en louvoyant ?… En général, c’est dans le cas N°2 qu’on réfléchit, et cela est bien naturel car nous n’expérimentons pas forcément le cas N°1. Lire la suite

Vers un monde moderne

À l’issue des 3 articles précédents* mettant  en cause l’apparence de modernité de notre époque, il me faut mettre la pendule à l’heure pour décrire comment aller vers l’étape que je qualifie volontiers de post-matérialiste.

Après le XIXe siècle qui s’interrogea sur le sujet, le XXe siècle commença à découvrir l’intime de la matière, et en ce début de XXIe il est clair que nous sommes allés jusqu’à dématérialiser cette même matière, qui n’est plus que le fruit d’ondes électromagnétiques. Nous vivons dans un monde de plus en plus dématérialisé mais sans rien mettre à la place qu’une sorte d’impondérabilité sans arrière-plan, sans densité constructive autre que pseudo-mécanique, une densité quantique.

Alors je pose la question : comment peut-il encore évoluer ? Je parle bien de l’humain bien sûr, et pas de sa technologie…

Notons bien que j’évoque une question « comment » et non « pourquoi » (vu que la cause est dans sa nature propre de l’humain !) et non plus vers quoi (nous verrons plus loin…). Pour autant que l’on puisse répondre à cette question, il faut au moins poser quelques postulats :

  • l’humain est un être d’évolution qui passe son temps à s’évader des conditions naturelles,
  • l’humain (et le vivant en général) n’est pas que la somme des molécules qui en composent sa nature physique apparente,
  • l’humain est capable de se différencier du monde environnant (sentiment du « je », appui sur sa capacité à reconstruire le monde sous forme d’image indépendante de l’environnement perçu strictement : imagination, fantaisie, créativité, etc.), l’humain peut se mouvoir dans son monde intérieur.

Si ces postulats sont vérifiés intérieurement déjà, il va de soi qu’un bout du chemin vers le comment d’une modernité de l’humain peut se dessiner. Lire la suite