Archives de catégorie : académisme

« Être et ne pas être » est un quantisme

Voici une portion de texte que j’ai trouvée sur mon mur facebook :

<< Regardé sous deux angles différents, un cylindre nous apparaît tantôt comme un cercle, tantôt comme un rectangle. Pourtant il n’est ni l’un ni l’autre !!!
Ainsi en est-il du photon, de l’électron ou de toute particule élémentaire dont l’image corpusculaire ne serait qu’une facette d’une entité plus complexe…..
Ce point précis peut poser un problème philosophique très troublant: La réalité objective (si elle existe indépendamment de l’esprit humain) est-elle accessible ? Ou sommes-nous condamner à n’observer qu’un monde d’apparences trompeuses ??? >>

Cela suivait un long échange de commentaires passionnants déroulé suite à une réaction épidermique de ma part… (je ne suis pas persuadé qu’on soit allé aussi loin sans cette amorce involontaire, mais totalement respectueuse et contenue) :

Introduction de l’échange : « quelqu’un aurait il un truc quantique à me partager ? du positif, si possible vidéo« 

Ma petite phrase déclencheuse : « C’est quoi un truc quantique (désolé, je n’ai pas de vidéo pour poser la question ) ?« 

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Le cylindre : disque ou rectangle ?

Image du site https://martouf.ch/2017/10/les-etapes-de-la-spirale-dynamique/
Quoi qu’il en soit le cylindre EST un cylindre, il ne dépend pour cela absolument pas du point de vue que j’adopte mais bien de SA réalité…

Le cylindre n’est pas un cercle ou un carré, c’est sûr ; mais au lieu de dire ce qu’il n’est pas il vaut dire ce qu’il est : le cylindre est un … cylindre. L’obtention de la vue complète du cylindre n’est en soi ni difficile pour cet objet simple, ni pour le dessinateur projeteur qui à partir des 2 vues (en y eut-il une douzaine !) pourra donner une représentation 3D en perspective ou volume en sachant qu’il s’agit de 2 vues projetées d’un même objet bien sûr.

On n’explique rien en faisant une projection si ce n’est qu’on dit  « vu comme ça on voit ceci« . Alors multiplions les points de vue. Ceci est très bien, mais les vues ne se combinent pas forcément et si, dans l’esprit des mathématiques, un objet mathématique peut se combiner avec un autre objet tout aussi mathématique, il n’en va pas de même pour le Réel : la forme de la tomate, son goût et sa couleur ne sont pas réductibles à une équation si complexe fut-elle (c’est un leurre complet de le croire : l’univers n’est pas mathématique, nous le lisons mathématiquement, la nuance est de taille !).

Merci Magritte pour votre La trahison des images (Ceci n’est pas une pipe) – 1928 (ici tirée du site Jetudie la com.com

Le problème philosophique auquel on aboutit en ne comprenant pas l’histoire de la chose projetée qu’on prend pour une réalité n’en est donc pas vraiment un… Il n’en est un que si vous ne savez pas faire autre chose que de la projection pour observer quelque chose, et pire si vous partez de condition : l’image NE SERAIT qu’une facette d’une entité plus complexe sans changer de point de vu.

L’ombre d’un homme ne vous parle que très peu, et encore, de celui qui est ainsi projeté à ses pieds par une source lumineuse tierce…

Image empruntée au site lesatelierslumiere.com

La matière comme exemple pour glisser vers le monde quantique

On regarde la matière, on s’appelle Démocrite :  on arrive à l’idée d’atome, sans plus. Soit ! C’est excellent, la part ultime de la matière  »fer » que je peux prendre encore pour de la même matière  »fer » est un atome de fer. Dans la tomate, cela devient ridicule, il n’y a pas de part ultime…. il y a une peau, une chair, des graines, du jus, et en plus, où commence la tomate (sans un pied préexistant elle n’est rien…

On s’appelle Prout (désolé mais c’est ainsi, W. Prout est le scientifique qui a cerné graisses, protéines et glucides), on regarde l’atome d’hydrogène et les autres et on se dit que tout autre atome que lui est constitué d’un certain nombre de fois lui, l’atome d’hydrogène (bonne idée, sauf qu’il y a une erreur, on amalgame l’atome et son proton, mais bon à cette époque ceci n’est déjà plus de l’expérience mais de la projection de concept).

On s’appelle Thomson, et on regarde la matière, enfin on pense à son propos comme quelque chose à part entière, un concept : chaque atome est fait comme un pain au raisin (eh oui il y a des charges négatives comme les grains de beauté à la surface du dit pain et donc quelque part dans la pâte des positives). Cela est valable pour tout atome, qu’il soit de fer ou de carbone de tomate.

On s’appelle Rutherford, on regarde la matière et on s’aperçoit qu’il n’y a pas de pâte entre les raisins, qu’ils tiennent tout seul… et qu’il faut donc une sorte de filet dynamique sans quoi le (+) et le (-) s’adorant sous forme électrique tout s’écroulerait sur soi, mais il semble y  avoir beaucoup, beaucoup de vide dans cet atome.

On aurait pu s’arrêter là et se dire : je veux connaître le filet. Ça pourrait être un truc comme ci comme ça ; mais je ne peux pas voir ce filet tout seul, il me faut donc le révéler d’une manière ou d’un autre car j’ai quand même envie de savoir. Alors je vais construire des outils pour percer à jour son mystère.

Leibniz, Newton en même temps, et après Fermat, ont posé les bases d’un outil mathématique : le calcul infinitésimal. Ce calcul permet de dériver d’une entité donnée une image d’une portion de cette entité, portion image aux propriétés de la chose entière ; et en intégrant toutes les portions dans un même pot, on peut alors accéder à une « forme » plus large, et donc soi-disant plus proche de la vérité que ce que je perçois, puisque les mathématiques le disent.

Autrement dit on a appris à sélectionner une toute petite partie du monde pour décrire le monde entier. C’est le génie du matérialisme et bientôt le malheur de la civilisation…

Cette science dite galiléenne, car c’est Galilée qui a le premier glissé le calcul dans ses expériences comme outil de connaissance appliqué au physique (= ‘nature’ en grec !) nous a mis de si belles œillères que nous en venons à dire tout ce que je perçois n’est pas comme je le perçois.

Et comme avec ce genre de cheminement on arrive à la conclusion inéluctable que l’être que je me sens être n’existe pas comme il se sent être, je finis pas n’être que l’ombre de moi-même (histoire du cylindre projeté sur un plan qu’on voit sous la forme d’un carré)….

Mais voilà, ce qui peut me décrire en tant qu’être n’est pas ce qui est au fond de moi, ce n’est pas ce que je suis capable d’analyser en me disant que je pourrais bien être plus complexe que ce que je perçois ; non, ce qui peut me décrire en tant qu’être est le reflet que d’autres êtres me retournent à moi-même en réagissant à mes actes et ma façon d’être.

La réalité existe-t-elle indépendamment de l’esprit humain ? vous demandez-vous peut-être…

Moi je réponds non, car les deux, esprit humain et réalité (donc ce qui est réalisé, rendu réel), font partie d’un même tout, le Réel. Et ces deux parties ne sont pas séparées ; elles ne sont pas davantage séparables sans risquer l’effacement complet, sorte de suicide, si je n’accepte pas que je fais partie d’une réalité partagée avec les autres êtres humains. Et chose amusante, si on lit bien la phrase ci-dessus on y reconnait un phénomène décrit par la mécanique quantique : l’intrication ! L’esprit humain et le monde sont intriqués ! J’admire cette physique qui découvre dans le concept qu’elle extrait de l’infiniment petit des choses qui existent à notre échelle. Il fallait sans doute que la conscience humaine passe par le matérialisme le plus pur, mais peut-elle descendre dans l’inframatérialisme sans risquer de se perdre ? [Voir Gaïffer-Jorge, duc d’Aquitaine, poème de Victor Hugo]

***

On lit parfois (enfin j’ai lu plusieurs fois) sur les réseaux dits sociaux le petit aphorisme : « TOUT EST QUANTIQUE. » (en majuscules, comme pour une affirmation un tantinet péremptoire).

Je suis un peu surpris et désolé, mais un « tout est quantique » est pour moi la phrase qui tue,  c’est le réductionnisme dans sa version la plus aberrante qui soit : le quantisme !

[Le quantisme est une sorte de nombrilisme nihiliste le plus complet : je m’explique par moi-même qui ne suis … rien. Et la mécanique quantique aime ces paradoxes, elle en est même sans doute la championne en terme scientifique élevant l’interrogation hamletienne être ou ne pas être à être et ne pas être.]

Cube paradoxale de Escher illustrant l’article « Paradoxe » sur wikipédia (j’y ai découvert l’étymologie du mot… soyez curieux, cliquez sur l’image !) Mais ce cube n’a rien de paradoxal…: ce n’est justement pas un cube, mais un dessin !

Un monde à la sauce quantique ?!

Hors de tout formalisme je pense qu’il faut laisser le mot quantique à la branche de la physique qui l’a formé, en faisant l’effort d’entrer dans les concepts qu’elle a développés à partir d’elle-même sans amalgamer, et surtout sans vulgariser des images de cette physique théorique et abstraite partagée peut-être un peu tôt. A ce jeu s’il en est, on s’aperçoit du drame qui se joue pour cette part de  l’humanité abreuvée d’information qu’elle vénère sans tenter d’en saisir les arrières-plans, et surtout sans mettre à côté d’elle un libre arbitre perspicace.

Je suis intervenu dans un échange sans imaginer la réaction en chaine que j’allais déclencher, et cela simplement par un raz-le-bol de ce mot « quantique ». La sauce à la mode est ce mot formé pour les besoins de la physique éponyme qui est maintenant utilisé pour faire passer toutes les sauces comme étant moderne ; on le greffe sur à peu près tout comme une étiquette « solde » sur un pull [à quand le déboulochage quantique, l’épilation quantique ?… on a déjà la psychologie quantique, 2 mots qui (à mon sens bien sûr) vont à contresens].

Ce mot quantique pèse lourd par l’aveuglement qu’il entraîne. On rigole de la naïveté des anciens qui se soumettaient aux grands prêtes de la religion. Ceux d’aujourd’hui portent blouses blanches, ou costumes cravates et leur sanctuaire est situé bien loin de la surface de la Terre, bien loin de la biosphère…. à chacun sa religion ! [rencontrer … Atlas !]

Il y a exactement un an à quelques jours près, j’ai formé le mot  qualique, qui parle de qualité et vient de qualitaz, dont l’étymologie ramène à la façon d’être. [source]

Qualique en tant que façon d’être s’oppose donc en même temps à théorie qui se contente d’être une façon de voir (observation, contemplation).

Chère amie FB, je vous remercie pour votre anodine entrée en matière ; et, vous, chers intervenants,  je vous remercie de m’avoir donné l’occasion d’essayer de concrétiser ma rancœur vis à vis de ce mot hyperspécialisé devenu le passe-partout du débat social.

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Un ajout de commentaire a apporté un lien vers le film  Thrive

Bon je n’ai pas pu m’empêcher de commencer à visionner ne serait-ce que pour prendre la température… Voilà quelques éléments qui m’incite à voir plus loin :

Dès 9min on entend que « en 1921 AEinstein a reçu le prix Nobel pour avoir découvert que lorsque de l’énergie est libérée dans l’univers de la plénitude en émerge. »

C’est une appropriation, un détournement, Einstein a-t-il usé de ces mots ??? Je ne crois pas (mais peut-être, pourquoi pas…).

Vous parlez d’une plénitude : ça a conduit au projet Manhattan ! et croyez-vous que les 140000 morts innocents d’Hiroshima et Nagasaki l’ont vécu cette plénitude ??? oui peut-être après comme sacrifiés de la connerie humaine malgré eux.

Voir un article que j’ai écrit en février 2010 un peu comme un droit de réponse : Honte à qui : à la science ? ou à son porte-parole ? pour comprendre mon emportement (étonnamment paisible !) et aussi la forme de plénitude qui a émergé du prix Nobel de physique de 1921 et a abouti en 1945 à nous démontrer que nous étions capables d’horreur soit disant pour mettre un terme à l’horreur (en fait au différent entre USA et Japon, l’holocauste n’ayant pas été mêlé à la chose, je ne sais plus trop ce que j’ai appris… heureusement le Japon a capitulé devant ça ; mais depuis il n’a rien appris (et les autres non plus) au sujet des arrières-plans du nucléaire, ce pays plutôt branlant dans ses racines géologiques !). Ils n’ont pas compris en juillet qu’il était dément de continuer, et ils ont persisté !!! (http://fr.wikipedia.org/wiki/Trinity_%28essai_atomique%29 et puis aussi le très « ludique » http://dai.ly/xfktas .

Foster Gamble dit « En tant de descendant d’un des fondateurs de Procter & Gamble j’ai été conditionné… mais j’ai choisi une autre voie » Je ne sais pas s’il dit qu’elle est cette voie (scientologie ?!)… Je ne sais pas non plus si l’aspect puissamment matérialiste du monde sur lequel s’appuie apparemment ce « documentaire » pour commencer réussit à aboutir à une vision plus spirituelle…

Bref, si je me suis trompé et que ce film soit à mon avis un apport pour l’humanité constructif et pas seulement aveuglant, alors je m’en ferai son héraut… (comme à une époque je l’ai fait pour What the bleep… pour descendre les buts de la Physique Quantique, avant de comprendre qu’il s’agissait d’un .. détournement ! et ce n’est pas pour ça que j’encense la PQ… mais j’apprécie son … charme.

Allez, j’arrête, j’ai le quantique qui me gratte partout !

A+

P. Roussel

PS : je côtoie des chercheurs du CERN. Ce sont des hommes comme vous et moi, passionnés par ce qu’ils font, et qui s’y investissent à 100%. Parmi ceux que je fréquente, je sens le doute, mais jamais il ne se concrétise. Ce sont des gens qui doivent apporter de la conscience auprès de leurs collègues, lourde tâche !

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Objectivité ou/et dogmatisme ?

La lecture coup sur coup de deux articles sur des sites différents m’incite à la réflexion sur le sujet en titre. Il s’agit pour l’heure des sites suivants (mais il y en a pléthore qui déversent tous un argumentaire plus ou moins nauséabond en faisant état d’un objectivité bien pesée et bien-pensante) :

Peut-on trouver dans ce genre d’argutie matière à établir un jugement personnel sur le sujet visé ? Ou bien y a-t-il là juste des points choisis et critiqué en étant plus ou moins hors contexte ? Doit-on former son opinion personnelle sur ce genre de pamphlet ou bien se rapporter à ce qui les a motivés ?

Esprit de clocher… Prêcher pour sa paroisse… ou Aller vers la conséquence de ses actes !

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Débordement

Crédit : Peggy Marco / Pixabay – Licence : CC0

Le texte qui va suivre n’est pas dans l’ambiance générale du site. Il s’agit d’un regard sur le développement de l’humanité en rapport avec celui de la nature.

En fait notre développement technologique est proportionnel à celui de l’intention positive qui s’active chez les personnes sensibles mais cela demeure invisible, au moins pour les médias qui ne trouvent san doute pas là matière à édite…

On ne peut pas sauver la planète. L’humain est un extraterrestre… non je ne donne pas dans le sens usuel du terme mais je constate à travers l’histoire du développement humain que l’histoire de la planète dépend de l’histoire humaine, et je ne pense pas être le seul à constater cela.

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Dieu n’existe pas ! La belle affaire…

Bainbridge : « Maintenant nous sommes tous des fils de pute. ».
Oppenheimer : « Maintenant je suis la Mort, le destructeur des mondes. ».
source : Wiki Essai Trinity
(voir aussi un de mes premiers billet de blog)

Dieu n’existe pas

et autres âneries du genre

(que vous saurez découvrir par vous-même après le lecture de ce billet…)

Les faits

 » Dieu n’existe pas !  » Ce genre d’affirmation m’irrite toujours. Pourquoi ? Eh bien la raison en est très simple et éminemment scientifique.

A cette affirmation, véritable protubérance de l’incroyance et, pire, tumeur maligne insidieuse, il convient juste de proposer la question :

comment définis-tu, toi, critique, CE que tu dis ne pas exister ? *

Un autre exemple… pour défendre le premier

Einstein, avec sa relativité générale, nous a montré que la masse (propriété de la matière) courbe l’espace-temps. Soit, si Einstein ** l’a dit… alors tout est dit. Donc il convient de finaliser le raisonnement en se disant que l’univers est d’une platitude effarante… (pour en savoir plus). Les gaulois avait donc raison car si l’univers est plat, la Terre doit l’être aussi sinon cela ferait une bosse. Continuer la lecture

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Deux naïfs en gravitation ou « La flamme sacrée »

24 fév. 2019

Objectiver par soi-même

Si je regarde une pierre tomber alors, avec quelques efforts de structuration des pensées qui en moi s’en suivent, je dois pouvoir arriver sans trop de peine à une idée de la gravitation.

Il me faut sans doute faire davantage d’effort(s) pour me mettre en état de totale objectivité, c’est-à-dire oublier ce qu’on a pu m’en dire, ce que j’ai pu retenir de ce qu’on à voulu m’apprendre, de ce qu’on a parfois purement chercher à m’inculquer et que j’ai intégré.

Il me faut sans doute un effort supplémentaire pour simplement me dire que cela peut valoir un peu de temps que de s’intéresser à un tel phénomène.

D’autres efforts peuvent être nécessaires pour éviter d’aller chercher des réponses dans les livres ou sur internet.

Deux naïfs en gravitation dans des dispositions peu mathématiques pourraient discuter ensemble pour confronter leurs cheminements et plus précisément leur théorie, leurs façons de voir à ce sujet, sur ce sujet ! Est-on certain alors qu’ils arriveraient aux conclusions qui sont celles de notre civilisation après que d’autres naïfs prédisposés aux mathématiques… ? Continuer la lecture

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Autant abolir la musique !

À une époque où l’on entend à longueur de journée que

  • l’homme est un animal (certains, je ne dis pas, ils se comportent comme tel, mais sont loin d’être représentatif de l’ensemble…),
  • et qu’il est, comme le reste du vivant, une machine soit merveilleuse soit imparfaite mais en tout état de cause une machine,

je doute que chacun qui conclut à ceci se pose les vraies questions qui me semblent être :

  • Qui suis-je ?
  • Comment suis-je devenu qui je suis ?
  • Vers quel monde est-ce que je m’achemine (moi, personnellement, je, etc.) ?
  • Les autres vivent-ils les mêmes interrogations que moi ?

Que regarde-t-on pour affirmer (et non pas postuler) qu’être humain est être animal ?

On regarde son corps comme on regarde celui des animaux; eh oui on a un corps très proche de celui des mammifères, mais pas plus loin, surtout pas !!! Sinon on conclurait autrement et sur des bases bien trop complexes pour être prises en considérations. On en reste à « quelques critères ça passe, davantage, bonjour les dégâts, trop, on finit par se perdre« …

Notons qu’on mentionne toujours les histoires de génomes, ce qu’on partage, ce qu’on a pas. Un corps vivant possède un génome. Pas le minéral. Il y a donc le monde minéral sans génome  et le monde vivant qui est génomique. On a un génome, donc on est des êtres vivants, c’est tout ce qu’on à le droit de conclure.

Que regarde-t-on pour dire qu’il est une machine ?

On regarde son corps… encore. On le regarde comme on regarde les systèmes mécaniques et les industries chimiques, ce qui en fait sa matière et comment elle est organisée. Et on montre que nos muscles, tendons et os sont comme nos machines… (bon, on oublie un peu qui les a faites ses machines et en partant de quoi…).

Quand regarde-t-on l’être entier ?

On me dira que le sujet reste ouvert, qu’on n’a pas trouvé la place de ce dernier, l’être, dans le cerveau mais que peut-être avec les ressources de la mécanique quantique on pourrait (conditionnel, soyons toujours attentifs à l’emploi du conditionnel)  s’acheminer vers une réponse.

Eh quoi ? L’être n’est pas une pierre, pas un morceau, pas un quantum. Dites-moi que je ne rêve pas, que chacun le sent en lui, se sent même lui plus que son corps. Rassurez-moi, je ne suis pas le seul dans ce cas !…

Je perçois mon corps ne signifie pas autre chose que :

« Quelque-chose de moi est capable de se mettre en retrait pour observer et percevoir la réalité corporelle. »

Ce quelque chose englobe mon corps, avec ses entrailles, ses muscles, ses os, ses nerfs et tutti quanti. C’est déjà beaucoup… Et quand je suis en bonne santé, justement j’oublie ma corporéité.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de me percevoir, je peux agir, c’est-à-dire réaliser une transformation de mon environnement, et de plus, celui-ci peut avoir un effet sur moi non seulement si je le transforme mais aussi si je le considère seulement comme autre chose qu’un accessoire, il est indispensable à mon existence corporelle !

Quelle est donc cette image de l’humain que la science commune (ou orthodoxe, légitime, en place, mise en avant, etc.) veut nous donner ?

C’est juste son image à elle dans le cadre des limites qui sont les siennes ou qu’elle s’impose, c’est comment elle voit l’humain (et le reste du monde vivant) à l’aune de ses instruments de mesure du monde… physique.

Pour ajouter aux conclusions et les créditer, cette image est développée aujourd’hui à force d’informatique (simulation, infographie, etc.); cela facilite grandement la vulgarisation, cela évite des mots, cela permet au gens de se faire non pas une idée (début de concept) mais une représentation, c’est-à-dire une image, une image d’image !

D’où vient un être humain ?

On nous dit : de la rencontre de deux gamètes ! Nous voilà bien avancés et encore l’un des deux [gamètes] est hyper pas performant (voir Pr Nathan H. Lents  Les spermatozoïdes tournent toujours à droite et autres bizarreries du corps humain, éd.Larousse ). C’est un peu comme si dans la nature humaine tout était fait pour que ça marche peu, tout en espérant que le mâle copule un peu partout pire qu’un lapin sans doute !

L’humain est en état de faiblesse sur Terre, mais il domine cette dernière et tous les règnes visibles !!! C’est inouï. Rappelons Blaise Pascal :

« l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant »

(Pensées, fragment 348)

À l’aune de la science actuelle, l’humain donc (je n’aime pas dire l’homme, terme éminemment sexiste) serait finalement une machine, un empilement de pièces ayant des fonctions diverses et variées, pièces faites d’atomes, molécules et ions. Moi, j’appelle cela un minéral, doté en outre et effectivement de mécanismes comme ceux d’une montre, d’un moteur, d’un gaffophone, … qui ne sont jamais que des assemblages minéraux limités à leur corporéité (même dans le cas d’émission ou réception d’ondes).

Et ça serait tout !!!

Le ressenti des espèces sensibles serait basé sur des jeux d’hormones et autres substances. Des centres stimulés par ces ou des hormones et autres substances donneraient, fourniraient, créeraient une impression, celle de vivre (tiens ça veut dire quoi ça ?) une image, comme un rêve, que tout ou partie du corps suggère, sorte de virtualité synthétisée par des réalités chimiques.

Ses facultés d’action, de créativité, tout comme son ressenti, l’humain les devrait donc à une sorte d’algorithme chimique. C’est qu’on cherche à nous faire croire : tout est chimie, même toi.

Mais qui parmi vous n’a jamais été ému aux larmes, avec cette vibration intérieure qui secoue tout le corps soit en présence de beau (musique, paysage, geste d’amour, etc.), soit en présence de laid (injustice, massacre, etc.) ?

Ça vient d’où cette émotion à l’audition de tel morceau de musique (même informatisé) ? Repensez à cela la prochaine fois que cela vous arrive, et vous entrerez en contact avec vous, très profondément, et bien au-delà de votre corporéité, bien plus largement que vos corps qui à partir de là ne vous servira plus que d’ancrage.

Et si vous pensez, que la chimie est responsable de votre émotion alors autant abolir la musique. Elle devient de plus en plus simple source de profits pour ses diffuseurs alors qu’elle étaient lien, partage pour ses « inventeurs » à l’aube des temps, un moyen de cohésion, de se sentir humains ensemble ou de se trouver soi-même.

Si nos émotions sont le fruit de la chimie (je ne contredis pas le fait qu’il se produit de la chimie quand on en a effectivement une, je dis simplement qu’elles n’en sont pas le fruit), si donc il en était ainsi, alors à quoi bon s’évertuer à cultiver arts et relations sociales ? Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères.


J’avais deux titres dans le texte :

  • autant abolir la musique
  • Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères

Le premier m’a semblé plus percutant…

 

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GOLIATH contre David

À qui appartient la science (avec un petit « s ») ?

ou

Hahnemann n’était pas Galilée…

L’un était-il plus ou moins sincère que l’autre ?

L’un a-t-il cherché à manipuler plus ou moins les académies d’alors que l’autre ?…

Même s’ils ne sont pas opposables, qui avait raison plus que l’autre ?

Et si l’on avait suivi l’un plutôt que l’autre ?

Bonjour à vous,

J’entends quelque chose qui me scandalise et va tout droit dans le fil d’un précédent article de ce blog (Sciences VS Pseudos Sciences) : une quinzaine d’académies européennes et plus largement se sont réunies pour décréter que l’homéopathie non seulement était inefficace mais aussi que ce n’était pas une science mais une pseudo science ! Continuer la lecture

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