Archives pour la catégorie art

LA PAROLE au royaume d’Utopia… 1

Bonjour chers lecteurs.

Voici une capture d’écran (l’image est en lien avec la source) :

Capture Futura-SciencesIl s’agit d’un dossier du site FUTURA-SCIENCES assez bref qui parle plus ou moins du sujet qu’il annonce (en fait on ne sait pas forcément grand-chose de plus après sa lecture).

Deux éléments ont retenu d’emblée mon attention : la première phrase de l’entête et la dernière. Cela a excité ma curiosité mais il faut dire qu’elle n’a pas été rassérénée par le développement de l’article qui reste d’une fadeur superficielle désagréable (enfin, chacun ses goûts).

J’ignore qui est ce chercheur en robotique qui a écrit cela, a-t-il des compétences en paléoanthropologie ? Je l’ignore, mais il semble répondre à une sorte de connaissance arbitraire sans doute issue de la culture cinématographique…. (ceci dit sans vouloir l’offenser).

Comment peut-on savoir quoi que ce soit du langage des hominidés ? Nous ont-ils laissé des traces ? Des enregistrements ?… Des tags ?…

« Il y a très longtemps, les humains ne produisaient que des grognements inarticulés. »

Voici en guise de buffet une affirmation des plus péremptoires. Lire la suite

humain (III)

Cet article est la suite de deux précédents que vous êtes invité(e) à lire avant…
Dans le premier il était présenté courtement la motivation du sujet (réouverture du musée de l’homme) et certains concepts se rapportant à la question du genre et à celle de l’animalité humaine.
Dans le second, on trouve des notions d’histoire et de temps.

Vue sur FaceBook

Mouvement sans mouvement (succession d’images…)

Le mouvement

Notre lien au temps est bien moins ténu qu’il ne peut y paraître de prime abord. Une petite réflexion sur la cinématique peut nous aider à comprendre cela. Lire la suite

humain (II)

Cet article est la suite d’un précédent que vous êtes invité(e) à lire avant… il y était présenté courtement la motivation du sujet (réouverture du musée de l’homme, pourquoi pas musée de l’humain ?) et certains concepts se rapportant à la question du genre et à celle de l’animalité humaine.

Histoire de l’humain

Le musée de l’humain donc se justifie par sa mission : permettre d’en savoir plus non sur ce que nous sommes mais sur ce (que nous pensons) que nous avons été en rassemblant les données de la science sur le sujet. Commençons donc par regarder notre passé (enfin, ses traces apportées jusque dans notre présent et soigneusement immortalisées ou fortement ralenties dans leur dégénérescence matérielle).

Prêtons-nous juste à un petit jeu de logique (puisque c’est ce qui semble mener la science) en commençant par une observation des faits :

Je suis un humain, un homme même, qui descend d’un couple humain spécifique, couple constitué d’un homme et une femme qui étaient eux-mêmes chacun de leur côté humains, homme ou femme, qui descendaient de couples humains spécifiques constitués d’un homme et d’une femme qui étaient eux-mêmes chacun de leur côté etc. etc.. Lire la suite

humain (I)

Le musée de l’homme rouvre ses portes. Au moins ce qu’on peut dire c’est que nos traces seront mieux mises en valeur…

Trêve de plaisanterie, je vais tenter le tour de force d’un billet de blog sur le thème de l’humain et du temps. [Ceci dit, cet article en 3 parties n’est aucunement critique envers le « MUSÉE DE L’HOMME » qui possède de nombreuses qualités, présente un remarquable travail et constitue un trésor pour l’étude de … l’humain.]

Pourquoi titrer « humain » alors que tout le monde dit l’Homme ?

On dit « Homme avec un grand H ». C’est un peu stupide, non ?…

Pourtant on a un mot tout fait :

humain

Bien qu’au masculin [on a un genre polarisé en français mais pas de neutre pour lier les extrêmes !], le mot « humain » désigne le caractère commun de l’homme (avec un petit h) et de la Femme (mettons-lui un grand F pour tenter d’eFFacer les siècles d’inFériorité dogmatique et doctrinaire).

[En fait c’est le mot « homme » qu’il faudrait changer pour tenir compte de la part masculine au sein de son tout humain comme on le fait avec le mot « femme » ; cela éviterait d’avoir un H majuscule, car même si cela fait noble pour nommer le genre humain, on n’a jamais de F majuscule pour Femme….

Ils et elles : personnellement cela ne me dérange pas du tout quand je suis dans un groupe de femmes et que l’animateur ou l’animatrice dit quelque chose comme : « mettez-vous toutes face à moi »… je ne me sens pas mal à l’aise et je crois même que je ne comprendrais pas qu’on emploie le masculin au titre d’une règle stupide. Je pense que dès lors qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans un groupe, et vu que le français ne possède pas de genre neutre, on devrait  »genrer » selon la majorité… (et si cette majorité est ambiguë, garder le masculin par habitude, ne tombons pas dans l’excès de tout réformer pour réformer non plus).]

HUMAIN possède un caractère adjectif et substantif sur lequel il est intéressant de jouer. Personnellement je n’utilise le substantif homme que pour parler de l’individu masculin inscrit dans la nature humaine vivant dans les individus formant l’humanité, individus qui sont tous (des pires aux plus saints) des humains. Lire la suite

La science ne serait-elle pas la fille dévêtue de l’Art ?…

Question bateau : qu’est-ce que l’art ?…

D’emblée je donne une première réponse pour colorer la suite… : l’art est avant toute chose un acte, c’est le passage entre la prise de contact avec une réalité suivie d’une traduction (œuvre d’art) à l’usage d’un spectateur.

Pour ce dernier mot le CNTRL propose de remonter au latin spectator « celui qui a l’habitude de regarder, d’observer ». Cela ne vous dit-il pas quelque chose ??? Mais poursuivons sur l’art !

L’œuvre d’art n’est pas de l’art mais son fruit. Elle est une œuvre comme son nom l’indique et pas forcément un chef d’œuvre… ; c’est donc un ouvrage, le résultat d’une manipulation de matière.

L’œuvre est créée par un artiste qui tente de montrer ce qu’il a perçu d’une tranche de réalité, qui tente de parler de ce avec quoi il a été en contact. L’œuvre est le  »texte » à destination du « lecteur », comme par exemple le pont qui s’inscrit dans le paysage, le tableau qui parle d’un invisible, le poème qui efface le froid de la pensée, etc..

L’art est un moyen de passage entre une perception et un spectateur (éventuellement, ou surtout, soi-même).

Vassily Kandinsky, Jaune-rouge-bleu, 1925 Huile sur toile, 128 x 201, 5 cm Donation Nina Kandinsky 1976 AM 1976-856 © Adagp, Paris 2007 © Photo CNAC/MNAM Dist. RMN / © Adam Rzepka (proposition de lecture de l’œuvre  »pour les enseignants du primaire » et tous les autres qui veulent décoder un peu…).

Cette  »perception » peut avoir trouvé naissance dans le Réel ou dans l’imagination de l’artiste. L’artiste, c’est-à-dire le réalisateur, est celui qui œuvre, qui fait l’œuvre, qui réalise l’ouvrage ou en pilote le cheminement. L’artiste est celui qui a une perception finale de comment il veut traduire ce qu’il a perçu peut-être très fugitivement. L’artiste est aussi celui qui met en valeur une œuvre, l’exprime, lui donne forme, rondeurs et angles avec son pinceau, son crayon, son ciseau, sa voix, son corps, l’instrument de son choix.

Instrument : Empr. au lat.instrumentum « mobilier, ameublement matériel, outillage », dér. de instruere, v. instruire. Instruire : Empr. au lat.instruere « assembler dans, dresser; munir, outiller », sens qui subsiste dans l’ancien français estruire « construire » en face du sens plus fréquent de « instruire » qui apparaît en latin à l’époque impériale. (CNTRL)

Le spectateur ne voit pas forcément l’instrument mais le dessin, le personnage qui se forme ou qui est abouti. Il a lui aussi une perception. Mais le perçu qui découle de cette perception n’est pas d’origine naturelle. L’objet perçu est déjà une synthèse colorée, fantaisiste ; peut-être est-ce même une création issue d’une envie de partager, de montrer, de rêver.


Dessin d’un verre 3D réaliste par Spi0n

[On regardera aussi cette vidéo, presque trop réelle...]

Dans le spectateur qui admire, regarde, détaille, médite, etc…. l’origine de l’œuvre se recrée plus ou moins parfaitement, plus ou moins complètement. Et ce qui a touché l’artiste touche peut-être le spectateur. L’art est à double sens. Le spectateur peut être trompé si l’idée de départ été de s’amuser avec les perceptions (avec art comme ici ou … ou bien technique comme ici) voire  d’idéaliser ou de tromper comme ici ou .

Les liens dirigent vers 2 photos et 3 vidéos qui s'ouvrent dans une nouvelle fenêtre.

Si l’on brasse un peu tout ça on voit qu’il y a de la mise en forme de quelque chose qui n’en a pas forcément au départ qui sera mis à destination de quelqu’un qui observera cette chose ! Ce dernier devra pouvoir en faire  »lecture » correctement.

L’art est simplement la façon la plus subjective de montrer quelque chose, c’est-à-dire qu’un  »je » tente d’exprimer pour d’autre  »je » comment lui il reçoit, ressent et interprète la chose.

La subjectivité est l’interprétation personnalisée de quelque chose par un sujet, un individu. La subjectivité, lorsqu’elle est travaillée, est en fait une appropriation, une incarnation d’une part du Réel dans un être lors de son premier stade de réalisation, de sa prise de conscience, de sa prise de réalité. La subjectivité va permettre de trouver une apparence pour la perception, de l’habiller surtout si c’est un concept immatériel.

L’artiste est un interprète du Réel qui se base sur l’imagination, l’inspiration, l’intuition, donc ce qui passe par lui à partir de son observation du Réel. Pour réaliser, rendre réel ce qu’il perçoit, il utilise un instrument qui  lui permet de manipuler la matière vers la perception parfois confuse d’une finalité, d’une sorte d’appel à la concrétisation.

La question de la fantaisie

Nous voilà devant l’os ! À partir de quand une œuvre parle-t-elle du Réel ? Et jusqu’où la fantaisie l’habite-t-elle ? Comment la parure masque-t-elle le fond de la chose, le concept s’il en est ? Et la créativité dans tout ça ?…

Le scientifique, puisque tout le cheminement artistique suivi jusque-là vous aura certainement semblé en porter aussi la mission, le scientifique a trouvé la solution : son instrument est le langage mathématique qui esquisse en quelques lignes une structure, une ossature la plus rigoureuse, la moins fantaisiste possible d’où parait avoir été éludée la subjectivité.

La substantifique moelle du concept devient ainsi nue voire transparente.

Par exemple, la force n’est pas le taureau mais une flèche qui en détermine la direction, un point d’origine, une intensité : le vecteur, c’est-à-dire le moyen de représenter un invisible sans lui offrir de parure fantaisiste (un taureau par exemple) pour en arriver comme ici à un code totalement synthétique. Car il ne faut pas s’y fier, le vecteur n’est pas objectif, puisqu’il n’a pas de tendance à être objet, il ne peut même pas l’être, tout au plus c’est un dessin (une force n’est absolument pas un flèche, qu’on se le dise et se le répète !) !

Le vecteur est totalement subjectif… et il n’a rien d’impartial, il est le fruit d’un besoin de raccourcir un ensemble d’idée issue sans doute de perception.

Là où le taureau fantaisiste parle à tout le monde sans trop de précision puisqu’un autre artiste d’une autre culture y verra un éléphant, le scientifique se crée un langage stricte, universel, impersonnel, un peu froid aussi… comme les espaces intergalactiques on ajoute de l’émotion, c’est-à-dire un réveil d’une force qui est en soi susceptible de faire écho à ce détail de l’œuvre. La représentation mathématique dépouille le Réel et de son apparence et de sa réalité et de l’émotion qu’elle pourrait pourtant susciter ; la flèche de l’amour est la même que celle du canon…

Mosaïque du VIe siècle, synagogue de Beit Alpha, Israël. abbaye-saint-hilaire-vaucluse.com

Mais c’est pratique, et heureusement qu’on a les mathématiques. Là où ce n’est pas pratique, c’est quand on tente de faire dire aux mathématiques que les lois qu’elles décrivent sont la réalité. C’est un  peu comme si le sculpteur pensait que son œuvre est dans sa gouge subissant le coup de maillet ici ou la douce pression de la main là.

Derrière une œuvre d’art, il y a une culture mais le lecteur peut être d’une autre culture. Avec les mathématiques, il n’y a pas de culture, mais éventuellement des écoles. Il faut être formé à leur langage qui n’est donc pas aussi universel que cela, car il est rare qu’une équation parle à l’âme du quidam…

Voici prise au hasard sur la toile, la plus belle équation pour le blogueur de http://fibretigre.blogspot.fr/2012/06/quelques-tres-belles-equations.html

Oui, c’est beau cette égalité (plus qu’une équation…) qui se contente d’ajouter 1 pour trouver 0 au lieu de dire que 2,71828182846… i . 3,14159265359…. = -1 c’est-à-dire i².

C’est autre chose que Kandinski ou Monet voire une simple croûte…

Quant à la créativité scientifique, elle va s’exprimer non pas dans les délires (les visions d’artistes) mais dans les réalisations techniques plus ou moins bienvenues, opportunes (radiographie sur l’idée des rayons X de Roentgen, ou dopage cellulaire des OGM).

La créativité artistique de son côté n’a pas de limite puisque le résultat possède une infinité de formes qui toutes parleront de toute façon et toujours d’une tranche de Réel, celle de l’artiste…

Pour finir

Oserai-je dire ici quelque chose qui risque de m’attirer bien des regards de travers ou des doigts pointés ? Oui car on est ici sur un blog de science objective et que je suis convaincu qu’il en va ainsi :

La science est la fille dévêtue de l’Art.

La science est un art intellectuel, une description du monde qui ne concède aucune place à la fantaisie créatrice ; et heureusement car on aurait bien du mal à nous y retrouver si le vecteur était un taureau ou l’éléphant, la baleine, le venin du scorpion, etc. !

Pour le bien de l’humanité et de sa planète, osons offrir à la science

  • le vêtement de ce qui passe par nous, observateurs, spectateurs, acteurs, constructeurs, etc. et artistes dans l’âme,
  • ce qui, méditativement, se colore des arrière-plans du monde physique que l’on pressent mais que l’on ne conceptualise pas forcément,
  • ce qui sera auréolé de nature humaine* et risquera ainsi moins d’aller contre elle et la nature en général !

La science et l’art doivent partager les mots suivants :

ouverture, accueil et sans doute

Amour

Bon, sur ce, je m’en vais sur la pointe des pieds et vous laisse à vos … méditations, ou alors à ce clin d’œil magistral de l’art sur l’art (allez bon visualisation !)


* Nature humaine : On définit bien mal cette nature humaine dans la science actuelle qui définit aussi bien mal la nature tout court. Disons en un seul mot ce qui peut permettre de la comprendre. La nature humaine est ce qui se reflète en chaque individu par son tronc commun : l’humanité (sur wiki on trouvera matière à méditer mais en bien d’autres lieux aussi, ce qui compte étant de se faire un avis strictement personnel (art) à finaliser ou non dans la réalisation d’une œuvre (éventuellement sa propre vie…).

L’art sera ce qui sauvera le monde

Imaginez :
Vous vous liez à ce que vous voyez, ce que vous approchez, et vous le transformez, un peu beaucoup, pas du tout (mais vous le reproduisez tout de même), et petit à petit, vous voyez autrement le monde.

Et les choses et les êtres deviennent plus beaux, plus grands pour vous parce que vous avez été touché(e), ému(e), mobilisé(e) dans votre âme. C’est bien.

Mais surtout les choses et les êtres deviennent plus beaux, plus grands PAR vous. Et l’autre commence alors à regarder le monde à sa manière grâce à votre manière de le voir parce que ce que vous avez fait d’un morceau de monde l’a touché.
C’est de l’art. Lire la suite

L’art peut-il servir la science ? (via FB)

L’argumentation ci-dessous doit être considérée comme un complément à un autre billet : Art et science (ou l’inverse).

fond http://hihaho58.blogspot.fr/


Dans le fameux réseau facebook je suis tombé sur cette question (enfin elle est venue vers le monde dont moi) proposée par YD :

Est ce que les mathématiques prouvent la véracité des théories ? Si on prend un tableau de l’art abstrait ou surréaliste on peut en étudier toutes ses formes et sa nature représentativement et mathématiquement, mais cela ne le rend pas réaliste, n’est ce pas ?

Faisons le point avec cette discussion

Une intervenante (AG) propose :

C’est sûr mais au moins ça a le mérite d’expliquer plus sûrement que de croire en des dieux créateurs qui de leurs mains ou pensées abradacadabra auraient créé le monde et à partir de ce dire en faire un dogme un être qui se permet de vouloir gouverner la vie des gens [… etc.]

Reprenant ce que je comprends de l’expression « croire en des dieux créateurs et en faire un dogme » je peux dire que ceci (la croyance) est effectivement surréaliste du point de vue mathématique et que donc AG a raison dans ce cadre. Lire la suite

Art et science (ou l’inverse)

Morphochromatogramme Ag-Fe24 fév. 1971 17h46

Morphochromatogramme Ag-Fe24 fév. 1971 17h46

Imaginez un instant un scientifique qui n’est pas coupé en deux…

La plupart du temps, ce scientifique est un être humain avec sa dose de sensibilité et bien sûr de subjectivité mais aussi d’objectivité. Il travaille dur à l’établissement de principes ou de théories d’une part, et de l’autre il s’adonne éventuellement à la musique au dessin à la photo à dieu sait quoi encore. Marie Odile Monchicourt que certains connaissent pour ses exposés très clairs sur France Inter et ailleurs, a mentionné il y a quelques années une rencontre mondiale qui avait lieu au Japon où les scientifiques ont reconnu qu’ils ne pouvaient pas démontrer l’existence du Chi par les méthodes occidentales.

Or, M-O Monchicourt a eu l’occasion de faire une expérience personnelle de ce Chi. Lire la suite

La démarche goethéenne

Goethe dans la campagne romaine, Tischbein, 1787, Musée Städel, Francfort-sur-le-Main.

Goethe n’a jamais été reconnu comme un scientifique par le communauté éponyme; et pourtant sont action est largement à la hauteur de celle d’autres qui sont entrés dans le club (auto) protégé de la science que je qualifierai ici de galiléenne, ou de newtonienne voire de prométhéenne même si aujourd’hui un nouveau pas a été franchi : la technoscience… qui ne pose plus simplement un regard mais agit en relation avec l’industrie.

Goethe n’a pas été en opposition à Newton, il a parlé d’autre chose, ou plus exactement d’une autre manière de ce qu’il percevait plus que de ce qu’il pensait.

Goethe scientifique c’est  :

  • couleurs,
  • botanique,
  • ostéologie et zoologie,
  • géologie,
  • météo (amorce sur les formes nuageuses).

Une œuvre extrêmement vaste, discutable à certains endroits (comme pour chaque travaux de recherche, même nobelisés…) qui a le grand mérite d’offrir un mode d’approche de la nature unissant le phénomène et ce qu’il suscite de non personnel en son observateur, le concept.

Goethe ne s’impose nulle part même il avait une certaine prétention pour sa méthode. C’est plutôt à nous maintenant de considérer l’apport dans la science de son impulsion et de travailler avec.

Depuis quelques temps je voulais faire une page sur cette démarche goethéenne d’approche des phénomènes du monde physique. Il existe des livres entiers qui en parlent. Il existe aussi ma démarche propre de chercheur alors, je voulais faire un lien entre cette démarche et l’écrit déjà existant, mais jamais rien ne semblait vouloir aboutir de façon suffisamment concise jusqu’à ce que je trouve ce passage dans un site : http://melencolia.net/recherches/index.html

J’en reproduis ci-dessous un extrait relativement synthétique. Mais l’ensemble du travail mérite d’être bien plus largement parcouru. Lire la suite

La langue

Dire, c’est vivre
Échanger, c’est relier
Parler, c’est créer
Écouter, c’est libérer.

Notre langue parlée est écrite parce qu’elle est de prime abord parlée.

Si le langage se simplifie, se banalise, se vulgarise, n’est-ce pas à cause de la pauvreté dans laquelle il est confiné d’une part (texto, journaux, messages publicitaires, sms, rapport, blog… etc.) mais aussi parce que l’échange direct, d’être à être, existe de moins en moins directement (téléphone, vidéo, radio imposent une interface) ?

L’interlocuteur se numérise…
Je ne veux pas spécialement évoquer l’académisme du verbe bien formé, existant ici ou là et qui cherche à cultiver l’écrit, ni de sa gloire littéraire, existant ailleurs et que certains essaient tout de même de prolonger, non, je veux parler de sa source, la parole, ce qui est issue de la voix :

« je parle » !

Lire la suite