Archives de catégorie : climat

Débordement

Crédit : Peggy Marco / Pixabay – Licence : CC0

Le texte qui va suivre n’est pas dans l’ambiance générale du site. Il s’agit d’un regard sur le développement de l’humanité en rapport avec celui de la nature.

En fait notre développement technologique est proportionnel à celui de l’intention positive qui s’active chez les personnes sensibles mais cela demeure invisible, au moins pour les médias qui ne trouvent san doute pas là matière à édite…

On ne peut pas sauver la planète. L’humain est un extraterrestre… non je ne donne pas dans le sens usuel du terme mais je constate à travers l’histoire du développement humain que l’histoire de la planète dépend de l’histoire humaine, et je ne pense pas être le seul à constater cela.

La nature est dépendante de l’agent humain qui depuis l’aube des temps par la domestication du feu a généré si l’on peut dire les premières pollutions en commençant par concentrer les métaux (âge du fer) puis en générant des îlots de surpollution (villes) par rapport à ce que la nature savait et sait encore traiter.

L’incidence sur le développement de la nature est remarquable. L’humain est le seul être de la nature qui domestique tout… Le buffle ne domestique pas les pics-bœufs , ce serait pourtant rentable pour un mieux-être de l’espèce.

L’humain en est, par une sorte d’anti-domestication, à tenter d’éradiquer certaines espèces (moustique vecteur du paludisme par exemple) alors qu’ en même temps il en éradique d’autres malgré lui : diminution de la biodiversité en rapport avec l’emprise du territoire humain (toutes activités confondues, destructrices ou non) sur la part naturelle (espace dont la nature a besoin pour son cycle routinier).

Mais le développement de l’humain n’est pas seulement en rapport avec celui de la nature, il est aussi en rapport avec lui-même. Si du côté de la nature l’humain apprend à en exploiter la moindre ressource à son profit et forcément au débit de la nature qui l’accueille, l’humain s’auto-développe en parallèle. Plus il connait la nature et plus il se connaît lui-même puisqu’une partie de lui relève de cette nature (notre biologie corporelle).

Et si la nature ne suit pas le rythme imposé par l’humain, c’est que ce rythme installe un contre-temps fatal (voir l’histoire du Pont de Tacoma). L’humain n’est pas au rythme tranquille de la nature… Il n’est pas en accord avec elle et il ne pourra jamais l’être totalement même avec la meilleure volonté. Celle-ci a trouvé un équilibre est l’humain est arrivé ! (Lire l’incroyable livre de Giono « Le Serpent d’étoiles« . La cadence du développement humain ne s’accorde pas avec celle d’une nature arrivée à son terme.

L’humain n’est pas un acteur de la nature, il en est d’abord un spectateur et il a été convié à monter sur scène. Il en devient acteur surtout depuis l’époque des lumières… quand il a fini avec Descartes par croire qu’il est parce qu’il pense.

Dans sa jeunesse planétaire, la Terre, une nature terrestre dégagée de fauteurs de troubles a accueilli l’humanité dans un écrin de verdure, de bleu, de lumière, de chaleur, etc. tout en équilibre. Tout était parfait, idyllique, édenique. Et aujourd’hui patatra ! L’humain a embarqué la nature dans son giron qui ne tourne pas rond.

Mais ce faisant, dans ce giron qui ne tourne pas rond, le plus cocasse si j’ose dire ainsi, c’est que l’humain s’embarque lui-même dans la tourmente. Lui, depuis son « intérieur », depuis son âme il déstabilise son âme. L’humain est un être de la nature incontrôlable par la nature. C’est le seul à pouvoir s’autodétruire pour de futiles raisons… Il se fabrique des rêves, les écrits ne parlent plus en imagination, l’info devient intox, la satyre devient la gangrène qui le mine lui interdisant lentement de savoir ce qui est vrai, juste.

L’humain a créé le terreau du mensonge pour continuer à se développer, faisant la part belle à des engeances de toutes natures prêtes pour le profit égoïste.

L’humain est égoïste par nature, il doit se protéger comme tout être sensible mais là, en plus, il doit le faire en connaissance de cause. Je suis et je sais que je suis. Je pense que je suis parce que j’ai le sentiment que je suis et que je peux formaliser ce sentiment.

Je pense donc je suis conscient d’être…

c’est tout !

Plusieurs êtres s’affrontent en lui, plusieurs êtres qu’Il doit domestiquer, travailler, encourager. L’un de ces êtres, de ses êtres, est celui qui le pousse à vaincre la nature, l’utiliser, la mettre à son profit, c’est le côté technique qu’il développe ainsi. Pour l’heure c’est plus fort que lui qui ne se connaît pas encore. Un autre être grandit aussi en lui, c’est la prise de conscience de soi. Ouvert à tous les vents en même temps que contre tous les vents, cet être rejette ou se voue à son être technique sans réussir à trouver le juste équilibre pour lui, et donc à se mettre en avant, à devenir le moteur de sa vie.

L’humain a sorti la nature de son équilibre pour trouver le sien. Pareil à l’enfant, il s’est fait porter par la nature, pareil à l’adolescent, il s’est rebellé contre cette nature pas vraiment adaptée à ses ambitions. Aujourd’hui, les plus évolués sentent la nécessité de l’équilibre, les technophiles rêvent de transhumanisme, les technophobes de Paradis perdu… les deux derniers se goinfrant mutuellement de complothéoristes et autres newagers.

La lutte des deux clans perce en politique (quand on peut s’exprimer en tant que peuple vis à vis et sous tutelle d’un pouvoir). Mais ce qui pourrait et surtout devrait devenir lieu de débat tourne à la kafkaïade. Les ambitions démesurées de certains exacerbant démagogie, populisme et autres avidités sapent le juste, le beau, le bon, le vrai, valeurs portées sans fracas, sans brio, sans vanité; valeurs portées dans le secret de l’âme.

Le bon sens s’enfuit à vitesse grand V. On nie les dieux des anciens, mais on adule quant on ne l’idolâtre pas, soit la technique ou soit la déconnexion, et à l’extrême on fuit dans des rêves-parties… On brasse la philosophie qui reste dans la tête sans descendre dans les actes. On se sent concerné par ce qui nous échappe mais on ne met pas en œuvre ce qu’on pourrait, devrait faire à notre échelle. Les autres sont responsables de nos malheurs, etc. etc.

L’humain est un extraterrestre mais qui ne vient pas d’une autre planète toute hypothétique, loin, belle ou pas. Il se cherche, il se rêve, il progresse, il avance à petit pas d’humain quand ces ambitions surpassent ses intentions et surtout sa capacité à se mettre en route !

C’est une extraterrestre parce que la nature ne l’a pas doté du pouvoir qu’il tient, ce pouvoir n’est inscrit dans aucune entité ou force active dans la planète. Ce pouvoir est celui de penser, et on se cantonne trop souvent à ce trait, mais aussi d’aimer sans aucune condition. Sa troisième facette est l’art d’agir en conscience, de connaître l’ampleur des traces de nos actions… et là, surtout sur ce dernier point on a beaucoup à faire si l’on en croit l’état de notre maison planétaire !

Nos excès sont en tout. La planète n’en peut plus, elle déborde ne notre envahissante présence.

  • Elle était propre, nous l’avons dégradée, salie, souillée.
  • Elle était en équilibre autour d’une moyenne honnête évoluant dans la longueur et la langueur du temps, nous l’avons rendue excitée.

Le Sarde, qui joue la Terre :

Je le vois, devant le grand troupeau.
Il marchera de son pas tranquille et derrière lui, tous vous serez.
Alors, le maître ce sera lui. Il commandera aux forêts.
Il vous fera camper sur les montagnes,
Il vous fera boire des fleuves.
Il fera s’avancer ou reculer la mer, rien qu’en bougeant de haut en bas le plat de la main.

Le Sarde, quittant son rôle de Terre, redevient berger :

Terre !
Terre !
Nous sommes là, nous, les chefs de bêtes !
Nous sommes là, nous, les hommes premiers !
Il y en a qui ont conservé la pureté du cœur.
Nous sommes là.
Tu sens notre poids ?
Tu sens que nous pesons plus que les autres ?
Ils sont là, ceux qui ont sauté la barrière !
Tu entends, Terre ?
Nous sommes là, nous, les bergers !

Extrait de « Le serpent d’étoiles » par Jean Giono

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Le bon et méchant et les truands

La croissance : on ne voit que ça !

Quand va-t-on réaliser la stupidité de voir la nature comme puits de carbone possible à nos agapes dont la ressource est puisée au monde fossile ?

Non ! C’est vrai, faire du foin ou de la forêt ne diminuera en rien le carbone de l’atmosphère en dehors de la période de croissance qui fixe EFFECTIVEMENT du carbone. Pourquoi ?!!! Mais parce que la vache mange le foin, et elle pète et respire. Parce que le feu ravage la forêt en trois coups de cuillère à pot et relargue en quelques heures le fruit de la croissance ; ou alors ses monstres trop lourds à force de fixer du carbone et de se gaver de nos « déchets » s’effondrent sur un coup de vent, à cause d’un sol instable, d’un tremblement de terre, d’un type qui décidera à faire du papier qui finira en emballage de fish’n chips ou pour essuyer tout et n’importe quoi ! Quoi qu’on fasse on relargue à un moment et derechef dans l’atmosphère le carbone végétalement fixé au préalable :

  • ou bien le géant fixateur est dévoré par les petites bêtes qui respirent, pètent sans doute et rotent peut-être,
  • ou bien cela finit à l’incinérateur qui relargue tout le stockage sous forme de vapeur d’eau et de gaz carbonique.

La santé de la planète sur ses propres forces capables de résoudre NOS problèmes est une utopie vouée à l’échec, surtout quand il s’agit de cacher un carbone que nous sommes allés chercher sous terre, et surtout SOUS la biosphère.

Bon, c’est vrai que la biosphère est embêtante ! À son niveau tout ce qui croît décroît peu de temps après… ce n’est pas une solution à long terme, les puits de carbone sont des pis aller à ce niveau-là. Piégeons le carbone, emballons-le mieux que nos déchets nucléaires et remettons-le SOUS la terre, dans les cavités laissées béantes par nos puisages de milliards de tonnes d’hydrocarbure (HnCm) par exemple… mais est-ce une solution viable et à plus long terme que le passage de l’humanité sur Terre ? Cela reste à prouver puisque, voyez, le permafrost sous l’effet climatique perd en ce moment son préfixe ; et ce qui semblait permanent à nos yeux d’éphémère, retourne gaiement dans l’atmosphère, et dans la joie pétillante de cette libération (enfin!) le jubilant gaz carbonique comme le délétère méthane peuvent se repaître d’espace, de légèreté, de lumière et de la salvatrice chaleur !

Le carbone atmosphérique bon

Sans le carbone dans l’atmosphère point de blé, maïs, riz, poulets, crevettes et autres meubles ikéa®, la Terre serait morte. Le carbone atmosphérique est donc bon, voire excellent pour la planète mais point trop n’en faux… sinon on nous dit que ça chauffe (une belle qualité du carbone) !

Le vivant c’est beaucoup beaucoup CxHyOz*, un petit peu moins de CxHyOzNt* (qui sera passé avant par l’étape CxHyOz + tN) ainsi que quelques autres molécules composées avec des métaux (pas nombreux du tout : potassium, calcium, magnésium, sodium et encore un peu de fer pour l’essentiel) et des non-métaux comme souffre et phosphore pour les plus présents. Si les sulfates et les phosphates qui véhiculent les métaux sont mis à profit par les végétaux, les carbonates du sol, tout carbone qu’ils contiennent ne participent guère à fabriquer de la matière végétale, l’essentiel vient bien de l’atmosphère.

Quant au charbon de bois, il ne sert à rien pour les racines qui attendent du soluble. Le végétal a besoin du carbone de l’air, d’un carbone circulant, et le carbone circule dans son alliance avec l’oxygène, constituant le fameux gaz carbonique enfermé dans un cycle bien connu aujourd’hui.

Le carbone fossile méchant

Trop de carbone atmosphérique tue la vie respirante (létalité : 10 % de dioxyde de carbone dans l’air, ce qui est énorme par rapport aux 0,04 % actuels). J’entends déjà penser ceux qui se disent « oui mais les végétaux respirent et eux ils profitent du carbone ! ». C’est une extrapolation que cette idée de respiration végétale, n’en faisons pas tout un foin (et la belle image ramure/bronche pour être lue correctement doit être remise dans son contexte, peut-être un prochain billet de ce blog…). Il est sûr, pour satisfaire les climatoseptiques, que doubler la quantité de carbone atmosphérique ne fera en terme de gaz carbonique que 0,08 %, c’est-à-dire rien comparer à l’oxygène (env. 21%) ou pire à l’azote (env. 78%) [le reste correspondant à 0,93 % env. d’argon et des broutilles d’autres gaz dont le gaz carbonique ; l’ensemble est donné pour un air sec, choisi quelque part loin des sources de pollution].

Le carbone méchant est celui qui déstabilise l’effet de serre (eh oui, il participe à l’enveloppe calorique de la planète) mais il n’agit pas du tout comme le font nos serres en verre ou en feuille plastique (plastique qui finit par se désintégrer et ainsi polluer sols et rivières puis mers en asphyxiant de plus tous les (peuples) ignorants qui l’ingèrent… bref, encore un drame de la part des truands de l’éconosphère).

Il y a un truc à savoir sur le carbone qu’on apprend (peut-être) comme un courant d’air à l’école et qu’on oublie même à l’université ailleurs que chez les métallurgistes… le carbone ne connaît pas de phase liquide entre solide et vapeur. Il est soit aggloméré (phase solide), soit dispersé (phase vapeur). A aucun moment il ne passe par l’état fluide. On dit qu’il se sublime si on le chauffe à l’abri de tout comburant.

Pour être solide il choisit soit d’avoir la forme diamant… soit la forme graphite (en feuille comme l’ardoise), soit la forme anthracite (93-97 % de carbone en masse avec donc plus ou moins d’impuretés). Le charbon, il y en a beaucoup beaucoup, beaucoup sur la planète, ou plutôt DANS la planète (couche très périphérique mais SOUS la biosphère). Et puis il y a aussi cette autre forme où il reste allié avec l’hydrogène… « Reste allié »… pourquoi, mais parce que ! C’est comme ça… un couple improbable que la nature réussi assez facilement à former sous la forme méthane (CH4, gaz décrié et à effet de serre pourtant totalement biosphérique comme le gaz carbonique exhalé dans la respiration) mais qui pour les autres variétés (innombrables) à besoin de beaucoup de temps.

Les hydrocarbures sont un mixte de déchets végétaux et animaux oubliés de la planète bio… (celle où l’on vit tous en juste équilibre et harmonie louable, enfin… normalement !). Les hydrocarbures sont le solde négatif fossile, contrepartie du solde positif vivant que représente le dioxyde de carbone atmosphérique. Les hydrocarbures sont du vivant oublié à moisir dans le cul de basse fosse de la planète, du vivant très peu capable de réinvestir la biosphère par lui-même car mis hors jeu, enfin hors cycle, sans doute pas pour rien…

Et les truands dans tout cela ?

C’est moi, vous, nous en consommateurs (in)conscients et irresponsables. C’est la sphère scientifique qui n’arrive pas à lire la nature ; elle lit seulement la matière comme si le sens du mot VIE résidait dans le dessin des trois lettres qui le représentent (on arrive tout de même un peu à le lire parfois comme un mot entier, mais sans dépasser le mot lui-même, sans atteindre au concept qu’il ne fait que représenter).

Et les truands, c’est surtout la sphère politico-économique, une sphère totalement virtuelle basée sur des lois créées de toutes pièces pour ses propres besoins sans tenir compte du reste, sans se soucier d’harmonie, d’équilibre, de justice, de justesse, de vérité, d’équité, de santé. Elle met au premier chef sa propre entité inexistante, asservissant des bougres de serviteurs à qui elle fait miroiter une sorte de paradis quand bien même elle se dit athée et agnostique. Et ce sont ces bougres des CAC40, Dow Jones et autres princes consorts qui se sentent rois et responsables (tu parles !) de la planète… Et ce sont encore eux qui vont tirer profit du chaos climatique dans lequel leur sphère nous a plongés et nous plongera de plus en plus pour leurs profits de plus en plus nauséabonds. Pour eux, hors de la croissance point de salut ! Ont-ils jamais regardé pousser un pissenlit ?

 


* C : carbone, H : hydrogène, O : oxygène, N : azote

Ont-ils jamais regardé pousser les pissenlits ? aurait pu faire aussi le titre de ce billet… j’ai préféré mettre au premier plan le carbone et la loi du marché qu’il domine parce qu’on le veut bien !

 

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BRÈVE : L’Aude sous les eaux

Aussi des photos de Paris match ici.

 

On a l’habitude dans notre monde de chercher et de trouver des responsables pour tout, et n’importe quoi. Tout ça pour répondre à des questions de justices éventuellement et surtout à des questions économiques : qui paie les pots cassés ?

Qui assume la couverture financière de faits non imputables à des tiers identifiables ?

Nous sommes tous responsables en tant que civilisation… ils sont tous les victimes aussi responsables de leur malheur, non seulement à cause des sources fossiles d’énergie (et, on le montrera un jour, à cause de l’industrie nucléaire !) mais aussi, et surtout ici, des pratiques culturales

  • qui transforment la terre arable en béton,
  • qui drainent la terre des excédents d’eau,

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L’humain responsable de la planète

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 » On sait, mais on ne fait rien » c’est bien là le drame de l’humanité : prendre conscience et agir. Entre les deux il y a le ressenti, il y a la confiance. Et pour agir il faut en passer par-là, il faut se sentir concerné jusque dans sa vie.

Mais aujourd’hui quels sont les éléments portés par la société pour qu’on se sente concernés ? Quels sont les potentiels mis en place au niveaux éducatifs et culturels pour aider tout un chacun à se sentir concerné, c’est-à-dire lier, relier au devenir du monde, au drame des migrants, à notre propre place sur cette planète, dans ses sociétés, dans leur environnement et donc forcément le nôtre. Continuer la lecture

Réchauffement climatique

La réapparition sur les réseaux des idées d’un guide spécialiste en avalanche me fait bondir. Mais qui donc pense par soi-même et travaille un peu les sources de ce qu’il transmet, partage, parfois seulement pour un titre à sensation ?!!!

Ce monde de contre-culture que sont les réseaux dits sociaux (en fait, économiques) est effrayant, il participe sans doute éminemment à l’inculturalisation (c’est nouveau, ça vient de sortir…) des sociétés modernes, sinon contemporaines. Continuer la lecture

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DTrump trompe la ronde du monde

Trump se trompe beaucoup le savent, encore plus s’en moque, mais combien comprennent vraiment les enjeux !

Trump, le président de lui (Trump), qui n’en fait qu’à sa tête et pour son portefeuilles, balaie les uns après les autres les efforts communautaires de la petite sphère humaine et planétaire. Si encore il se battait pour les lavandières qui ont disparu à cause des machines à laver… (oui la dérision soulage parfois un peu quand on n’arrive à ce dire que les accords des COP vont mettre 56000 mineurs sur le carreaux aux Etas-Unis…) !

Le cri d’alarme de quinze mille scientifiques sur l’état de la planète

« Le Monde » a publié le manifeste signé par 15 364 scientifiques de 184 pays, à paraître lundi 20 nov. 2017 dans la revue « BioScience ».

Un cri d’alarme qui monte depuis non pas 25 ans mais depuis que René Dumont (voir une vidéo d’avril 1974 en bas de cet article) lançait l’écologie sur la table politique.

Un cri d’alarme ne s’entend que si les bonnes oreilles sont disposées à l’entendre au-delà du cri.

Un cri d’alarme ne produit d’effet que si les gens qui en ont le pouvoir entrent en action : 2 milliards de colibris c’est bien, mais à eux tous ils valent à peine le dixième d’un Trump !

L’ivraie peut fiche en l’air une moisson. Toute la conscience du monde ne vaut pas un acte réel de la part des puissants (même à la limite s’il ne comprennent pas ce qu’ils font, ou pourquoi on (les milliards de colibris) lui demande d’agir dans une direction).

Mais écoutez ce reportage et vous serez sans doute abasourdis, et prendrez aussi conscience qu’il y a des colibris autour des colibris mais par forcément partout… :

L'entrée de la mine de War, en Virginie-Occidentale © Radio France / Grégory Philipps

L’entrée de la mine de War, en Virginie-Occidentale © Radio France / Grégory Philipps

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Contribution à la COP21 : et l’eau dans tout ça !

Cet article aurait pu se nommer autrement, disons que son sous-titre est :

Quand la notion d’Énergie masque celle de Vie.


« L’offre pétrolière mondiale s’établit à 84 millions de barils par jour soit 1.042 barils par seconde ou l’équivalent de 165.600 litres par seconde. » (Source : Planétoscope)

Que fait le GIEC ?


Regardons la consommation de carburant en France depuis le 1er janv. 2015 (en litreS).

Retenons la valeur de 6 milliards de litres soit 6 millions de m3.   Montons une approximation des produits délivrés à l’issue de la combustion de l’octane, le composée principal de l’essence, sur la base de l’équation-bilan suivante :  

1 C8H18 + 12,5 O2 → 8 CO2 + 9 H2O

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LIMA et plus… décembre 2014

 

LIMA :

on réfléchit pour limiter à 2° le réchauffement climatique et prendre un décision (c’est-à-dire définir un accord) à Paris l’an prochain. C’est bien, mais c’est de la politique… (et il n’y a qu’elle pour contraindre, en les facilitant, les efforts à faire).

Si je vous interroge avec la question simple « de quoi parle-t-on quand on parle d’environnement ? » quelle sera votre réponse ?
Quelle serait celle de nos politiciens, de nos scientifiques ?
Lisez la définition dans wikipédia, elle n’est pas mal mais elle est réductrice et suffisamment floue pour montrer qu’on n’en a qu’une petite idée.

Un bawi sur le Jura gessien

la notion d’environnement ne doit pas se limiter à l’apparence physique de ce qui nous entoure sinon la trace de l’humain serait aussi négligeable que celle du chapon de batterie…

Wiki dit : « L’environnement est compris comme l’ensemble des composants naturels de la planète Terre, comme l’air, l’eau, l’atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux, et l’ensemble des phénomènes et interactions qui s’y déploient, c’est-à-dire tout ce qui entoure l’Homme et ses activités — bien que cette position centrale de l’Homme soit précisément un objet de controverse dans le champ de l’écologie. »

Larousse détaille point par point pour différencier certains niveaux :

 

  • Ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins.
  • Ensemble des éléments objectifs (qualité de l’air, bruit, etc.) et subjectifs (beauté d’un paysage, qualité d’un site, etc.) constituant le cadre de vie d’un individu.
  • Atmosphère, ambiance, climat dans lequel on se trouve ; contexte psychologique, social : Un environnement politique particulièrement hostile.

 

« ensemble des composants naturels » ou « ensemble des éléments » : que met-on derrière ce mot de plus que ce qui est mentionné et qui semble faire le tour de la question ? Pourquoi le mot VIE n’est-il pas inscrit ?
À la limite il y a « interactions », un mot bien connu de la physique, mot qu’on approche à grand peine avec l’écologie. Mais le mot VIE, la biologie par exemple ne semble même pas le prendre en compte, préférant sans doute l’appui d’une conception physique à travers les interactions moléculaires, atomiques ou quantiques pour décrire ce qui se présente de manière trop immédiate comme étant la VIE… : bref, il y a un vrai travail à faire.

Par ailleurs, dans cette définition wikipédienne (seulement), je suis d’accord avec les termes  » tout ce qui entoure l’homme » car sans cela, sans lui comme il est, l’environnement ne serait pas un sujet, l’homme y serait intégré comme un animal incapable de déstabiliser son milieu de vie et donc d’évoquer la question…

A la différence de WIKI qui ne précise pas du tout cet aspect « VIE », au sein de l’association scIence, qui porte d’une certaine manière la question depuis les années 70 (en commençant avec le CRESE à Lyon), nous portons un intérêt tout particulier au Vivant et à ses manifestations jusque dans le physique.
Et nous plaçons ce Vivant dans la notion d’environnement en nous ouvrant à des agents non encore pris en compte dans la science classique mais bien présents (nous en côtoyons un, qui semble prépondérant mais en regroupe aussi peut-être plusieurs, tous les jours !).

Et c’est pourquoi nous avons besoin de fonds. Le travail est là, l’équipe aussi, reste à la financer (modiquement)… chaque goutte participera à créer un fleuve…

Nous savons, par expérience depuis bientôt 5 ans, que peu de personnes percevra la nécessité et l’importance de nos recherches. Et si vous avez lu jusque-là vous faites sans doute partie de ce « peu » ; alors n’hésitez pas, même si vous ne pouvez nous aider financièrement à promouvoir l’adresse du projet, ou l’adresse de l’association (http://asso-science.org) ou même à nous contacter asso@asso-science.org. Nous vous en serons forcément reconnaissants.

[Vous pouvez aussi participer sans passer par le projet, ça nous aidera à auteur de 9% en plus…]

A+

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Rien à dire…

Claude Bourguignon :

Merci ! Mais comment leur faire comprendre à ceux qui ne veulent même pas entendre ?

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Réchauffement ! Encore, mais comme exemple…

Le schéma d’investigation scientifique est finalement assez simple :

  1. On observe quelque chose qui interroge.
  2. On cherche une  »explication » (observation analytique).
  3. On a une idée de corrélation.
  4. On voit si les choses qui vont avec ce quelque chose observé s’accordent avec l’idée.
  5. On valide l’idée tant que rien ne vient la remettre en cause.

Ce schéma est-il (pleinement) valable ? Tant qu’on est dans une science exacte, il semble l’être, mais avec le danger de la réduction des phénomènes à leur plus squelettique expression (réductionnisme) avec tous les risques d’erreurs que cela peut entraîner.

Un exemple ? Facile ! La découverte de l’énergie nucléaire : génial. L’utilisation montre qu’on n’avait pas vraiment fait le tour de la question pour se lancer dans la production. Or, les risques et dangers auraient du être étudiés par les premières victimes elles-mêmes  : Curie… Il suffisait sans doute de s’intéresser à la biologie à côté de la physique.

Mais observons une science non exacte par essence et entrons dans le processus en suivant le schéma d’investigation détaillé ci-dessus. Continuer la lecture

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