Archives pour la catégorie cognition

L’art sera ce qui sauvera le monde

Imaginez :
Vous vous liez à ce que vous voyez, ce que vous approchez, et vous le transformez, un peu beaucoup, pas du tout (mais vous le reproduisez tout de même), et petit à petit, vous voyez autrement le monde.

Et les choses et les êtres deviennent plus beaux, plus grands pour vous parce que vous avez été touché(e), ému(e), mobilisé(e) dans votre âme. C’est bien.

Mais surtout les choses et les êtres deviennent plus beaux, plus grands PAR vous. Et l’autre commence alors à regarder le monde à sa manière grâce à votre manière de le voir parce que ce que vous avez fait d’un morceau de monde l’a touché.
C’est de l’art. Lire la suite

Share Button

Le cosmos ou la Terre : rêver ou nourrir ?

ou que chercher d’autre que l’utopie au bout de la science ?…


{Désolé, c'est encore long !!!} 
Les images ont été mises au hasard pour soulager le texte,
et c'est incroyable comme elles lui correspondent.
Un effet du Vivant ?...
  • Pourquoi malgré nos progrès techniques, hygiéniques, artistiques, agricoles le social boite-t-il au point où il boite ?
  • Pourquoi l’évolution de la société au XXe siècle reste-t-elle prise encore dans des luttes fratricides ?
  • Pourquoi un pseudo-religieux s’installe-t-il en force alors qu’on pourrait espérer que les guerres sont derrière nous ?
  • Pourquoi le dialogue ne s’installe-t-il pas ?
  • Pourquoi les peuples n’arrivent-ils pas à se faire entendre de la part de leurs dirigeants ?
  • Pourquoi la pression industrielle fait-elle acte d’autorité sur les marchés et non pas la loi de la demande ? Pourquoi l’industrie crée-t-elle nos besoins ?
  • Etc.

Ces questions convergent toutes vers une ultime interrogation : Où est la vie qui est seule apte à tisser des liens, soit avec la nature, soit entre les êtres ? C’est tout…

Si l’on en savait un peu plus sur la vie, ses forces et ses propriétés nous aurions sans doute à faire face à d’autres problèmes mais nombre de ceux d’aujourd’hui seraient éclairées sous une angle plus efficace.

Populage des marais

Lire la suite

Share Button

L’art peut-il servir la science ? (via FB)

L’argumentation ci-dessous doit être considérée comme un complément à un autre billet : Art et science (ou l’inverse).

fond http://hihaho58.blogspot.fr/


Dans le fameux réseau facebook je suis tombé sur cette question (enfin elle est venue vers le monde dont moi) proposée par YD :

Est ce que les mathématiques prouvent la véracité des théories ? Si on prend un tableau de l’art abstrait ou surréaliste on peut en étudier toutes ses formes et sa nature représentativement et mathématiquement, mais cela ne le rend pas réaliste, n’est ce pas ?

Faisons le point avec cette discussion

Une intervenante (AG) propose :

C’est sûr mais au moins ça a le mérite d’expliquer plus sûrement que de croire en des dieux créateurs qui de leurs mains ou pensées abradacadabra auraient créé le monde et à partir de ce dire en faire un dogme un être qui se permet de vouloir gouverner la vie des gens [… etc.]

Reprenant ce que je comprends de l’expression « croire en des dieux créateurs et en faire un dogme » je peux dire que ceci (la croyance) est effectivement surréaliste du point de vue mathématique et que donc AG a raison dans ce cadre. Lire la suite

Share Button

Manifeste pour une science post-matérialiste

D'où viennent ces régularités qui d'un jour à l'autre changent (si dégel bien sûr)

D’où viennent ces régularités qui d’un jour à l’autre changent (si dégel bien sûr)

Le manifeste pour une science post-matérialiste (en français)
http://opensciences.org/ (tout le site mais en anglais)
ATTENTION : les liens s’ouvrent dans une nouvelle fenêtre.


Je pense qu’il fallait que nous « tombions » dans le matérialisme le plus poussé (fin du XIXe) et même descendre encore plus bas (XXe), dans l’intérieur de l’atome avec la mécanique quantique pour comprendre que quelque chose manque au dogme matérialiste (rangeons la mécanique quantique dans le matérialisme même si on est dans l’inframatériel avec elle).

Le dogme matérialiste est par essence réductionniste (qui n’est pas un postulat comme indiqué dans le point 1 du Manifeste mais un état de fait). Lire la suite

Share Button

Réchauffement ! Encore, mais comme exemple…

Le schéma d’investigation scientifique est finalement assez simple :

  1. On observe quelque chose qui interroge.
  2. On cherche une  »explication » (observation analytique).
  3. On a une idée de corrélation.
  4. On voit si les choses qui vont avec ce quelque chose observé s’accordent avec l’idée.
  5. On valide l’idée tant que rien ne vient la remettre en cause.

Ce schéma est-il (pleinement) valable ? Tant qu’on est dans une science exacte, il semble l’être, mais avec le danger de la réduction des phénomènes à leur plus squelettique expression (réductionnisme) avec tous les risques d’erreurs que cela peut entraîner.

Un exemple ? Facile ! La découverte de l’énergie nucléaire : génial. L’utilisation montre qu’on n’avait pas vraiment fait le tour de la question pour se lancer dans la production. Or, les risques et dangers auraient du être étudiés par les premières victimes elles-mêmes  : Curie… Il suffisait sans doute de s’intéresser à la biologie à côté de la physique.

Mais observons une science non exacte par essence et entrons dans le processus en suivant le schéma d’investigation détaillé ci-dessus. Lire la suite

Share Button

Un science citoyenne

Diversité dans un même panier…

Les références à une citoyenneté de la science deviennent nombreuses et légitimes.

Nous avons déjà touché du doigt le rapport entre l’aspect universitaire, formé, encadré, auto-contrôlé et la nécessité d’une ouverture pour bousculer le paradigme (voir article Conceptions du monde et écoles scientifiques).

Nous avons aussi dans l’article précédent approché le concept du beau par rapport à la démarche en science.

Il reste à évoquer un triple aspect qui se centre sur une idée essentielle du développement de l’humanité : la liberté [1]. Ces trois aspects sont :

  1. moyens de contrôles du citoyen sur l’éthique scientifique,
  2. moyens financiers des laboratoires indépendants,
  3. orientation des recherches.

1. Moyen de contrôle du citoyen sur l’éthique scientifique

Les populations, et par extension l’humanité, sont au premier plan du développement de la science dès lors qu’elle devient technique, industrielle ou autre c’est-à-dire dès qu’elle sort du labo. Mais avant de sortir du laboratoire et d’être révélé au grand jour elle mobilise de façon fondamentale des gens qui ne peuvent encore pas forcément partager leur travail ? Quid alors de l’inutilité de recherches qui seront mal reçues d’un public généralement mal informé ?… Lire la suite

Share Button

Art et science (ou l’inverse)

Morphochromatogramme Ag-Fe24 fév. 1971 17h46

Morphochromatogramme Ag-Fe24 fév. 1971 17h46

Imaginez un instant un scientifique qui n’est pas coupé en deux…

La plupart du temps, ce scientifique est un être humain avec sa dose de sensibilité et bien sûr de subjectivité mais aussi d’objectivité. Il travaille dur à l’établissement de principes ou de théories d’une part, et de l’autre il s’adonne éventuellement à la musique au dessin à la photo à dieu sait quoi encore. Marie Odile Monchicourt que certains connaissent pour ses exposés très clairs sur France Inter et ailleurs, a mentionné il y a quelques années une rencontre mondiale qui avait lieu au Japon où les scientifiques ont reconnu qu’ils ne pouvaient pas démontrer l’existence du Chi par les méthodes occidentales.

Or, M-O Monchicourt a eu l’occasion de faire une expérience personnelle de ce Chi. Lire la suite

Share Button

Conception du monde, et « écoles » scientifiques.

« Esprit » galiléen, matérialisme newtonien, démarche cartésienne
vs
« Approche » goethéenne.

 Genève, jardin botanique, le champ de tulipes.

Genève, jardin botanique, le champ de tulipes.

À l’occasion de l’assemblée générale de l’association scIence (2013) j’avais lu les paroles suivantes qui aujourd’hui reviennent pour nous permettre d’observer la place de Goethe dans le parcours scientifique de l’Europe de l’ouest et par extension dans l’histoire de l’humanité :

L’homme dans la mesure même où il utilise ses sens non corrompus, est l’appareil physique le plus grand et le plus exact qui puisse exister et c’est justement le plus grand malheur de la physique nouvelle d’avoir pour ainsi dire séparé les expériences de l’homme, et que l’on ne veuille reconnaître la nature que dans ce que montrent des instruments artificiels pour prouver et par-là limiter ce qu’elle peut réaliser.

Goethe, JW, Maximes et réflexions, p. 78

Goethe disait faire appel à une observation sensible et supra sensible à la fois. Autant les sens ordinaires (principalement la vue dans son cas) étaient utilisés autant il savait que son jugement avait la propension à aller de l’avant vers que ces sens lui décrivait du monde. Au-delà de cette apparence brute, il cherchait donc à dépasser ce qu’il aurait peut-être voulu voir pour s’absorber dans un accueil du fondement archétypal du phénomène qu’il considérait :

« La Nature n’a point de secret qu’elle n’expose quelque part
aux yeux de l’observateur attentif. »

(Goethe, Autobiographie) Lire la suite

Share Button

Le progrès, et sa valeur

(Cet article a valeur d'amorce de réflexion et non de définition.)

Mouvement en avant, en arrière, sur le côté, un pas après l’autre dans une direction : nous progressons !

L’humain progresse. C’est même plus fort que lui, comme s’il était tiré vers l’avenir, quitte à y aller à reculons ! Le progrès est le propre de l’homme… si tant est que cela lui appartienne, c’est ce que je propose de voir dans ce billet.

La perspective du progrès dépasse largement le bien-être ou simplement le mieux-être. Il ne s’agit pas de savoir mieux manger (selon des lois de la diététique), d’avoir un toit pour s’abriter et avoir chaud, non, il s’agit de connaissance, de naître avec ce dont on prend conscience !

Ne jamais demeurer trop longtemps dans les mêmes conditions de vie, toujours aller de voir ailleurs, faire évoluer les choses, les transformer, en un mot les dépasser ! Toujours, savoir puis améliorer, et de fil en aiguille on bâtit ce qu’on appelle le progrès. Lire la suite

Share Button

Perspectives ?

Terrible ! C’est terrible, ce qui nous arrive !

Cette formule rappellera une réplique à ceux qui ont aimé La belle verte de Coline Serreau [1], et la solution à nos problèmes de sociétés consuméristes semble presque ne résider que dans l’utopique perspective développée dans le même film.


Extrait « La belle verte »

Le film d’animation suivant, tout en dressant, un tableau un peu noir de notre voracité, nous invite à réfléchir profondément sur le concept de développement durable.

Il présente entre autres la chose suivante : la science peut offrir des techniques d’utilisation améliorée de l’énergie, mais pas l’énergie. Lire la suite

Share Button