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« Penser » la nature

Article en relecture mais livré aux réflexions : vos commentaires sont les bienvenus.

Préambule

Posons d’emblée la réflexion qui va solliciter notre attention :

Est-il vraiment possible de penser la nature* ?

* Nature = milieu à la fois physique et vivant.

Ceux qui parcourt ce blog ont déjà une part de la réponse à travers tout ce qui a déjà été dit : Non, on ne peut pas penser la nature ! C’est un peu court, dirons les plus spécialistes qui passent leur temps à l’étudier sous toutes ses coutures et avec des résultats et des conclusions qui tiennent la route. Et je les en félicite ici grandement. Leur travail est souvent remarquable, et il l’est d’autant plus qu’ils se contente de montrer des phénomènes, de les commenter dans leur aspects les plus divers. En général, je m’arrête à ce niveau et dès que je sens pointer des éléments qui ne concerne qu’une part étroite de la nature, alors je ne lis plus…

Aussi je reformule ma question : jusqu’où est il possible de penser la nature ?

Quand les pensées personnelles ou académiques viennent se mêler à l’observation, la description c’est un peu comme si on accolait deux mondes :

  1. le monde perçu dans sa part à laquelle nous sommes sensibles, nous ou nos instruments, c’est-à-dire la part sensible du monde qui se dévoile à nous
  2. et le monde de notre conscience par laquelle nous nous faisons et nous fondons nos représentation, nos interprétations, les extensions que nous greffons sur le monde perçu avec des logiques évidentes.

Entre 1 et 2 il y a un hiatus, un espace vide où la chose (externe) perçue devient notre propriété imagée (interne). Et là presque tout est possible du plus réaliste au plus fantaisiste. La chose consistante, le mur sur lequel on bute par exemple, devient inconsistante, il y bien plus de vide que de plein dans un mur ! Alors pourquoi ne passe-t-on pas à travers en louvoyant ?… En général, c’est dans le cas N°2 qu’on réfléchit, et cela est bien naturel car nous n’expérimentons pas forcément le cas N°1.

Ma conscience est interne, et l’objet de ma connaissance doit être externe pour que j’ai une position de recul, de possibilité d’observation. Je peux penser ma conscience par exemple… mais ce faisant avec le cheminement scientifique moderne exigé je dois me couper de cette expérience de mon propre penser, de ma propre activité pensante. Alors je vais l’observer chez un autre à travers ce que des machines sont capables de me dire, des machines que j’ai construite sur la base de mes interprétations jusqu’alors du monde.

Comment donc faire pour s’ouvrir à l’intuition, à la nouveauté, à ce qui se montre mais n’entre pas dans le cadre de la machine.

Le cerveau ne pense pas ! Heureusement… Je pense et lui me sert de support, il n’est « peut-être » que ma paillasse de laboratoire, et ce que j’y dépose n’est que ce que j’ai choisi d’y poser. Rien en lui ne représenter le monde extérieur et ceci même encore moins qu’un hologramme : le cerveau n’a rien pour faire des images ! Et pourtant nous pensons en images et cela grâce à lui.

Aussi, si je veux penser la nature, je dois m’y lier et l’expérimenter, la faire mienne en même temps que je m’en retire un tout petit peu, juste assez pour pouvoir l’observer vivre en moi tout en continuant à vivre avec elle. D’une part générer un regard globale et de l’autre un regard posé qui doivent cohabiter.

Je me démarque en croisant…

Titre sibyllin, j’en conviens… mais il suffit de faire le geste de protection par rapport à une agression pour comprendre : en général, on croise les mains (tournées vers l’extérieure : pronation)  à hauteur des poignets, ce qui induit un double croisement…

J’ai personnellement été très fâché de ce qu’on raconte partout à qui veut l’entendre que l’œil droite est connecté au centre visuel du lobe gauche et l’œil gauche au centre visuel du lobe droit. Ce n’est pas vrai ou alors c’est vrai mais seulement de manière partielle : cela ne concerne que la partie central de l’œil, l’espace de focalisation, l’endroit où l’on perçoit l’apparence de la chose dans ces détails fins… Mais le reste, la part périphérique de la vision, l’ambiance générale de l’environnement de la chose observé, eh bien, celle-ci ne croise pas : l’œil droit s’adresse directement au lobe droit et le gauche au lobe gauche…

Une image du site guide-vue.fr (ATTENTION : ce croquis estt donné pour les voie visuelles

La partie intéressante est au niveau du chiasma optique :

Détail sur l'image précédente.

Détail de l’image précédente.

ON le sait, bien sûr, mais qui en parle de cette subtilité ? Et la situation du cortex visuel ? Par ailleurs, le nerf optique est décrit avec 1,2 million d’axones pour 110 millions de photorécepteurs au niveau de la rétine ; un seul neurone intègre en moyenne l’activité de près de 100 photorécepteurs, moins pour la vision centrale qui fixe la précision du détail et plus pour la vision périphérique qui dégage une impression globale.

Notons, comme pour la pensée plus haut, que le cerveau ne voit rien ! C’est moi qui voit et jusqu’à présent je suis dans ma globalité, pas non plus dans mon cerveau…. Je vous invite à faire le geste « Qui ? Moi ? » et vous comprendrez immédiatement la chose.

Le croisement n’est pas anodin du tout, il n’est jamais anodin d’ailleurs. Observons les os de l’avant-bras des primates dans le cadre de la pronation :

Image empruntée à ittcs.files.wordpress.com et qui correspond à la réalité.

La pronation (croquis B) correspond à la prise d’un objet posé (on arrive donc par-dessus) tandis que la supination (croquis A) correspond davantage à la réception d’un objet. Dans la situation B je développe l’intention de prendre quelque chose et dans la situation mon intention et de recevoir. Nous ne sommes pas dans la même disposition intérieure par exemple selon qu’on donne par-dessus (JE (actif) te donne, tu (passif) reçois) ou par-dessous (je (passif) TE (actif) laisse prendre : tu ne reçois pas…).

Les yeux font les deux états en même temps : la partie centre perçoit et prend tandis que la partie périphérique reçoit malgré elle car je ne fais que diriger la partie centre sur l’objet de mon observation. Ma pensée s’exerce généralement sur la partie centrale, ce à quoi je me connecte, sur quoi je me concentre, et la périphérie demeure dans une part inconsciente de moi.

Quand vous marchez de nuit en forêt… ou dans tout lieu où la pénombre et forte et que votre vision centrale devient inopérante malgré sa sensibilité dite supérieure, vous pouvez gigoter vos yeux (sans tourner la tête) l’impression paysagère demeure quasiment fixe. C’est amusant…

Alors comment penser la nature avec un cerveau qui ne pense pas, qui ne voit rien, enfin pas plus qu’il ne parle ou écoute, sent, ressent, perçoit. On ne peut penser que sur l’apparence que prend la nature dans le cadre de nos perceptions, pour tout le reste on se fait des idées qui mènent à des théories, des façon de « voir »… Ceci dit on peut s’ouvrir à la nature de la nature comme dans ce qui se passe avec nos yeux et nos bras, on peut s’ouvrir (supination) et recevoir à travers un regard élargi, périphérique un aspect caché de la nature qui ne dépend pas, ou peu de ce qu’on observe.

Accueillir la nature

C’est un regard méditatif qui nous amène à nous satisfaire de l’expérience et dans l’humilité de ne pas chercher une explication. Avec le regard central nous décortiquons ce que nous observons, avec le regard périphérique nous le vivons parce que nous pouvons nous lier ici à ce qui vit dehors : la pensée qui s’appuie sur le cerveau sera celle qui nous permettra de partager, de décrire, et l’intuition qui s’appuie sur l’accueil dans nos perceptions (supination, vision périphérique) engendre l’acte juste vis à vis de la relation que nous établissons avec le sujet observé (avec tout ce que cela implique en terme de respect).

On peut penser la chute liée à la gravité, la nature même de l’électricité et d’autres choses qu’on peut éprouver directement et « physiquement » : Abandonnons-nous par exemple à la pesanteur en nous effondrant sur nos pieds avant de nous relever en déroulant la colonne vertébrale. Tout ce qui est à relever exige de la force. Observons comment la tête pèse jusqu’à ce qu’elle soit dans sa position de veille. Éprouvons cela et observons ce qui se produit en nous quand on s’aperçoit qu’une fois en place elle ne pèse plus…

Pensons ensuite à la vache (ou n’importe quel autre animal à grosse tête portée par un cou. Tout à coup on ne peut plus penser même la gravitation de la même façon qu’avant.

On ne la remet pas en question mais on s’aperçoit qu’elle doit être encadrée dans des limites strictes… et entre autre que ces limites qu’on peut lui donner excluent de fait le vivant. Autre exemple : notre cerveau (encore lui !) à une masse mais il ne pèse rien en tant que masse cérébrale par rapport à nous ; il flotte dans le liquide rachidien comme nous dans l’eau. La poussée d’Archimède le désolidarise de la gravitation et cette poussée n’est pas une antigravité, elle est liée au rapport des densités entre deux choses pesantes : le poids de l’objet peut disparaître ou être seulement amoindri ; lors de la flottaison il n’est plus ressenti dans ce qui ne sort pas du contexte. La baleine qui saute éprouve sa masse, enfin !

On pourrait continuer longtemps sur le sujet et l’on verrait toujours qu’une part du Réel échappe à l’exercice de penser. On ne peut penser la nature que sous une forme très limitée et adaptée à une mise en condition où elle est décorporée. L’humain est capable de se saisir comme de s’ouvrir, il peut connaître mais il doit savoir que c’est au risque de réduire. Quant à tout vouloir rapporter à des mathématiques… c’est une autre histoire !

 

Quelles sont les « Lois Fondamentales de l’Univers » ?!

L’IRFU ? Vous connaissez ! Non ?

C’est Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers.

C’est un institut appartenant à la Direction des Sciences de la Matière du CEA. Ses activités scientifiques relèvent de l’astrophysique, de la physique nucléaire et de la physique des particules (Source IRFU).

Je suis tombé dessus en cherchant des propos sur la vallée de stabilité. L’IRFU propose à ce sujet, autour des explications théoriques, une animation 3D (en 2D sur votre écran bien entendu, mais en perspective… avec rotation, plongée, envol, etc…). C’est là donc que j’ai découvert l’IRFU.

Même si le ton du narrateur est parfois un peu forcé, la vidéo a le mérite d’être claire sur le sujet de l’atome dans les idées actuelles. Mais je m’interroge… plutôt sur le titre de cet institut et surtout son géniteur…

Est-il juste de dire, ou de laisser penser, que ce qui concerne les lois fondamentales de l’univers, ne touche qu’à la matière ?

Pour nous humains (et je pense que l’IRFU, même s’il utilise beaucoup d’ordinateurs pour autres choses que du traitement de texte, est composé avant tout d’humains), la première loi fondamentale est celle de… LA VIE, une seconde loi fondamentale est celle du ressentir (je me ressens et je ressens les impressions que m’apporte ma perception du monde), la troisième est celle de la conscience, conscience qui nous ouvre au monde matériel par nos sens et nous permet de nous en détacher, de prendre du recul par rapport à ce qui n’est pas nous, et cela surtout en tant que corps (car par ailleurs nous restons assez liés à notre environnement).

L’astrophysique entre autres sciences pures nous montre quoi que nous sommes coupés du monde, que tout ce qui va jusqu’à nous faire n’est que ce que l’on peut percevoir… par nos instruments hyper puissants dans le domaine de l’infini cosmique comme d’autres nous invitent à visiter les arcanes de la matière (physiques nucléaire et quantique).

On a l’impression de parcourir le monde parce qu’on observe sa matière d’un bout à l’autre… mais on oublie le trait d’union, ce qui observe d’une part, et, d’autre part, ce qui travaille la matière en permanence pour faire et défaire des corps qui servent à des êtres à se relier au monde la matière : la vie….

QUESTIONS :

Est-ce que LA VIE, LE RESSENTIR, LA CONSCIENCE sont uniquement partie prenante de l’astrophysique, de la physique nucléaire et de la physique des particules ?

L’univers pourrait être une pomme dont on ne perçois que les tissus, les sucs, les cellules, les pépins, et même peut-être la queue… mais pas ce qui fait la pomme pomme !

Personnellement je me dis que la matière a bien sûr son rôle à jouer dans tout ça… mais que l’idée même de la pomme préexiste à la pomme et que la vie se débrouille pour amasser la matière qui conduit et pour finir fait la pomme (qui éventuellement tombera sur la tête d’un chercheur passant par là et qui perdra conscience ou se demandera : comment fait le pommier pour savoir qu’il peut lâcher la pomme ? Ou encore comment fait la pomme pour se décider à abandonner la partie qui l’a formée ?

 

Que deviennent les lois fondamentales de l’Univers si on ne prend pas en compte le vivant ?

Notons que si on est capable chimiquement de créer des acides aminés et de les assembler en protéine… ON n’a pas pour autant donner la vie, puisqu’ON n’a pas réussi à créer une cellule avec ces protéines (les protéines sont une partie des cellules, et certes ce sont des éléments matériellement essentiels).

Notre aveuglement sur les lois fondamentales de l’univers et de la matière est l’arbre qui nous cache la vie et ses lois fondamentales…. Ôtons l’univers entre nous et nous, ou entre nous et la nature, et nous verrons mieux, bien mieux même que ce qu’un réductionnisme voudrait nous imposer.

Il est une chose particulière que la mécanique quantique n’a pas trouvé dans l’atome, et pour cause, ce n’est pas en regardant à la loupe qu’elle risque de le voir. Au mieux pourra-t-elle éventuellement voir des particularités de la choses, mais ce serait étonnant que la dite chose s’occupe à travailler directement sur la matière qui obsède la physique. Cette chose s’aborde depuis ce qu’on appelle, dans un jargon peu cultiver à l’heure actuelle qui ne s’occupe que de force centrale, la périphérie, et cette chose c’est l’être et même peut-être bien la vie doit-elle n’être abordée que par cet angle-là….

Indubitablement le vivant en tant que support de la vie qui saisit la matière fait partie des « lois fondamentale de l’univers » car l’univers n’est pas que physique, il intègre aussi le milieu vivant? Ce serait déjà la moindre des choses que d’avoir l’humilité de lui laisser un peu de place… « l’espace » psychique devra certainement pas être laisser de côté non plus en tous les cas pas davantage que l’espace spirituel… Mais là je sais que c’est demander beaucoup trop dans un premier temps à qui pense(nt) qu’il faut rester dans l’ignorance de ces domaines et qu’on trouvera bientôt leur raison « d’être » dans la matière.

S’il faut une phrase à méditer, en voici une :

est-ce mon cerveau qui pense

ou est-ce « moi«  qui me sert de lui pour penser (d’une certaine manière…) ?

S’il vous plait d’en discuter, un forum est ouvert sur lequel je me ferai une joie d’échanger avec vous.

Accueillir des phénomènes : une démarche artistique

Bonjour,

Voici un billet qui va mettre en avant un point important de notre protocole de laboratoire au sein de l’association scIence :

L’accueil du phénomène.

André Faussurier a commencé à utiliser ce protocole dans l’observation des phénomènes atypiques il y a plus de 50 ans… (il a 90 ans à l’heure où j’écris). Cela lui a permis d’être ouvert à bien des variations atypiques de phénomènes physiques reconnus pour être stables.

Si ne serait-ce qu’un seul cas est exceptionnel (par exemple si la pomme fuyait une seule fois la Terre en se détachant de l’arbre par exemple) alors ce cas serait à étudier avec plus de force qu’aucun autre. Évidemment il faut souhaiter que ce cas soit reproductible : au laboratoire de scIence nous travaillons sur des cas inhabituels mais reproductibles dans leur ‘inhabitualité‘.

Lorsqu’André Faussurier m’a parlé de l’accueil, ce fut tout d’abord comme si j’avais tout de suite « saisi » la chose puis j’ai compris après coup que c’était facile à accepter mais pas vraiment à comprendre, comprendre c’est-à-dire prendre avec soi pour faire quelque chose ensemble. Lire la suite

Épigénétique

Voici une vidéo à écouter attentivement. Elle date un peu mais Joël de Rosnay y a le mérite de présenter la chose (épigénétique) de manière simple et parlante :

Présentation claire, mais, car je mets tout de même un « mais », on a toujours l’impression que ce qui compte c’est la  »machine outil »… comme si la vie était un mécanisme !

Or, ce monsieur le dit pourtant, c’est vous le pilote, et « vous » c’est pas dans la machine outil !
 »Vous » contrôle la matière et les substances qui font son support !

Dans le cadre du vivant, la causalité des faits devra encore dévoiler son apparence pour qu’on voit qu’elle n’est en fait qu’un effet, que la matière corporelle s’organise en fonction du vivant et non le vivant qui s’adapte pour elle.

Ceci-dit, si la matière (jusqu’aux virus si proches de la vie qu’il ne peuvent subsister qu’en son sein – contrairement aux bactéries) prend trop de place alors le vivant corporel ne peut plus faire face en régime normale et l’organisme doit se défendre.

Ce monsieur le dit presque ! mais je ne suis pas sûr qu’un jour on (ou il) arrive à formuler une telle idée car on est trop près des certitudes par l’immense confiance technologique qu’on a en nous….

Je ne suis pas sûr que plus on regardera vers l’atome, mieux on trouvera l’être… or c’est ce que veut faire l’épigénétique qui est déjà bien entrée dans la cellule, c’est-à-dire dans la sous-vie…

A+, chers lecteurs silencieux

Où est le Rhône ?

Les petites rivières font-elles les grandes ?

Je ne crois pas que le petites rivières fassent les grandes… désolé. Les petites rivières participent  »nombreuses » bien sûr à la grande si le chemin est long. Parfois aussi les petites sont des fleuves… il suffit pour ça d’arriver à la mer.

Disons que les longues peuvent être le fruit de nombreuses plus ou moins petites.

Qu’est-ce qui fait une rivière ? Son lit ? Son eau ? Son nom ?

La rivière est permanente là où se trouve celui qui la désigne L’eau est mise en commun dans un lit qui change de drap au fil de son parcours à travers les zones géologiques. La jonction entre l’Arve et le Rhône ne s’appelle pas le Rhône ou l’Arve mais … La Jonction, pourquoi se qui en ressort s’appelle-t-il le Rhône ? Parce ce qu’il contribue depuis plus longtemps ? Même parfois le débit de l’Arve peut apparemment être supérieur à celui du Rhône…

Où est le Rhône ?

Non, pour faire une grande rivière, ce qu’il faut, c’est que les petites rivières  »s’unissent » dans toutes leurs différences autour d’un centre. Le Borne participe à l’Arve qui participe au Rhône, mais le Rhône si clair après son repos du Léman n’est rien sans l’Arve boueux qui apporte des éléments que le Rhône ignorait jusque-là. À partir de la jonction (des deux), le Rhône n’est plus lui-même ce qu’il était jusque-là et si on remonte, on voit que La Dranse, le Foron, la Vénoge, la Versoix, etc… qui se joignent à lui dans la paix du Léman ne lui permettent déjà plus d’être ce qu’il était jusque-là.arbre

On donne le nom d’une rivière à la portion la plus longue, mais ce n’est cette rivière est avant tout un bassin hydrologique, c’est-à-dire un communauté. La rencontre de deux flux en crée un nouveau. Le tronc commun n’existe même pas, il se forme encore et toujours.

L’image de l’arbre dont la sève est montante donc unique, n’illustre en rien celle d’une rivière dont les sources sont multiples.

Ceci n’est pas une feuille !

Une grande rivière, et non obligatoirement un fleuve, est la coopération d’un certain nombre d’affluents qui drainent une territoire donné selon sa ligne de pente en remontant éventuellement… mais oui, pour faire un lac !

Où s’arrête le Rhône + + +? Dans le fond du Léman ? Est-ce lui qui sort du Lac ? Non tous les lémaniques le savent, à l’entrée du lac il est boueux souvent, à la sortie  »il » est clair toujours.

Quel est devrait être le nom de Rhône en arrivant à son delta : amusez-vous à formuler la réponse à partir de ce document-ci ou de ce document-là.

Lien avec le schéma végétal

L’arbre (végétal) n’est même pas un delta…. c’est encore moins un bassin hydrologique. La sève montante est davantage comme une rivière mais une rivière au lit multiple qui aurait une étroiture au niveau du collet.

Et la sève nourricière qui s’en retourne partout n’est pas davantage une rivière elle en est même la contre-image, l’image transcendée par le vivant la sève nourricière n’est pas à contre courant du schéma montant… elle est un delta. Si une partie de sève élaborée  »descendant » effectivement vers la source, une autre parie travaille sur place et une autre encore monte des feuilles vers les fleurs ou (et) les fruits.

 


Peut-être bientôt un ajout avec les thèmes du sang, des nerfs et de la lymphe si ce n’est un autre article.

Système sanguin

Présence de la lymphe

Système nerveux

 

 

Divin chaos

(Les liens  ouvrent une autre fenêtre ou onglet selon votre navigateur)

(autre lien si celui-ci est brisé)

Ordre figé, harmonie mobile, chaos, harmonie mobile, chaos, ordre qui se fige.

Difficile de penser quand on fait cette expérience que le chaos ait pu sans autre donner naissance à l’harmonie du vivant.

Je ne parle pas d’un dieu…ici ce n’est que de la mécanique appliquée d’une façon artistique. Lire la suite

Réchauffement… : jeu de piste !

{Difficile en tant que français de percevoir un effet de soi-disant réchauffement quand le mois d’octobre s’invite durablement en juillet et que l’eau prend la place du soleil. Si encore c’était la première fois… très volontairement ce texte possède un aspect mosaïque. Bon jeu de piste… il suffit de laisser la souris sur les mots bleus pour que la suite apparaissent, mais l’essentiel est noir et bleu !…}

On trouvera ci-après 3 chapitres :

  • 1) Le point de vue du cheval de trait
  • 2) Le passage du nord ouest est ouvert… et alors ?!
  • 3) Le réchauffement…

Il ne faut pas se fier à l’apparente discontinuité du discours. Si on veut penser global, on ne peut se contenter de suivre un fil !

Tirée de Futura Science, origine NASA

1) Le point de vue du cheval de trait

Dans les billets de ce blog si on fouille un peu, on trouvera mon scepticisme… mais je ne suis pas pour autant climatosceptique… disons que je trouve qu’on voit comme un cheval de trait tirant son tombereau ne voyant ou plutôt ne devinant que la route devant lui. En effet, on explique comme la vérité ce qu’on pense de ce qu’on voit : on devine la route devant nous pour aller de l’avant et on sait celle qu’on vient de parcourir (sans pour autant pouvoir aller de l’arrière…). Lire la suite

Environnement (introduction à des articles précédents…)

Petite aventure : j’ai voulu proposer sur notre-planete.info une redirection vers ma série d’articles sur l’environnement.

On m’a dit, pas de redirection, mais de la substance. Vus les trois textes (quatre dans les faits) je n’ai pas été capable de les résumer en leur gardant l’essentiel dans la démarche. J’ai donc refait un texte d’introduction… qui n’a malheureusement pas séduit davantage car invitant trop à la réflexion par rapport au style d’articles attendu.

Tant pis, le travail a été fait, alors je l’offre ci-dessous (en italique)… et vous invite chaleureusement à découvrir notre-planète.info par ailleurs très bien, sous la tutelle d’un administrateur parfaitement louable.


Lequel doit s'adapter à l'autre ?

Prunier ou goudron : Lequel doit s’adapter à l’autre ?

La notion d’environnement

Ne faut-il pas dépasser la notion d’environnement qui, telle qu’elle est prise aujourd’hui, demeure assez floue malgré son apparente évidence ?

C’est un concept qui, presque paradoxalement, centre complètement l’époque actuelle en nous invitant à le prendre plus intimement que simplement « ce qui est autour ». Lire la suite

Perspectives ?

Terrible ! C’est terrible, ce qui nous arrive !

Cette formule rappellera une réplique à ceux qui ont aimé La belle verte de Coline Serreau [1], et la solution à nos problèmes de sociétés consuméristes semble presque ne résider que dans l’utopique perspective développée dans le même film.


Extrait « La belle verte »

Le film d’animation suivant, tout en dressant, un tableau un peu noir de notre voracité, nous invite à réfléchir profondément sur le concept de développement durable.

Il présente entre autres la chose suivante : la science peut offrir des techniques d’utilisation améliorée de l’énergie, mais pas l’énergie. Lire la suite

La démarche goethéenne

Goethe dans la campagne romaine, Tischbein, 1787, Musée Städel, Francfort-sur-le-Main.

Goethe n’a jamais été reconnu comme un scientifique par le communauté éponyme; et pourtant sont action est largement à la hauteur de celle d’autres qui sont entrés dans le club (auto) protégé de la science que je qualifierai ici de galiléenne, ou de newtonienne voire de prométhéenne même si aujourd’hui un nouveau pas a été franchi : la technoscience… qui ne pose plus simplement un regard mais agit en relation avec l’industrie.

Goethe n’a pas été en opposition à Newton, il a parlé d’autre chose, ou plus exactement d’une autre manière de ce qu’il percevait plus que de ce qu’il pensait.

Goethe scientifique c’est  :

  • couleurs,
  • botanique,
  • ostéologie et zoologie,
  • géologie,
  • météo (amorce sur les formes nuageuses).

Une œuvre extrêmement vaste, discutable à certains endroits (comme pour chaque travaux de recherche, même nobelisés…) qui a le grand mérite d’offrir un mode d’approche de la nature unissant le phénomène et ce qu’il suscite de non personnel en son observateur, le concept.

Goethe ne s’impose nulle part même il avait une certaine prétention pour sa méthode. C’est plutôt à nous maintenant de considérer l’apport dans la science de son impulsion et de travailler avec.

Depuis quelques temps je voulais faire une page sur cette démarche goethéenne d’approche des phénomènes du monde physique. Il existe des livres entiers qui en parlent. Il existe aussi ma démarche propre de chercheur alors, je voulais faire un lien entre cette démarche et l’écrit déjà existant, mais jamais rien ne semblait vouloir aboutir de façon suffisamment concise jusqu’à ce que je trouve ce passage dans un site : http://melencolia.net/recherches/index.html

J’en reproduis ci-dessous un extrait relativement synthétique. Mais l’ensemble du travail mérite d’être bien plus largement parcouru. Lire la suite