Contribution à la COP21 : et l’eau dans tout ça !

Cet article aurait pu se nommer autrement, disons que son sous-titre est :

Quand la notion d’Énergie masque celle de Vie.


« L’offre pétrolière mondiale s’établit à 84 millions de barils par jour soit 1.042 barils par seconde ou l’équivalent de 165.600 litres par seconde. » (Source : Planétoscope)

Que fait le GIEC ?


Regardons la consommation de carburant en France depuis le 1er janv. 2015 (en litreS).

Retenons la valeur de 6 milliards de litres soit 6 millions de m3.   Montons une approximation des produits délivrés à l’issue de la combustion de l’octane, le composée principal de l’essence, sur la base de l’équation-bilan suivante :  

1 C8H18 + 12,5 O2 → 8 CO2 + 9 H2O

   

[La réflexion vaut bien sûr aussi pour les moteurs diesel ; même s’ils travaillent sur d’autres formes d’hydrocarbures, les proportions restent en gros identiques.]

Cette équation représente un bilan quantitatif résumé intéressant de la réaction en terme de masses et de molécules (unités de matière) respectives des produits entrant et des produits sortant. Faisons par exemple un bilan des données puis des volumes gazeux et des masses : octane Si dans le tableau on lit seulement la dernière ligne on peut retenir qu’un litre d’octane (env. 700 g) qui réagit (combustion) avec 2.460 kg d’oxygène fournit à l’atmosphère la bagatelle de 2,164 kg de gaz carbonique et 0,996 kg de vapeur d’eau, c’est-à-dire aussi presqu’un litre d’eau.

1 litre d’essence + 1845 l d’oxygène → 1 litre d’eau + 2164 l de gaz carbonique

Donc depuis le 1er janvier 2015 sur la base d’un peu plus de 6 milliards de litres d’octanes consommés nous avons rajouté sur la Terre 6 milliards de litres d’eau soit 6 millions de m3

 

Soit l’équivalent d’un cube de 181 m de côté rempli d’eau, ce qui finalement n’apparaît pas comme si important que cela ; on peut aussi dire que cela représente environ 6 cm d’au sur la superficie de Paris (env. 100 km²).

Bien sûr cette eau est émise sous forme de vapeur (ce qui ne change rien à la masse donc au volume de vapeur condensée en eau). L’air possède une certaine capacité d’absorption de la vapeur d’eau mais à partir d’une certaine limite s’établissant en fonction de la température et de la pression, l’eau condense et il pleut.                                                                                            

 

Il faut bien noter que dans l’atmosphère les 3 choses, température, pression et concentration de vapeur, œuvrent ENSEMBLE.

Sachant que l’eau se retrouve à un moment ou à un autre dans les océans, notons que sur la base d’une superficie de ceux-ci de 360 700 000 km² (Source : notre-planete.info) le niveau des mers a augmenté de 1.66 10—8 m soit 1.66/100 000 mm à cause de ces 6 millions de m3.

 

6 millions de litres/360 700 000 km² = 1.66 10—8 m. Un cheveu a une épaisseur (diamètre) de 50 à 100 µm, c’est-à-dire un minimum de 0,05 mm. Avec une épaisseur d’eau surnuméraire de 1,66 . 10—8 m le cheveu le plus fin fait plus de 3000 fois ce que la consommation de carburant en France a ajouté d’eau aux océans… C’est donc bien peu ! Mais il ne s’agit que de la consommation de carburant en France pour 8 mois…

Trouvons un autre moyen de faire parler les chiffres comme par exemple en calculant inversement la consommation nécessaire pour une augmentation de 1 mm du niveau des mers. Eh bien,  il faut consommer un volume de 360 000 milliards de litres d’octane…             

 

1.10— 3 m (= 1 mm) x 3607 . 1011 m² (superficie des océans) = 3607 . 109 m3

En 8 mois, si l’on en croit les données statistiques fournies, en consommant 1000 milliards de litres, les seuls transports routiers mondiaux ont déjà ajouté 0.3 mm !!! En 2 années les mers seront rehaussées de 1 mm sous l’effet des seuls transports routiers.

C’est tout !?…

Le gaz carbonique augmente l’effet de serre, soit !
Cet effet accélère la fonte des glaces, soit !
Les seules glaces fondantes contribuant à augmenter le niveau des eaux sont les glaces d’eau douce qui sont stockées (glaciers polaires et autres), soit !

La fonte de la banquise n’est pas influente ; c’est un volume d’eau marine glacée flottant sur l’océan comme le glaçon sur le pastis UNE FOIS LE GLAÇON POSÉ [même avec le verre rempli à raz-bord et un glaçon qui dépasse le niveau du verre, rien du précieux liquide, pour ceux qui le considèrent ainsi, ne sera perdu à cause de la fonte du glaçon… Si vous faites l’expérience, inutile de prendre de l’eau de mer pour le glaçon.]

Mais tout produit issu du pétrole et du charbon (les hydrocarbures fossiles donc) dégagent du gaz carbonique fossile et de l’eau fossile (quand ce n’est pas en plus des composés organiques volatiles toxiques ou autres perturbateurs endocriniens).

Chaque litre d’eau fossile
qui entre dans l’atmosphère
retombe inévitablement dans la mer
à un moment ou un autre.

L’équilibre climatique dépend de l’harmonie entre chaleur, pression et humidité. Or nous augmentons actuellement en permanence les jeux entre l’humidité et la chaleur avec nos moteurs à combustions, les usines chimiques et thermonucléaires, les feux et incendies.

Je n’ai pas parcouru toute la littérature GIECquenne, loin s’en faut, mais je m’étonne qu’à l’heure où l’on parle de théorie du chaos (curieusement native des années 1970, moment du 1er choc pétrolier) on n’applique pas vraiment celle-ci à la réalité directe de cette présence aléatoire mais permanente d’eau surnuméraire et autres choses potentiellement actives. Cela permettrait de comprendre mieux entre autres les sautes d’humeurs du temps, l’intensité des précipitations, voire leur anachronisme ou leur anatopisme**, euh, pardon, exotisme.

Vous savez, la théorie du chaos est l’idée que Lorenz (Edward le physicien, pas Konrad le zoologiste) a développé dans une conférence sous le titre catastrophique de « Predictability: Does the Flap of a Butterfly’s Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas? » avant qu’il soit obligé d’expliquer que la pauvre bête n’est pour rien dans les dégâts causés car elle ne l’a qu’induit, ou plutôt amorcé.

Voir ici (roue de Lorenz expérimentale) ou ici (roue de Lorenz simulée mais avec explications) ou voir le site http://www.chaos-math.org/fr/ pour plus d’explication sur le sujet.

L’eau est un corps unique dans la nature pour lequel nous sommes encore loin d’avoir fait le tour (dont même on ne connaît sans doute pas toutes les ressources strictement physiques). Mais un fait est sûr elle représente un élément de pointe dans la dynamique des échanges thermiques et la triangularité de ses changements de phase vapeur ↔ solide ↔ liquide ↔ vapeur.

[Voir ce lien pour les changement d’états de l’eau, bien documenté et surtout expérimental.
Voir ce lien pour la sublimation de la neige, observation et explication.
Merci aux auteurs]

Chaque métropole qui concentre chauffages, voitures et de plus déséquilibre le milieu naturel avec goudron et béton pour refouler l’eau, chaque parcelle de monoculture qui déshabille la terre de son manteau de verdure pendant 3 mois d’été parfois sur des surfaces souvent considérables, en gros tout ce qui rompt ou désorganise le cycle naturel, normal, en bref routinier dans ce qui est du ressort de la nature respiration/échange, tout cela crée des foyers d’instabilité microclimatique qui viennent s’ajouter au travail de l’atmosphère pour éponger l’eau fossile excédentaire que nous lui offrons en continu. C’est peut-être bien ici que réside la véritable cause de nos problèmes… pas dans le seul gaz carbonique en tous les cas !

Le climat dépend principalement du rapport entre la nature autour du sol et les jeux de l’eau dans l’atmosphère avant de dépendre des températures !

La nature en elle-même forme un Tout entre sa part terrestre et sa part atmosphérique jusqu’aux domaines où le vivant n’a pas accès.

L’apport calorique au niveau de la biosphère est d’origine solaire (sur la base supplémentaire d’un socle terrestre — chaleur interne) alors que l’eau est un élément de cette biosphère en quantité adaptée à celle-ci pour le cadre qu’elle offre au vivant.

L’eau n’est pas un corps vivant mais une interface entre un (ou sans doute le) milieu vivant et le milieu physique (si le second nous très bien connu, le premier n’a toujours pas été fondamentalement approché *…).

Notre chance est que l’eau condense à partir du seuil de saturation en vapeur de l’air. Si nous arrivions à penser que la chaleur ne fait que soutenir le rôle de l’eau dans les milieux vivants, alors nous pourrions considérer que l’effet de serre, dans le sens augmentation de température, tout en étant un problème car il modifie la pression de vapeur dans l’atmosphère et participe ainsi à installer le chaos climatique que nous connaissons, n’est qu’un épiphénomène (majeur tout de même…).

On est dans un hammam (chaleur humide, une serre, quoi) et non dans un sauna (chaleur sèche)… Et dans notre histoire de responsables, on ignore le temps qu’il faudra aux organismes pour s’adapter aux nouvelles donnes que notre civilisation installe depuis seulement 2 siècles.

Terminons alors par un gros titre :

Que fait le GIEC

s’il ne parle que de gaz carbonique ?………

On est passé de 0,03% à 0,04% (ce qu’on nomme aussi 300 à 400 ppmv, parties par million en volume) de concentration volumique de CO2 dans l’air*** sec entre l’avant ère industrielle (liée à la découverte du pétrole, manne énergétique) et aujourd’hui.

Je ne dis pas cela pour minimiser les choses, car je pense que cette augmentation de 0,01% (qui peut sembler ridicule) sur si peu de temps a son rôle à jouer dans le chaos climatique dans lequel nous nous installons.

À bientôt chers lecteurs

Ouvrir une autre forme de l’article en pdf tel qu’envoyé à Notre Planète. Info : NOTREPLANETE.INFO 2015 10 15


PS :

  • Lien vers Gaz carbonique atmosphérique (wiki)
  • J’attends des données sur les consommations mondiales en carburants de transports (tous confondus) et le chauffage par hydrocarbure, ainsi que la globalité, si on la connaît, du volume d’hydrocarbures utilisés comme combustible. Un ajout sera donc réalisé le cas échéant de la réception de ces données.
  • D’autres réflexions en passant par ici : CLIMAT : un maître mot du XXIe siècle.
  • Un autre article contenant plus ou moins celui-ci et qui était prévu pour le site Notre-Planète.info. Il n’a pas été accepté comme article mais j’ai eu la suggestion d’en faire une question de forum…

NOTE

* C’est un des principaux buts du travail de l’association scIence. En tant que milieu spécifique la vie n’est pas reconnue par l’orthodoxie scientifique mais elle justifie sans peine les applications médicales qui de prime abord sont vues comme fantaisistes puis reconnues comme efficaces et réelles… voir par exemple ce lien sur les coupeurs de feu.

À l’association scIence, nous étudions l’impact de ce milieu sur le milieu physique à travers principalement des particularités de ce dernier, mais nous sommes freinés par le manque de moyens… []

** L’anatopisme est une perturbation mentale chez les gens déracinées. En ces temps de migrations importantes, je n’unis aux douleurs de ceux qui doivent tout lâcher pour trouver un ailleurs []


*** La composition de l’air (grossièrement 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et 1% de divers, nous est toujours donnée pour l’air sec. Mais dans la réalité l’air est humide… jusqu’à environ 15% décalant ainsi ce qu’on devra voir comme simple rapport, comme proportion : il y a toujours en gros 1/5 d’oxygène dans l’air à travers ce qui n’en est pas eau…

L’hygromètre donne par exemple 100% d’humidité non pas parce qu’on dans l’eau… mais parce que la concentration de saturation de l’air en vapeur d’eau est atteinte. []

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *