Dieu VS Darwin (ou le contraire…) 2/2

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Où est Darwin ? Qui est-il ?

Tout est-il donc question d’inertie ?

Quittons Darwin un moment pour rendre visite au travail de Newton à défaut de celui d’Aristote. Si l’inertie, principe (un fait premier) dit fondamental de la dynamique (c’est-à-dire du jeu des forces), régnait en maître, depuis longtemps… eh bien… il ne se serait rien passé et personne ne serait là pour écrire puisqu’il n’y aurait personne pour lire ni vie pour animer tout ce qui n’existerait qu’à l’état inerte. Le principe fondamental de l’inertie du système du monde ne fonctionne pas.

Et même si le vivant par le plus grand des hasards d’une potion primitive avait pu surgir du néant inerte, les plus forts physiquement (musculature, santé = forces) ne sont pas encore ceux qui règnent. Une loi comme la sélection naturelle ne fonctionne pas vraiment en tous les cas pas partout. C’est une idée qui participe de celle de l’inertie, ce qui est paradoxal ! Une chose évolue sur son élan (inertie)…

L’inertie n’explique donc pas tout et surtout pas le fait qu’elle soit évolutive, que ce qui est donnée comme impulsion au départ puisse se transformer, se muer. Quid alors de la source impulsive ? Quid d’une conservation d’une énergie théorique (personne ne saura jamais l’énergie de départ, mais on peut l’imaginer…) ? Quid de la diversité du vivant ?…

Car c’est justement dans le cadre de ce concept d’inertie (un mot qui ne s’accorde en fait pas avec celui d’évolution sauf si donc on l’ouvre à l’oxymore inertie évolutive) que l’humain a trouvé l’idée du tissu de laine grasse pour se protéger du froid au lieu de se couvrir directement de poils à densité, graissage et longueur variables comme le chamois !!! Aberrant… et maintenant on grelotte quand il fait froid à cause de nos tissus modernes si on n’a pas les moyens d’acheter les plus « techniques ».

La sélection naturelle fonctionne par contre très bien dans le cadre vivant de ce qui nuit… Avez-vous remarqué les facultés d’adaptation des êtres qu’on qualifie de nuisibles ?

À un niveau plus général et en ôtant la pointe de sarcasme qu’on pourrait déceler ci-dessus, la sélection naturelle est une idée après-coup, une impression de lecture moins efficace au fur et à mesure de l’impact de l’espèce sur l’étendue de son environnement. C’est surtout le résultat d’un travail d’analyse extrêmement pointu, ce n’est pas un phénomène, c’est un fait imaginé (ce qui ne signifie nullement fantaisiste au sens négatif du terme) et non reproductible (sauf cas particuliers comme avec les bactéries).

Plus les limites du biotope sont étendues, c’est-à-dire plus le nombre potentiel de paramètres d’influence est grand et moins la sélection naturelle est efficace :  bactéries, pucerons, virus même peuvent muter sans peine, ils collent à ce qui les héberge directement, ils sont sans action au-delà du milieu d’hébergement hormis les déchets produits (qui sont recyclés). Les règnes dotés d’une faculté de sélection naturelle efficace sont ceux qui vivent au sein d’un biotope resserré. Les fourmis mutent peut-être sur des siècles et même davantage certainement cela surtout en fonction de l’évolution du climat général.

Mais les migrateurs ? L’humain ? Ils s’adaptent en silence et en permanence aux situations présentes, et ils transmettent à la descendance leur capacité plus ou moins forte à s’adapter, le temps d’une vie…

La sélection naturelle ne fonctionne pas en tout cas pas chez l’humain chez qui il y a un environnement qu’on ne peut pas penser comme uniquement physique…

La sélection naturelle n’est pas donnée pour acquise d’une génération à l’autre mais sur des modifications fines. Malgré tout, même dans le monde animal, comme l’ont montré Sheldrake et d’autres, une modification d’apprentissage dans un groupe peut très vite se communiquer à l’espèce. Chez l’humain il en va un peu différemment car l’individualité est primordiale, et le comportement mouton bien là où la personnalité se met en retrait.

Prenons des extrêmes :

  • où une femme peut-être géniale, simple, douce, affable peut enfanter le pire dictateur en devenir à cause d’un milieu culturel catastrophique…
  • où des couples incultes peuvent mettre au monde des enfants qui changeront la face de ce dernier quand bien ils sont cantonnés, malgré eux, à une inculture pesante…
  • où les couples frileux ne font pas forcément des frileux…

Regardons aussi cette vidéo :

Souvent chez l’humain ce qui agit, c’est le contexte culturel pas le monde physique ! Il existe une sélection culturelle quand le moi a envie de rester tranquille (ne pas se poser de questions…) mais il existe en même temps un hiatus si le moi décide de tout casser des schémas reçus ou s’il refuse purement et simplement de les recevoir (le cancre qui se met à l’abri de la doctrine formatrice…).

C’est en comprenant qu’il existait un trait commun entre les humains quelque soit la couleur de peau, la morphologie ou encore la résistance à des conditions extrêmes qu’on a balayé le concept de race de ce qu’il pouvait avoir de déshumanisant : le  »sauvage », un humain autant qu’un autre mais vivant dans un milieu naturel, sait vivre sans téléphone portable et il n’est pas plus bête ou intelligent que le geek hypercivilisé (mais pas forcément socialisé… l’environnement, encore, et ici comme critère culturelle) ; et il y a en plus de fortes chances que le  »sauvage » soit en meilleure santé, et donc plus apte à répondre aux sollicitations et exigences de l’environnement, ainsi la sélection naturelle devrait donner plus de chance au sauvage mais c’est l’esprit geek qui règne… Allons y comprendre quelque chose.

Ainsi, loin de penser Dieu que nous refoulons à des croyances, nous, civilisation du savoir, sommes capables de créer un monde (eh oui) qui ne nous offre pas les conditions de développement optimum, qui donc ne répond pas aux conditions favorables d’une sélection naturelle évoluante. On parle de théorie darwiniste mais on fait le contraire et on se prouve que ça marche, mal, mais que c’est possible !!!

L’espérance de vie augmente, mais la vie la rabougrit : on meurt en certains lieux de plus en plus… de désespoir ! (Voir New England Journal of Medicine : apparition des suicides comme 10e cause de mortalité.)

La nature (le créé) n’a pas inventé la lecture, ni l’écriture, ni l’ordinateur, tout ceci n’est pas inscrit dans les gènes, ce sont des artifices, des outils de culture, pas d’adaptation : on ne saura toujours pas lire à 3 ans même dans un million d’années (et ne pas me dire que c’est facile comme argument, parce que de son côté l’orthodoxie scientifique ne fait plus que ça, nous parler de ce qui s’est passé très loin ou pourrait bien se passer très loin : croyance, dogme, doctrine bâties sur des aspects théoriques !).

Et Dieu dans tout ça ?

Dieu n’est pas loin… peut-être pas le Père qui a livré son œuvre, que nous avons bien failli négliger irréversiblement (on peut se prendre à rêver qu’on n’a pas franchi le point strict de non-retour) mais celui qui peut nous faire vibrer pour que nous voyons ce qui est aussi de la même façon en l’autre, ce qui active le caractère d’humanité en soi, et le révèle par cela en autrui.

Les malheurs, les guerres ont leur solution en nous, pas en un Dieu cosmique ou pire des entités technologique. Ce qui  motive les humains peut-être éminemment louable, mais malheureusement, aucun chef d’état ne semble avoir le charisme nécessaire pour entrainer les foules (il préfère souvent céder à la gloire du pouvoir) et d’ailleurs cela n’est pas forcément souhaitable…

Non la fin des guerres, des tensions réside déjà dans le saint des saints, cela doit venir de la base, du socle commun, du terreau et cela se répand lentement à l’image de cette boite géante de Pétri, mais ce socle reste trop le jouet d’un cadre rigide que la politique ne peut pas forcément assouplir sans que des  »esprits » moins scrupuleux tirent la couverture à leur profit.

Dieu existe donc, il nous titille, ou titille un nombre de plus en plus important de gens, au niveau de l’empathie, du regard sur l’autre, de notre position vis-à-vis d’autrui, mais peut-être pas le Dieu de la création… non celui de l’humanité en nous, la corde vibrante, l’éthique morale individuelle profonde qui peut être masquée par des couches et des couches de vernis plus ou moins transparents que la culture dans laquelle on s’inscrit essaie de nous revêtir.

Malgré les couches il subsiste toujours de l’humain même chez le plus bestial ou le plus mauvais d’entre nous, il reste toujours un point d’accord prêt à vibrer, à entrer en résonance même s’il parait inatteignable.

Les dogmes qui ont porté une humanité encore très jeune jusqu’au tournant du XXe siècle ne peuvent plus agir de façon dogmatique, ils doivent se renouveler, c’est eux qui doivent s’adapter à l’évolution spirituelle des individus, ils doivent apprendre la remise en cause comme jamais encore auparavant, ils doivent perdre leurs habits de dogme pour aller vers ce qui doit se construire, ce qui attend au fond de chacun

A l’époque de Darwin, le dogme était trop fort, et il était juste alors de basculer vers l’extrême inverse, le nihilisme… Mais les temps ont changé… depuis peu ! (combien ? 50-70 ans peut-être).

Le sujet est loin d’être épuisé… mais il est tard, et je dois me coucher ! Je vous dis donc Bonne nuit car c’est là, dans le sommeil, que les gangues sautent chacune leur tour. On les remets bien vite au petit matin, c’est comme ça ; mais dans le sommeil, le saint comme le brutal ou le fou se rencontrent eux-mêmes dans l’intimité de leur être.

C’est un fait qu’on expérimente quotidiennement et qui malheureusement demeurent loin de la pensée analytique, mais c’est un fait qui apporte les intuitions… Le chercheur, l’artiste, le pédagogue, tous ils le savent, dormir est une source de solution.

Donc j’y vais, promis !

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