LA PAROLE au royaume d’Utopia… 2

Cet article suit le précédent…. il est donc conseillé d’avoir effectué la lecture de ce dernier auparavant… (ordre chronologique des billets du blog oblige).

L'Esprit de la Parole existe, je l'ai rencontré... "Sentier des Arts" à Mijou, Pays de Gex (01/France)

L’Esprit de la Parole existe, je l’ai rencontré…
« Sentier des Arts » à Mijou, Pays de Gex (01/France)

Préambule

L’article cité en référence du précédent article nous invitait à penser trouver dans les robots que nous tentons de faire parler une sortons de moyen de découvrir l’origine du langage humain. Nous avons vu que l’auteur s’appuyait sur un présupposé osé… Et il n’y a pas que lui puisque tout l’évolutionnisme s’appuie sur ce genre de présupposés :

la parole doit se construire, elle doit venir d’une structuration des sons.

Mais déjà on bloque un peu en observant qu’on passe du son CH(e) à G(e), ou de F(e) à V(e) en mêlant un peu de voix à la consonne. Ainsi les consonnes s’apparentent bien à des bruits (des sons !) des choses qui sonnent plus ou moins mais la voyelle n’appartient qu’à la voix, on ne trouve pas de voyelles dans la nature, par de sons (bruits) identiques à des voyelles, ne serait-ce qu’une seule.

La voyelle est la forme pure du son de la voix humaine. Et même le son hou du hibou n’est qu’un souffle imitant notre vocalisation ou.

Pour la langue française (chacun peut adapter à sa propre langue, d’autres sonorités existent mais elles entrent toujours dans la même liste) on peut ainsi distinguer différents styles de sonorités  dont le bruit semble à l’origine (chaque série est non exhaustive car il peut y avoir des nuances d’accentuation, comme par exemple du painG dans le sud de la France  :

1) B – K – D – F – P – R – S – T – X : qui sont purement sonores, courts, longs, explosifs, concluants ou introductifs.
2) H  : qui appelle un expire franc avant le mot (ou se mue dans le CH)

Puis déjà quelque chose se manifeste qui va plus loin que le son; on trouve quatre nouvelles séries qui accolées au groupe 3 forment une sorte de passage entre les 2 premiers groupes ci-dessus et un dernier issu de la voix pure :

3) G – V – Z : qui mouille les consonne (CH – F – S) avec de la voix,
4) ill et L : des sonorités directement mouillées,
5) M – N – GN : qui rendent un son nasal soutenu par la voix,
6) AN(EN) – IN – ON – UN – OIN : qui nasalisent les voyelles.

À ses 6 groupes il nous faut donc en attacher un 7e sans lequel les 3e, 4e, 5e et 6e ne peuvent exister, un groupe typiquement vocalisé :

7) A – È – É – I – O – E – U – OU

[Pour le groupe 7 on ne reconnaîtra pas l’ordre appris à l’école… pour les (bonnes) raisons suivantes :

  • (Personnellement je n’ai jamais compris) pourquoi :
    • il y a E et pas È ni É ?
    • il n’y a pas OU ?
    • on met le Y qui se prononce parfois I et parfois ILL ?
  • C’est un ordre logique de vocalisation depuis la position la plus arrière (A) à la plus projetée (OU). Je laisse chacun libre de vérifier au besoin que personne ne l’écoute et ensuite de prononcer à haute et distincte voix la série en faisant attention à la position de la langue et de la bouche.]

On trouve donc une certaine articulation assurée par un groupe frontière entre des sons existant dans le monde naturel et des sons formables uniquement par un larynx adapté.

  • α) une partie produite à partir de soi
  • β) une partie reproduite à partir des sons de la nature
  • γ) une partie liant le groupe α au groupe β.

Personnellement je vois là un élément triple, une tripartition, propre au vivant (épiderme, mésoderme, endoderme par exemple).

La robotique au secours de la connaissance ?…

Si l’on présuppose des grognements (pourquoi pas finalement ?), alors on peut se demander comment et pourquoi les mots peuvent être si proche dans leur sonorité du sens qu’ils ont, au moins certains car beaucoup se sont déformés avec les siècles.

Cette dernière allégation peut nous inciter d’ailleurs à penser que le mot aurait pu être à l’origine du grognement, celui-ci étant une tentative d’expression d’un sentiment, d’un ressenti à la vu d’un être ou d’un objet.

Seulement, un robot n’a pas d’âme si ce n’est une part de celle de son concepteur, part qui va résider dans les liens existant entre les différentes parties qui constituent la « machine » et sa possibilité d’expression à l’intention d’un extérieur. Rien ne peut jaillir de son intimité qui ne réponde à une image préalablement déposée, formatée, encadrée. Le robot n’a pas d’intérieur… Il est ce qu’on met en lui, un sac plein de ressources géniales issues du génie humain.

On parle transhumanisme, homme augmenté, H+ et on fait des robots humanoïdes comme si on ne se connaissait pas du tout, comme si on disait le BigBang est à l’origine des pierres, des corps organiques (de la vie = développement, cycles), de la sensibilité (de l’âme), des êtres qui ne sont finalement que des concours de circonstance…

Oui, je sais, c’est ce qu’on pense… mais tout le monde n’a pas le devoir d’être « on » et la pensée non formatée existe… et tant qu’il y aura de la vie pensante quelque part, il y aura de la pensée libre… (ce qui ne signifie nullement des divagations anarchiques, chaotiques, allégoriques, oniriques, etc. mais même tout cela ne peut s’appuyer que sur une pensée libre… créatrice !)

Voilà ce que les robots peuvent nous enseigner : la matière inerte (un robot est jusqu’à présent un tas de matière inerte) ne possède rien qui lui soit intérieur, qui lui appartiennent en plein ; son intérieur est une apparence qui lui vient d’un extérieur à elle…

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