Vous avez dit « puits de carbone » ?!!!

morceau d'anthracite

Anthracite (93-97 % de carbone)
densité 1,5
capacité calorifique : 34 000 kJ//kg

 

Pour fixer du carbone il faut l’absorber. Tous les organismes vivants faisant la photosynthèse font cela, on dit qu’ils sont autotrophes, c’est-à-dire qui font leur matière organique eux-mêmes à partir de matières inorganiques (eau, sels minéraux et gaz carbonique). Soit ! Ceux qu’on appelle hétérotrophes mangent le déjà vivant pour faire leur matière organique et ils respirent, c’est-à-dire rejettent du gaz carbonique.
Le seul moyen de faire baisser le taux de carbone dans l’atmosphère est de le piéger et de le renvoyer là d’où nous le sortons ! Toute alternative environnementale, appartenant à la biosphère est caduque à très court terme.
La salade a fixé du carbone. Je la mange, je pète, je rote et j’expire je libère illico du carbone par ses voies-là et j’en fixe une partie pour mon corps, pour mon énergie de tout à l’heure, moment où je libèrerai du carbone en différé… Voyons cela.

Préambule

L’idée du puits de carbone pour réduire l’excès présent dans notre atmosphère est une fausse bonne idée. Tout dépend de ce que l’on va faire de ce carbone.

Créer de la forêt…, des zones de prairie, encourager le phytoplancton, c’est-à-dire tout ce qui encouragera les consommateurs est une mauvaise idée, enfin, pas mauvaise mais inutile, justement parce que cela encourage les consommateurs qui vont digérer… c’est un cycle de nature ce qui croît finir par mourir et devient alors plat de résistance pour un monde avide de substance vivante qui la désorganise par la suite. C’est un fait.

Un morceau de bois finit toujours en gaz carbonique et eau avec un peu de cendre : on n’y peut rien. Donc tout stockage organique au sein de la biosphère est un simple report du problème. Tout puits de carbone est une idée, seulement une idée.

La seule vraie bonne idée, outre celle de ralentir la consommation de carbone fossile est de remettre ce carbone là où on le prend, c’est-à-dire loin des consommateurs, ou bien dans l’espace s’il peut être effectivement productif (en terme de crédit) d’exporter mettons un gaz carbonique liquide vers l’espace.

Quoi qu’on fasse ensuite pour résoudre le problème bien réel de l’excédent de carbone atmosphérique, car c’est de lui qu’il s’agit, il est important de regarder ce qu’on a fait avant :

  • extraction de carbone fossile (ancien) sous forme d’hydrocarbure HC depuis la lithosphère
  • combinaison chimique avec (essentiellement) l’oxygène de l’atmosphère pour générer du gaz carbonique et de l’eau.

Les faits présents

Que se passe-t-il alors ?

  • L’eau vient saturer l’air atmosphérique et contribue à l’augmentation des précipitations et du niveau des océans (quelques millimètres par décennie).
  • Le gaz carbonique participe de l’effet de serre, sans pour autant atteindre des doses dangereuses en terme d’équilibre gazeux atmosphérique ; ce faisant il stimule la production végétale, d’autant mieux si les températures augmentent et que des pluies plus ou moins régulières voient aussi leur rythme s’accélérer.

Notre air possède un degré de saturation en humidité (env. 15%) c’est-à-dire qu’il devient au maximum composé de 15 % d’eau vapeur (comme d’habitude, ce critère ne change pas), et que les 85 % restant se partagent l’enveloppe normale de l’air sec (env. 80 % d’azote, env. 20 % d’oxygène, env.1 % d’autres gaz, dont gaz carbonique).

L’ajout progressif d’eau locale (usine, transport) influe localement sur les échanges de chaleur créant de petites bulles d’humidité que le vent disperse ou non.

Cette place de l’eau issue des combustions du carbone fossile et son influence dans la chaotisation du climat est-elle étudiée ?… On n’en parle pas ! Du moins pas dans les médias… et j’ai pour ma part communiquer cette question au GIEC il y a quelques années, question restée sans réponse à mon niveau et sans écho médiatique…

Le taux de concentration du gaz carbonique peut augmenter dans l’atmosphère sans que rien ne viennent le réduire : pas de précipitation de carbone… Et heureusement parce que cela augmenterait de façon drastique la pollution aux particules fines… Voilà donc simplement que nous transformons l’atmosphère en espace de stockage pour notre gaz carbonique excédentaire, un gaz carbonique que l’histoire de la planète avait pris grand soin d’éloigner de la biosphère tout en dépossédant les substances puits (matière organique) de leur oxygène : HCO → HC↓ + O↑

Un puits au sens « propre ».

Le problème de ce mot et qu’on va au puits pour puiser ; or, justement, là, on veut un puits à perte, une oubliette, un cul de basse fosse où l’on entrepose le déchet désespérant, non recyclable… Si l’évacuation des produits nucléaires est extrêmement problématique pour les générations futures même par enfouissement, l’isolement du carbone excédentaire ne poserait quant à lui pas de problème.

Le seul remède est donc d’exiler le carbone fossile biosphérisé par inconscience vers sa patrie d’origine.

On peut aussi penser à la carbonatation organique du calcium (calcaire) avec sédimentation dans les océans… (en gros « comme »ce qui s’est passé au carbonifère pour les carbones végétaux depuis fossilisés et au trias avec les sédimentations animales de masse, époque vraisemblablement hors de « proportion » avec les conditions de notre biosphère actuelle permettant le développement humain… mais ceci est une autre histoire), mais bon au train où vont les choses, on produit plus de carbone que les océans sont capables d’en avaler, d’autant que le gaz carbonique participant à l’acidification des eaux il ralentit la production de calcium organique… (en détruisant un milieu qui était encore stable jusqu’à il y a peu).

Tout autre solution que le piégage et l’enfouissement style retour à la case d’origine est un pis aller, une bombe à retardement parce qu’on veut se donner une bonne conscience… Je ne comprends pas qu’on en parle encore !


Compléments :

https://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/formation-du-petrole

et comme c »est chouette de lire des vieux bouquins :

http://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1924_num_33_186_4412

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