Réchauffement climatique

La réapparition sur les réseaux des idées d’un guide spécialiste en avalanche me fait bondir. Mais qui donc pense par soi-même et travaille un peu les sources de ce qu’il transmet, partage, parfois seulement pour un titre à sensation ?!!!

Ce monde de contre-culture que sont les réseaux dits sociaux (en fait, économiques) est effrayant, il participe sans doute éminemment à l’inculturalisation (c’est nouveau, ça vient de sortir…) des sociétés modernes, sinon contemporaines.

Werner Munter remettait en cause non le réchauffement mais ses causes. (voir ici)

Pourquoi, comment, Werner Munter a tort ?

En 150 ans, on a rajouté une dose de CO2 colossale dans l’atmosphère. C’est un fait. Ce CO2 n’est pas captable avec des moyens de la nature. Il a sa source dans une partie oubliée, enfouie de l’histoire de la Terre. Si l’on veut s’en débarrasser, il faut le remettre là d’où il vient : le piéger, l’empaqueter et le descendre dans les vieux gisements. Il n’y a pas d’autres solutions.

Cet excès de CO2 peut-il modifier le climat ?

Bien sûr. Admettons un excès d’oxygène dans les mêmes proportions (on est passé de 280 à 400 ppm pendant ces 150 ans (c’est un fait mesurable). Faisons la même chose avec l’oxygène : 20% de l’air en gros et multiplions par 400/280, cela fait au bas mots un air à plus de 28% d’oxygène.

Irait-on mieux d’avoir plus d’oxygène ? On serait plus pétillant, le vieillissement des espèces vivantes aussi serait plus pétillant. C’est sûr, et tout se dérèglerait parce que l’oxydation serait éminemment plus forte, les rapports entre les êtres et leur temps se dérègleraient.

Le vivant lui-même se consumerait plus vite apportant son lot d’évolutions environnementales inattendues mais en conséquence (pour un même « plaisir » les cigarettes devraient être plus grosses en proportion… oui, bon, faut bien s’amuser aussi un peu).

Eh bien pour le gaz carbonique, c’est la même. On multiplie par 2 ce qui vivait de son équilibre naturel, et donc il dérègle quelque chose. L’harmonie s’en va depuis 150 ans (depuis l’extraction des combustibles fossiles). Non seulement elle s’en va, mais plus elle s’éloigne de son niveau d’équilibre, plus elle rejoint celui du chaos.

ON nous dit qu’il y a eu des pics dans le passé, même dans le passé humain, et alors ?! Cela veut-il dire que tout allait bien ? L’activité volcanique est extraordinairement productive en terme de CO2. Si la Terre se manifeste plus à une période que d’autres pour telle ou telle raison, elle émet plus de CO2 de ses entrailles.

Je n’ai pas cherché la source mais un article de Futura-sciences nous dit :

Les scientifiques estiment ces émissions autour de 130 à 230 millions de tonnes de CO2 par an. C’est beaucoup moins que les 27 milliards de tonnes de CO2 émises chaque année par les activités humaines.

Les émissions volcaniques de CO2 sont donc en moyenne 130 fois plus faibles que les émissions d’origine anthropiques.

La Terre n’est donc pas responsable de l’invasion en CO2 que nous stimulons chaque jour !

La sous-nature

Qu’on le veuille ou non, qu’on soit pro-GIEC ou pas pro-GIEC, chaque litre d’essence consommée apporte son lot de CO2 qui n’a pas une origine « naturelle » mais une origine « sous-naturelle », qui vient de sous la nature. Les processus terrestres sont d’ordre digestif, mais la planète ne pouvant excréter elle planque tout ce qui nuit au bon déroulement de l’harmonie en surface, car la nature s’est en surface… Et la nature a besoin d’équilibre.

L’humain marche debout, c’est le seul ! (Qu’on ne me parle des singes qui peuvent aussi se mettre en bipédie… ça ne dure pas ! les chiens, les chats aussi, ils le peuvent si on les dresse, les primates ont ça en eux, comme possibilité, les dauphins aussi, les ours, etc.).

Pour cela l’humain a besoin d’assurer son équilibre, sans besoin d’y penser. Si quelque chose vient troubler cet équilibre (ébriété, mouvement du sol, trouble visuelle, etc.) cela peut devenir très vite le chaos allant jusqu’à la tragédie. C’est pareil pour la Terre… ce qui vient de sous la nature envahit la partie atmosphérique de la biosphère, troublant l’équilibre oxygène/azote bien plus que l’impact de la vapeur d’eau.

Quelque chose de très beau à lire pour compléter

Pour se cultiver dans l’esprit de l’humain vis à vis de sa planète, c’est bien de lire « Le Serpent d’Étoiles » de Jean Giono. C’est juste un texte, un texte mythique écrit en 1932 ! Si vous manquez de temps… lisez juste la fin : le jeu des bergers sur le plateau de Malfougasse, dites-moi si cela vous laisse indifférent.

(Voir éventuellement aussi ici (sur mon blog de scIence) pour travailler le sujet du climat)

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