Réchauffement… : jeu de piste !

{Difficile en tant que français de percevoir un effet de soi-disant réchauffement quand le mois d’octobre s’invite durablement en juillet et que l’eau prend la place du soleil. Si encore c’était la première fois… très volontairement ce texte possède un aspect mosaïque. Bon jeu de piste… il suffit de laisser la souris sur les mots bleus pour que la suite apparaissent, mais l’essentiel est noir et bleu !…}

On trouvera ci-après 3 chapitres :

  • 1) Le point de vue du cheval de trait
  • 2) Le passage du nord ouest est ouvert… et alors ?!
  • 3) Le réchauffement…

Il ne faut pas se fier à l’apparente discontinuité du discours. Si on veut penser global, on ne peut se contenter de suivre un fil !

Tirée de Futura Science, origine NASA

1) Le point de vue du cheval de trait

Dans les billets de ce blog si on fouille un peu, on trouvera mon scepticisme… mais je ne suis pas pour autant climatosceptique… disons que je trouve qu’on voit comme un cheval de trait tirant son tombereau ne voyant ou plutôt ne devinant que la route devant lui. En effet, on explique comme la vérité ce qu’on pense de ce qu’on voit : on devine la route devant nous pour aller de l’avant et on sait celle qu’on vient de parcourir (sans pour autant pouvoir aller de l’arrière…).

Devant nous s’étend la perspective d’une réalité à venir, et derrière nous se trouve la réalité du passé. Mais c’est tout autour de nous que se trouve le Réel. Il n’est ni derrière dans l’espace trouble de nos souvenirs, ni devant dans nos aspirations. Le moment présent est, c’est tout, il est jusque dans les fleurs du bas côté qui ne nous concernent pas en tant que cheval de trait !

La trace écrite du passé n’est que celle de ce que nous avons pu saisir, elle est susceptible d’engendrer des spéculations audacieuses. Son « présent » n’est plus perceptible et ce qui n’a pas été conscientisé en lieu et en heure ne peut exister que dans nos pensées. Et il faut une certaine maturité spirituelle pour pouvoir leur faire confiance sans aveuglement?

Concernant l’avenir, on est dans le même flou, et on en déduit autant de choses qu’à propos du passé mais des choses que l’on évoque plus volontiers avec le conditionnel. Déduire depuis l’avenir…

Car voilà, si déduire du passé est une chose que la rétrospectivité peut nous permettre d’accepter comme censée [en acceptant une bonne mesure d’incomplétude], induire l’avenir est une hypothèque totalement gratuite. Voyons une preuve  accessible à tout le monde :

Nos modèles météorologiques

Météo à 10 jours (Annecy, juillet 2014)

Météo à 10 jours (Annecy, juillet 2014)

Par exemple {totalement déconnecté si on n’a pas lu le texte du dernier lien ;)}: chaque jour on découvre de nouvelles espèces… c’est-à-dire nouvelles pour nous, nouvelles pour notre conscience. Elles étaient là mais on ne les avait pas perçues… parfois on n’avait pas été suffisamment attentifs et d’autres fois, nous n’avions encore pas été au bon endroit.

Pour ce qui relève du monde de la nature, on ne sait que ce qu’on a accepté d’étudier. Mais certains phares du Réel échappent à la mise en forme rationnelle, à la définition, car leur état est d’être dans une infinition. Voir aussi note 2.

2) Le passage du nord ouest est ouvert… et alors ?!

S’il est ouvert, ce fameux passage jusque-là non navigable, l’albedo du lieu change, perdant d’un seul coup en potentiel de réflexion et gagnant derechef en potentiel d’absorption : la machine s’emballe.

Ainsi on se retrouverait dans une sorte de dualité tout ou rien ??? Non, là je suis sceptique !

À l’instant T présent on constate dans le monde réel une chose qu’on a étudiée dans le monde physique. C’est comme la météo et ses prévisions : quels sont les facteurs inconnus ou plus vraisemblablement les agents inconnus qui œuvrent dans le vivant mais ne se manifestent pas grossièrement dans le physique, ou disons, différemment, de façon suffisamment grossière pour que nos outils physiques de perception y soient sensibles ? Qu’est-ce qui nous échappe quand on voit un animal par exemple passer de vie à trépas, d’un état vivant à un état inerte ?

{Je sens déjà des esprits alertes qui ont compris le sens de mon jeu de piste et par ailleurs voient où on peut en venir avec ce texte, alors poussons juste encore un peu… }

3) Le réchauffement…

La planète se comporte-t-elle comme un caillou autour du soleil ? Sans doute, mais ce caillou se comporte lui-même à sa surface comme un monde vivant, comme le monde vivant qu’il héberge.

L’espace entre la profondeur planétaire et l’immensité céleste est un lieu de perpétuel changement, perpétuel changement qui est le propre du vivant.

L’humain a réussi à changer le cours du vivant planétaire en injectant très vite une surdose de substances oubliées qui sont, et étaient en des temps immémoriaux, les architectes du vivant dans les forces de la nature (les architectes, pas les maîtres d’œuvre) et d’autres qui sont des poisons, qui vont contre le vivant.

On fustige le gaz carbonique mais le problème fondamental n’est pas ce gaz qui ne peut que profiter au vivant pour peu qu’on laisse ce dernier prendre sa place – les fameux puits de carbones (et pourquoi pas piège à carbone tant qu’on y est ?!).

Non, le vrai problème des ressources fossiles est l’eau qui installe une instabilité atmosphérique par sa simple capacité de changement de phase alors que le carbone sous sa forme gazeuse ne perturbe pas l’atmosphère autrement que par un renforcement de l’effet de serre (je ne suis donc pas climatosceptique…) qui certes va jouer sur les changements de phases de l’eau.

Donc, heureusement que ça chauffe !

De manière physico-chimique, le gaz carbonique est issu du piégeage 😉 de l’oxygène par la partie « …carbure » des hydrocarbures. Une autre partie du même mot, « hydro… » est ce qui en piégeant de l’oxygène (eh oui, encore !) génère la fameuse vapeur d’eau.
Dans tous les cas l’exploitation des matières fossiles est à mettre au débit de la planète ! (Les ressources nucléaires sont aussi … fossiles.)

Désolé de n’avoir pas pu faire plus court… On trouvera bien des élargissements de réflexions à cette présente évocation dans mon fascicule Climat : un maître mot du XXIe siècle.

A+
PR

Annexe :

Évolution des prévisions météo sur Annecy à 10 jours du 15 au 22 juillet

météo1407_24-15météo juillet 2014 du 16 au 25météo juillet 2014 du 17 au 26météo juillet 2014 du 18 au 27météo juillet 2014 du 19 au 28 météo juillet 2014 du 20 au 29

météo juillet 2014 du 21 au 30météo juillet 2014 du 22 au 31

 

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Note 1 : « Certains estiment aujourd’hui que l’éruption du Samalas en 1257 et celle du Kuwae en 1452 auraient joué un rôle clé dans l’apparition du « petit âge glaciaire ». Une période climatique froide survenue dans l’hémisphère Nord entre 1303 et 1860 et caractérisée par des minimums de températures très bas. Si l’éruption du Samalas aurait pu jouer le rôle de déclencheur, celle du Kuwae aurait permis au petit âge glaciaire de persister plus longtemps. « Les enregistrements réalisés constituent la base fondamentale pour une amélioration spectaculaire dans les reconstitutions existantes des émissions volcaniques au cours des derniers siècles et millénaires », a conclu Michel Sigl repris par le DailyMail. » En savoir plus: http://www.maxisciences.com/%e9ruption-volcanique/les-10-eruptions-volcaniques-les-plus-explosives-de-l-histoire_art33003.html Copyright © Gentside Découverte         [retour texte]

Note 2 : On peut mettre dans le lot de ce qui restera indéfinissable des choses comme le vivant, j’en parle souvent sur ce blog. L’ensemble des constats de nos observations constitue un volume souple, mobile et mouvant qui échappe à toute perspective de fixation, de rigidification, … de mortification !      [retour texte]

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