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Protégé : Suis-je ou ne suis-je pas

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Humain : chancre ou chantre ?

ou

Vers quoi l’esprit scientifique devrait-il évoluer ?

Une émission de radio qui prenait dimanche dernier le même chemin que moi m’a interpellé par quelques propos de Bouli Lanners (réalisateur, metteur en scène, acteur, scénariste) qui ont coïncidé avec mon court passage sur cette route du Gard où j’avais 2 km à faire. La radio était allumée, je n’ai pas choisi.

L’émission est ici et le moment sur lequel je suis ‘tombé’ est à peu près au milieu, à partir de la 22e minute. Je ne reprendrais pas ici le propos pour le juger puisque je n’ai pas écouté la suite de l’émission ni son début. Ce que j’ai entendu m’a juste mené dans une réflexion que je vous soumets maintenant. Car, j’ai réagi… Je ne sais pas ce que dit par ailleurs Bouli Lanners mais là il disait que l’idée de mettre l’Homme au centre de tout comme cela est proposé par le christianisme l’insupporte.

Je le comprends. J’ai aussi emprunté ce chemin pendant ma période d’adolescence… je ne supportais pas qu’on place l’Homme comme une sorte de phare ! Pourtant, après bien des années….

Explication

Il fut un temps où la planète des humains était au centre du monde. Puis des hommes observateurs surent que dans le monde physique cela n’était pas ainsi : la Terre était en mouvement (Archimède, Plutarque, Aristarque de Samos). Ils en parlèrent à travers des écrits que personne ne pouvait lire, ou très peu de personnes. Pendant des siècles encore l’humain sur sa planète se considéra comme au centre du monde, sur un monde solidement assis, immobile, non par le discours de prêtes savants mais parce que c’est l’expérience de chaque jour, de chaque nuit : le Soleil se lève à l’est, il course dans le ciel, et se couche à l’ouest. Se persuader du contraire (on tourne autour de lui en tournant sur nous-mêmes à partir du centre de la planète) relève du tour de force plus que du tour de piste… Et c’est déjà pas mal qu’on ait fini par croire les scientifiques à propos d’une idée aussi … tordue.

Vint un chanoine, économiste, voire docteur, qui avait la culture nécessaire. Observant le ciel Copernic effectivement commença à douter des descriptions issues de son propre clan (il était, entre autres, chanoine) : la Terre, dans les faits considérés, en adoptant une autre position que campé sur son sol, tourne autour du Soleil et non l’inverse qui ne relève que de l’apparence ; nos sens nous trompent… assura-t-il. Il en fit un livre : De Revolutionibus Orbium Coelestium (Des révolutions des sphères célestes). Les anciens le savaient mais cela ne changeait rien à leur vie, pas plus que cela chaque quoi que ce soit à la nôtre en connaissant maintenant quelques détails en plus (le livre pour ne pas créer de remous autour de la sa personne, ne paraîtra qu’à la mort de son auteur (Galilée aura un procès où il se reniera mais n’en pensera pas moins qu’il a raison, Giordano Bruno finira au bûché, pour avoir eu l’honnêteté de ne pas se parjurer lui-même. Képler et Tycho Brahé entérineront la chose en y mettant de la science scientifique…

Plus tard un autre homme de science et de littérature cette fois dira en prenant un autre point de vue encore que nos sens ne sauraient nous tromper, mais que c’est notre jugement qui nous met dans l’erreur, le comment nous interprétons ce que nos perceptions sensorielles nous transmettent. Goethe regardant les nuages, les plantes, les couleurs réfractées, les ossements, les animaux tenta de donner une méthode d’observation moins interprétative, plus proche de la nudité des phénomènes observés. Ainsi son emblématique docteur Faust va-t-il nous montrer l’erreur que nous cultivons encore en place de nos jours. Faust va sceller un pacte avec Méphistophélès (Pour Goethe, c’est le symbole du démon intellectuel qui procure à l’homme l’illusion de tout comprendre et de tout dominer. Méphistophélès, qui ne peut éteindre chez Faust l’aspiration vers l’infini et vers l’action, échoue. [source, et pour compléter, on peut lire dans wikipédia un article sur Faust à travers les époques ou à défaut lire les deux tomes du Faust de Goethe].

Et nous, là, au XXIe siècle ?… Quoi qu’il en soit de nos digressions astronomiques ou astrophysiciennes le Soleil se lève toujours à l’est pour aller se coucher à l’ouest… et nous trimons dans la biosphère, tiraillés entre nos rêves et nos délires, nos cauchemars et la réalité souvent dure et cruelle mais parfois aussi lumineuse et douce.

Oui, la réalité existe. Personnellement, moi, je la rencontre et la pratique au quotidien… pas vous ?! Mais si… forcément ! Et de toute façon, la mienne n’est pas la vôtre… la mienne n’est même pas celle de mon épouse, ni de mes enfants, des voisins, des concitoyens, des terriens.

La réalité est cet espace dans lequel j’évolue et qui me forme en même temps que je l’alimente. C’est génial, non ? Oh, il y a bien une ligne commune entre moi et vous et aussi entre la Nature et nous :

  • je suis matériel à n’en pas douter, autant que la porte du placard sur laquelle je viens de m’assommer ; j’ai mes limites pour porter les pierres, etc..
  • je suis vivant, car je vois bien que des processus se déroulent en moi qui me permettent de conserver ma forme physiologique dans une certaine fourchette, forme qui dépend, mais sans plus, de ma… forme matérielle, j’ai besoin de repos et pas seulement de carburant, je suis malade de temps à autre mais je m’en remets à chaque fois, etc..
  • je suis sensible, émotif, désireux, etc. ; et il me faut des trucs qui font du bien là où ça fait mal quand c’est le cas (choc qui me déforme, rage de dent dont l’origine m’échappe, trouble amoureux qui laisse mon âme dans le désespoir ou l’exultation, etc.), etc..
  • je suis actif. Oui, manger et dormir, me protéger et souffrir ne me suffisent pas, j’ai besoin à côté de ça de me sentir utile à mon entourage proche ou lointain, planétaire même peut-être, et cette activité me travaille tellement que même dans mon sommeil, blanchi ou pas, je travaille à préparer sans doute les inspirations ou intuitions que j’aurai le lendemain ; en fait je m’agite toujours quelque part, sans cesse même quand… je dors !

C’est tout ! Enfin presque. Presque, car dans cette liste il manque un élément qui pourtant est présent à chaque alinéa : je suis un JE, ni plus ni moins que vous ou les autres qui nous ignorent dans notre relation épistolaire. Et tous les autres JE que vous êtes sont autour de moi… ni plus ni moins central que moi. Et plus encore ce JE n’est ni masculin, ni féminin, même pas androgyne, il est asexué, et il n’est ni jaune, ni blanc ou basané, ni noir ou rouge ou café au lait. Et plus encore, il n’est pas né de la rencontre sexuellement féconde de mes parents, JE ne suis pas leur somme ou leur déduction collaborative ; ce sont des JE, eux aussi dont mon corps conserve des traces héréditaires mais pas moi, enfin moi peut-être un peu, mais je sens que pour MOI, ces traces sont plutôt des contraintes dont j’aimerais bien me libérer afin, enfin, de pouvoir comprendre mon MOI tout nu, sans plus aucun oripeau pour en masquer les facettes, afin, enfin, de me comprendre moi-même… JE suis un MOI qui est Tout et qui peut même considérer ce Tout.

Ça donne le tournis, non ? Ça doit être pour cela qu’on peut savoir ce JE mais ne pas pouvoir l’utiliser tant qu’on est pas assez mature pour le rencontrer. C’est plus facile de rencontrer celui qui est dans le miroir et qui est et restera une image, fut-elle éphémère comme toutes les images.

Aujourd’hui, ces images, elles ne sont même plus des images souvent, mais des suites de points composant une image, des points sans consistance et sans aucune réalité tangible. Elles sont des absences… Et notre MOI à chacun est comme chassé de ce monde.

Alors non, je ne suis pas le nombril du monde mais je suis au centre de ma réalité, et, pire que cela, je me cherche dans cette réalité afin de pouvoir la valider, l’éclairer, lui offrir une consistance.

On a dit la Terre tourne autour du Soleil, et non l’inverse. Puis on a dit que le Soleil était un rien qui tourne autour d’un point proche du lieu qu’on appelle Alpha dans le Centaure et qui est le centre géométrique d’une entité galactique aux allures de colosse mis qui est bien peu de chose vis à vis d’autres colosses colossaux. Ce Tout colossal est tellement grand que mon pauvre corps est insignifiant dans son histoire.

Ainsi on veut maintenant rabaisser ma prétention d’être à une sort de rien moins que rien en me noyant dans un tout dépersonnalisé, déshumanisé, où toi, cher lecteur tu serais un moins que rien aussi. Laisse-moi te considérer comme un Tout, voire un plus que Tout toi aussi.

Car, mieux, non seulement tu es un Tout mais en plus (eh oui, c’est possible), tu as, comme moi et les autres, la capacité de considérer ce Tout. Donc tu fais partie, comme moi et les autres d’un TOUT bien plus vaste que l’univers, et là est ta patrie vraie. Pour l’heure, quand on te dit poussière d’étoiles, qu’on te traite de poussière d’étoiles, on ne considère QUE le premier point de la liste établie plus haut dans ce texte.

Et dire qu’on est encore seulement des gamins pour ce TOUT… peut-être même seulement des bébés vue notre capacité de relation à autrui ! Mais on est en chemin !

source : National Géographique Œuvre de Pierre Paul Rubens

Andiamo

Alors voilà ma réponse à la question du titre. L’être humain du commun des mortels ne déborde pas, dans les faits, d’un amour pour la nature… Il commence tout juste à comprendre ce qu’elle est s’il se cultive une peu. Si c’est très récent à l’échelle de l’histoire de l’humanité c’est parce qu’il lui a fallu, à l’humain, créer le désordre, installer une dysharmonie dans le train train de Dame Nature qui l’héberge. Il ne pouvait pas avancer sans faire des bêtises parce que sa conscience est encore bien trop neuve, et les bêtises sont de taille à lui faire comprendre que non seulement c’est un roseau pensant que l’humain, mais en plus il ne fait pas vraiment partie de la nature. Seul un peu de lui en fait partie : les 1, 2 et 3 de la liste un peu plus haut. Le reste lui appartient en propre, et sa conscience quand il étudie les sciences de la nature

  • de la physique commune à l’astrophysique en passant par la physique quantique,
  • de l’histoire naturelle à la biologie moléculaire en passant par la biologie génétique, de la zoologie d’observation à l’étude des comportements et aux rapports entre les sexes pour assumer la reproduction des espèces en passant par le doute à propos des expérimentations sur les animaux,
  • de histoire des sociétés à celle troublante de la psyché humaine en passant par la sensibilité des organismes vivants,

n’est qu’un sas pour qu’il découvre sa place, non pas dans les limbes ou sur une autre planète éventuellement habitable, mais là dans ce grand Tout qui reste le seul moyen qu’il possède déjà (et vraiment) pour combler son sentiment d’incomplétude. Il faut que cette question s’éveille :

« Qui suis-je ? »

Sans la quête de la réponse, la Nature reprendra ses droits, manifestera son dépit, acceptera sans doute l’échec. La réponse à cette question n’importe pas, c’est la conscience de la question qui compte…

Les « JE » se renforcent dans leur faculté d’émergence au fur et à mesure que des impulsions contraires au bon sens spirituel tentent de les étouffer, les endormir, les relativiser. Les religions ont raté le pas, et il fallait que ce soit le cas très probablement, car l’humain n’était pas prêt. Il était trop jeune et elles n’ont fait que précipiter sa perte en l’emmenant dans des dédales de conscience et des pseudo règles de morale qui résident finalement en l’être humain lui-même.

Un extrait en portugais brésilien illustré à partir d’un long poème de Rupert Sipra. Le texte anglais d’origine est accessible en intégralité avec ce lien.

Il faut que l’humain connaisse le vide pour apprendre à le combler. La destruction de la nature est ainsi une partie intégrante de cet espace que l’humain doit déshabiller, dévitaliser, déformer, déstructurer pour enfin n’avoir plus d’image toute faite de lui dans le miroir. De même il se détruit lui-même (animalisme, transhumanisme, chimisme) pour aller toucher le fond du fond. « Je suis » est en train de perdre toute substance. Il se désincarne, se virtualise. Jusqu’à quand ne sera-t-il pas encore trop tard ?

Quand le réveil se produira-t-il ? Et s’il ne se produit pas au-delà de la limite fatale, alors l’humain se reconnaîtra dans son humanité comme dans la Nature, il connaîtra que la Nature Humaine et la Nature Maison doivent avancer en harmonie. L’humain doit évoluer, c’est sa fonction première dans la Nature, il est là pour incarner l’idée d’évolution, pour transcender le Temps (ce concept dont il ne semble pas savoir quoi faire ou au moins quoi en penser) ; il est là pour faire changer les paysages ; chacun est là pour apprendre à voir dans son homologue ce qui fait que les deux sont humains, frères comme dit depuis des siècles sans vraiment comprendre la dimension et la portée de ce mot.

Il relève de la responsabilité de la science d’apprendre à chercher autrement que par une foi absolue en ses appareils physiques qui ne montrent que le physique pour lequel ils sont conçus ; ils sont remplis d’idées préconçues, de mécaniques algorithmiques qui n’ont rien à voir ni à faire avec la vie … Arrêtons de rêver ou d’attendre que des chimères nous sauvent.

L’avenir de l’humanité n’est pas sur Mars, ni voire plus loin, mais, là tout proche, dans cette zone où bat le cœur, où l’on se montre du doigt en disant : « Qui ? Moi ? »

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Le loup… ou le Loup

À l’origine de ce blog, un article : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/occitanie-le-loup-n-est-pas-l-animal-cruel-que-l-on-croit-selon-le-chercheur-pierre-jouventin-2282134.html et une réflexion rapide que j’ai envoyée sur un réseau social connu… :

C’est curieux cette habitude humaine qui remonte à des peurs d’un autre âge. Le loup est comme les autres animaux, il ignore le mal. Cela nous montre avec certitude que l’humain n’en est pas un, animal, il connaît le mal, le cultive avec délice alors qu’il devrait cultiver l’inverse, et se sentir responsable à la fois de ses erreurs de « jeunesse » et de la nature. Celle-ci est capable d’absorber ses fantaisies jusqu’à un point maintenant largement dépassé mais elle ne le punira pas, elle ignore le mal… Par contre elle manifeste son déséquilibre, et … ça nous dérange !!!

Le Loup de nos contes n’était pas le loup de nos forêts… pas plus que le serpent de nos forêts n’était l’insidieux Serpent de la Genèse, ni Jörmungand celui de Midgard, ni les Dragons de Chine, et encore le Vert du Conte de Goethe.

Le dieu Thor en train de combattre Jörmungandr (dessin de 1895, wikipedia)

Mais les adorateurs du loup ne vouent pas forcément le même intérêt aux serpents, alors ils s’offusquent moins du manque d’amour ou de reconnaissance dont ces derniers sont l’objet. Quoi qu’il en soit, le petit chaperon rouge n’affronte pas un loup, ou alors cela est très naïf de le croire.

Tête de loup, Crayon sur Papier 50×50 cm, Henri Ibara

Les enfants font la différence car ils savent très bien, mieux que certains adultes…, que si un Loup est capable de se changer en grand-mère alors c’est qu’il n’est pas un loup à poil si j’ose dire. J’espère que tout le monde suit….
Bon, on peut se demander pourquoi on parle du loup, la bête, ou qu’on associe le Loup en tant que figure emblématique à notre bon loup gris dans les contes… La raison, s’il en faut, remonte sans doute à la terreur des hivers trop rudes qui poussaient les loups à poil à s’approcher des demeures semant ainsi la panique dans les chaumières, paniques quasiment justifiées par la probabilité d’un besoin de manger de la chair fraîche, base alimentaire de ce prédateur, régime qui était déjà connue à l’époque des contes… À part quelques détails et des histoires de gènes on n’en sait pas spécialement plus sur le loup qu’à cette époque.

D’ailleurs si l’on rapproche le conte du petit chaperon rouge (conte souvent incriminé par les défenseurs du loup – dont je suis tout en étant volontiers conteur…), si l’on rapproche ce conte de l’œuvre « Roman de Renart« , on voit vite que le Loup rusé du conte n’a rien à voir avec le pauvre Ysengrin qui ne brille guère par l’esprit au côté de son compère Goupil ; à moins qu’il ne s’agisse de Dame Hersent, la coquine acoquinée avec Goupil… bref !!! Ne mélangeons donc pas le Loup avec les loups.

L’article de Pierre Jouventin dans Sud-Ouest, article cité plus haut, est intéressant (et le livre dont il y est question doit l’être plus encore). Dans cet article il est écrit :

Peut-on se protéger du loup ?

Pierre Jouventin est catégorique : « Bien sûr, on peut s’en protéger ! Dans tous les autres pays, on considère que la cohabitation est possible mais cela signifie avoir des bergers, des clôtures et des chiens de protection ».

Serions-nous, nous français, des incapables ? Oui, la réponse est sans appel, enfin ceux qui sont concernés et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez où se trouvent leurs intérêts, leur préférant probablement d’autres choses plus… excitantes. Alors pourquoi les français sont-ils des incapables dans ce domaine (parmi d’autres sans doute, quelle nation ne ne l’est pas).

Ne serait-ce déjà parce qu’on a peur du loup alors qu’on lui offre une manne facile si jamais on le laisse s’inviter sur nos terres agricoles (argument de Pierre Jouventin), mais aussi, et c’est nettement plus grave car conscient ET conscientisé, ON, le législateur, ne fait dans la douceur ! Il décrète, le législateur… mauvais larron, simplement comme coupables… enfin disons comme nuisibles avec peine capitale à la clé toute une clique d’animaux qu’il, le législateur… bon larron, s’efforce sous la pression des gentils de protéger… ainsi l’ours et le loup ont ému les foules, et ne sont plus nuisibles.
Voici un document non classé top-secret ou défense qui en dit long sur la stupidité humaine : http://www.landes.gouv.fr/regulation-des-especes-susceptibles-d-occasionner-a42.html. Oui vous avez bien lu landes.GOUV.FR.

On y parle de trois groupes de nuisibles que je rassemble ici en une énumération : (1) le chien viverrin, le raton laveur, le vison d’Amérique, le ragondin, le rat musqué et la bernache du Canada, (2) la belette, la fouine, la martre, le putois, le renard, le corbeau freux, la corneille noire, la pie bavarde, le geai des chênes et l’étourneau sansonnet, (3) le lapin de garenne, le pigeon ramier et le sanglier. Vous trouverez une réflexion sur la nuisance du renard, prédateur du sanglier entre autres, en annexe à propos de ces animaux, dans une autre page de votre serviteur dont j’ai reproduit ici la liste emprunté à .gouv.fr : https://poesiespr.wordpress.com/2021/10/10/en-lisiere-de-foret/. Je vis cerné de hordes de chasseurs traquant sans répit le sanglier (plus intéressant que le ramier ou la pie, voire le geais), à coup de 4×4, téléphones mobiles et autres fusils à balles…

Personnellement les sangliers ne viennent plus me déranger depuis que j’ai investi non dans des vigiles mais dans une simple barrière (que des chiens à clochettes et antennes peuvent sauter suivis à terme par leur propriétaire armé d’un fusil non cassé sur l’épaule capable de m’accuser de le courser alors qu’il traverse tranquillement ainsi mon terrain sous mes injonctions à casser son arme (véridique)).

Bref, le Loup est dans la bergerie : ainsi va la France, pays des Droits de l’homme et du citoyen (droits du mâle sans doute…).

En même temps, sur le même réseau dit social, j’introduisais une vidéo sur les événements qui se sont produits au Hameau des Buis de Sophie Rabhi avec ces mots :

Les temps changent en permanence mais certains changements sont parfois nécessaires, c’est le seul moyen pour qu’un monde nouveau surgisse du marasme dans lequel on nous entretient plus par sottise je pense (mais on attend mieux !) que par intention malveillante comme le pensent certains. Derrière la dégringolante continuité, il existe des forces qui souhaitent garder la lignes (si je peux dire), forces dont certains opportunistes usent et abusent à leur profit, sans doute sous le coup de séductions trop tentantes et par crainte d’un changement qui pourrait les remettre en cause derrière leur écran de fumée.

On dira, dans les chaumières, « beaucoup de ressenti chez ce Roussel« . Pourquoi pas… mais est-ce une raison pour invalider les arguments, surtout s’ils sont étayés dans une humble paix intérieure ?

Le Loup est bien caché dans sa tanière qui ne sont autres que les tripes humaines. C’est là qu’il rode, contenu par certains hébergeurs, attisé par d’autres hébergeurs. Et ce Loup a de quoi faire peur. Force de maîtrise de soi autant qu’outil de destruction massive selon qui l’abrite en sa demeure. Le Loup est une force, sans poil donc… et sans croc acéré pour perpétrer le Mal, et sans regard méchant pour semer la peur. Mais c’est ainsi qu’on le dessine… car on ne sait pas dessiner les forces autrement que sous des formes… représentatives (le mathématicien, le physique dessinent bien des flèches et on ne les tacle pas pour autant en les traitant de Cupidon…).

À travers leur image du Loup, les contes n’ont pas apporté la peur d’un innocent. Ils n’étaient pas produits spécialement pour terroriser les enfants, mais pour les soirées dans les chaumières, pour parler de réalités liées à la nature humaine dont le Loup fait partie, ce n’est pas ici un être de la biodiversité… Cette sorte de Loup est bien plus dangereuse que celui qui hurle sa faim par une si triste et douloureuse lugubrité.

Comme ne l’évoque jamais ainsi l’actualité qui fait état de choses monstrueuses, ce même Loup ne traîne-t-il pas ces sales pattes de sainte autorité sur des petits enfants (surtout garçons) voire dans les perversions narcissiques chez certains mâles (en général) dont la domination peut s’affirmer violemment entre viol, violence doucereusement nauséabonde et autre inceste, etc. ? La liste est longue sur les agissements du Loup, force indomptée mais pas indomptable de la nature humaine (combien ? 99% de l’humanité sait le contenir sans doute, mais on ne parle que des 1% restants…).

Le Loup des contes est plus proche de Fenrir de la mythologie nordique que de notre Canis Lupus, innocent mais tout de même à contenir… (c’est d’ailleurs un redoutable prédateur du sanglier…., bêtes de force égale en terme de ténacité (je ne sais pas si le courage existe chez l’animal…), c’est donc un concurrent de terrain tout ce qu’il y a de plus sérieux pour le chasseur).

FENRIR, Sculpture – Bois 29x20x2 cm, Joe Amarok

Terminons avec Victor :

Le cerf, s’échappant de plus belle,
Bêle ;
Un bois à sa course est ouvert,
Vert.

Il entend venir sur ses traces
Races
De chiens dont vous seriez jaloux,
Loups ;

Victor Hugo, Odes et Ballades, LA CHASSE DU BURGRAVE (wikisource)
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écologie forêts gestion de l'eau

C’est à vomir…

Oui, je sais ce titre est un peu tape à l’œil, provocateur et limite en expression. Mais c’est ce qui m’est venu à l’esprit en voyant cette coupe (parcelle AB0025, St André de Roquepertuis, Gard) parce que mon émotion m’a pris aux tripes !

ON m’en avait parlé. J’ai passé un mail à Denis Cheissous (CO2, mon amour, France Inter) pour attirer son attention car il me parait être un personnage médiatique « assez » sensible… Voici mes interrogations personnelles !

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philosophie

Et « soi » dans tout ça ?…

L’époque actuelle est semblable à une sorte de crise identitaire de l’humanité. Que représente l’humain ? Quelles sont ses véritables forces, capacités, aptitudes ? Pourquoi l’humain ? Qui est-on ?

Pour répondre à ses questions l’humain en question prête un peu trop foi (à mon goût) aux preuves par la technologie et la science qui tire ses conclusions pour nous, façonne ses postulats, s’aveugle sur la puissance de ses technologies.

Nos moyens non destructifs d’investigation au sein des processus cérébraux sont tout simplement extraordinaires. C’est une performance à nombreux titre. Mais est-ce une solution de réponse aux questions existentielles ? Est-ce une preuve d’objectivité holistique ? Non !

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académisme art

 » Donc  » !

Le mot qui assure…

pour un billet un peu décalé mais néanmoins sérieux !

Le lithium est le plus léger des métaux […] qui permet d’échanger des électrons DONC qui permet de stocker ou libérer de l’énergie.

Philippe Bihouix dans « La face cachée des énergies vertes » ARTÉ

Pour ce billet, tout est parti de cette phrase à l’allure anodine relevée dans une vidéo d’Arté (« La face cachée des énergies vertes » lien valable jusqu’au 22 janv 2021). Caricaturons-là afin d’en révéler le sens :

  • je mange DONC je mastique
  • et le fameux « Je pense DONC je suis »

Je vois à vos regards éblouis que oui, vous avez compris… Est-il besoin d’en rajouter ? Bon, d’accord, je poursuis :

DONC est une conjonction qui ouvre l’argument précédent pour mettre un terme à un raisonnement, dynamiser une affirmation, appuyer un étonnement :

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académisme culture Physique quantique

Et si…

Je n’ai pas suivi la première vidéo en bas de l’article et qui titre : « ET SI LA MORT N’EXISTAIT PAS – Le film (Partie 1) » mais c’est elle qui a suscité cet article.

Inutile de jouer sur les mots, la mort existe… et c’est une chance ! Tout dépend de quoi on parle… C’est à cela qu’une amie, Béatrice, m’a rétorqué à très juste titre vu sans doute mon jugement un peu hâtif regarde le documentaire, la science avance. Bien sûr qu’elle existe sur le plan physique mais ils en parlent en terme de conscience. Comme pour tous ces documentaires, les titres sont comme un produit de gondole, sensationnel, mais la réalité du documentaire est autre.

Si le titre ne correspond pas à ce qui est dans le détail, c’est que le titre est faux ou bien qu’il est là pour allécher le client…

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La nature aurait-elle horreur du vide ?

N’hésite pas à lire Art de Yasmina Rezza pour compléter ce billet.

La nature a horreur du vide

Aristote, quelque part… mais peut-être davantage Spinoza autre part

Aristote de son côté en est venu à cette conclusion en constatant que la nature exige que tout espace soit rempli de quelque chose. Ce quelque chose n’est pas forcément odorant ou coloré, et il se trouve ainsi invisible à nos premières sensations. Il en a conclu sans doute que la bouteille vide (d’eau) est pleine (d’air).
En fait l’affirmation est fausse autant au niveau matériel qu’au niveau philosophique. La nature doit faire avec le vide sinon la création humaine n’aurait rien à remplir et serait donc impossible, le monde n’évoluerait point. Voyons cela.

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réflexion spiritualité

Les yeux, portes pour l’âme

À travers tes yeux, des étoiles m’ont parlé

Se regarder les yeux dans les yeux, et se connecter, à soi par l’autre, et l’autre à lui-même par soi.
J’ai eu la joie immense de faire cet exercice et je ne peux que souhaiter à chacun de vivre cette expérience (avec un(e) inconnu(e) bien entendu).

On s’aperçoit de deux grandes choses :

  • l’autre parle en silence, il(elle) se montre dans sa nudité, avec confiance, abandon,
  • il(elle) vous renvoie une image de vous, êtes-vous dans la même confiance.

Pendant combien de temps peut-on faire cela ?

Peut-on ajouter l’intention ? Par exemple on bouge ensemble, rien que par le regard, on peut commencer par dire que l’un ou l’autre guide, puis plus personne, on écoute par les yeux, on dialogue, on impulse même chez l’autre le mouvement qu’on envisage

A & B sont connectés.
A veut bouger comme ci.
B accepte l’impulsion.
A suit le mouvement de B
dans un mouvement qui vient de A

Ni suggestion de pensée, ni manipulation ! A et B restent eux-mêmes.

Je te reçois, tu me reçois. Je dialogue avec toi à un niveau plus détaché de la sphère physique que si nous le faisions avec la parole.

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réflexion

Fait d’époque (fin)

Partie II sur 2

Ce virus est une opportunité maladive

L’article précédent annonçait le contenu de celui-ci :

Tout un monde, n’est-ce pas ? Un peu disparate, n’est-ce pas ? Mais la vie est ainsi qui rassemble l’ortie et la rose, la sardine et le requin, des philanthropes et des égoïstes, l’éruption volcanique et la fertilité des terres, le bien et le mal, l’amour et la peine sinon la haine, l’anarchiste et le patriote, le trifouilly-les-oyens et les citoyens du monde, etc.. Il faut de tout pour le faire, ce monde.

La liberté

Ah, la liberté ! On la veut, on la (ré)clame, on la revendique, on écrit son nom sur les murs. Mais quoi ?… « JE VEUX » et l’autre ne veut pas la même chose !!!

JE VEUX implique le TU DOIS… et on comprend vite que c’est intenable socialement parlant… mais même tout seul avec sa liberté d’ermite ça n’est pas évident. Parce que même tout seul, il y a l’AUTRE, le monde. Et lui il ne VEUT rien, il EST. Il n’attend de nous, il nous laisse libre, et nous, pauvres bougres, nous DEVONS faire avec, avec son cadre physique, sa capacité de vie qui nous ramène toujours à une certaine contingence. ÊTRE ou NE PAS ÊTRE… demandait Hamlet, ÊTRE en même temps que NE PAS ÊTRE propose la physique contemporaine.

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