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 » Donc  » !

Le mot qui assure…

pour un billet un peu décalé mais néanmoins sérieux !

Le lithium est le plus léger des métaux […] qui permet d’échanger des électrons DONC qui permet de stocker ou libérer de l’énergie.

Philippe Bihouix dans « La face cachée des énergies vertes » ARTÉ

Pour ce billet, tout est parti de cette phrase à l’allure anodine relevée dans une vidéo d’Arté (« La face cachée des énergies vertes » lien valable jusqu’au 22 janv 2021). Caricaturons-là afin d’en révéler le sens :

  • je mange DONC je mastique
  • et le fameux « Je pense DONC je suis »

Je vois à vos regards éblouis que oui, vous avez compris… Est-il besoin d’en rajouter ? Bon, d’accord, je poursuis :

DONC est une conjonction qui ouvre l’argument précédent pour mettre un terme à un raisonnement, dynamiser une affirmation, appuyer un étonnement :

  • J’aime le thé donc j’en bois
  • Je bois beaucoup de thé donc je l’apprécie (sinon… c’est pas malin !)
  • Ah, tu aimes le thé ? Donc serais-tu anglais ?

Ici Philippe Bihouix nous affirme : Le métal permet le transfert d’électron DONC l’échange d’énergie….

Maintenant vous pensez Bin oui, et alors ? C’est vrai…. non ? Je sens que vous allez me dire que vous n’êtes pas d’accord mais, M. Roussel, la science l’a affirmé.

Voici ma réponse. Oui c’est sans doute une façon de voir les choses et a priori ce n’est pas faux. Personnellement, les électrons je n’en ai jamais vus et je ne fais que les conceptualiser, par contre je vois la pile qui se décharge au fur et à mesure que l’appareil qu’elle alimente produit son effet en dépensant l’énergie de la pile puisque c’est elle que je dois changer. Que ce soit des électrons qui assurent le boulot, pourquoi pas ! Personnellement le mot « électricité » me suffit.

Ce que je veux dire c’est que je constate l’énergie dépensée ET que je pense que la pile capable de présenter une différence de potentiels entre ses pôles est capable d’entretenir un courant électrique qu’un circuit adapté transforme en ce que j’attends de lui. On me dit que ce courant « électrique » correspond à un déplacement d’électrons d’un pôle à l’autre à travers une sorte de dédale qui produit son effet (le circuit permet le passage de l’électricité tout en s’opposant à elle — bin oui, ça chauffe — et me révèle quelque chose par une diode, un son, un afficheur, etc. qu’il met en fonction).

Le problème n’est pas là … il est dans le sens de l’affirmation :

point de vue DONC réalité

alors que nous devrions mettre les bœufs devant la charrue… la réalité (pour nous ici échange d’énergie) donc on peut penser (que des électrons blabla).

Cela n’est pas anodin, enfin pas autant que cela en a l’air. Il parait plus juste de voir le monde ainsi :

Description de la part du Réel observée (une réalité quelconque)
DONC
on pense que selon le point de vue humain interprétatif, etc..

On va alors pouvoir se lancer dans une explication, un développement d’étapes de pensées, de représentations intérieures, censées coller fidèlement à ce qui se passe pour produire la réalité présente. C’est le travail du chercheur : « tu as développé un cancer, parce que tu fumes trop » et non « tu fumes trop donc tu as développé un cancer« . Cette seconde proposition serait correcte sous la forme « tu fumes donc tu risques de développer un cancer » car ici le « donc » relève d’une étude parallèle qui a réussi à associer le fait de fumer avec celui de voir les cellules ne plus savoir comment contrôler le processus de morbidité locale (impliqué en principe dans un organisme sain pour assumer le renouvellement cellulaire).

À propos de médecine

Jean-Marie Gustave Le Clézio nous dit : « Un jour on saura peut-être qu’il n’y avait pas d’art mais seulement de la médecine« . Cette page couvrant une émission de France-culture « Neurosciences : comment l’art nous guérit«  montre l’effet de l’art dans un sens thérapeutique, mais Le Clézio efface ici l’art pour mettre en avant la médecine (et le titre de France-culture en rajoute en parlant guérison au lieu de soin). (Voir note en bas de page)

JMG Le Clézio est un artiste, son mot est peut-être dans un sens indirect.

L’art, pour moi, est l’expression de la relation de l’être à la réalité ; la médecine quant à elle est une science non exacte qui nécessite un art de l’approche de l’être pour appliquer la bonne technique si on veut le mettre sur la voie de la guérison

DONC !

Donc nous voici au cœur du débat… : selon comme on s’exprime on définit le monde… Si je dis selon la théorie… donc il se passe cela, je suis dans le faux ! mais cela ne veut pas dire dans l’inverse il se passe cela donc on peut penser que… que je suis obligatoirement dans le vrai !

Les communiqués scientifiques d’aujourd’hui sont remplis de conditionnel. Pour moi, cela les invalide dans le sens où ils présentent une perspective, et juste une perspective qui peut très bien ne pas être.

Les faits doivent être décrits et en les décrivant on omet des facteurs (constat et non jugement négatif…), des facteurs qui tout simplement n’entre pas dans le champ de notre conscience du fait. On ne peut pas tout circonscrire.

L’expression Il pleut peut nous éclairer. Quoi pleut ? « Il » pleut.

Dieu ? Le ciel ? Les petits oiseaux ?

Longtemps encore on dira il pleut (enfin j’espère), mais aujourd’hui on sait plus ou moins l’histoire de l’humidité, de la chaleur, des pressions qui existent en amont du phénomène « pluie ». Seulement la météo comme la médecine n’est pas une science exacte : on constate le temps qu’il fait avec tous les critères possibles et on pronostique une évolution possible qui peut s’avérer fausse au bout d’une heure… Des paramètres nous échappent encore et peut-être même des paramètres importants non quantifiables, ceux qui font qu’on n’a pas affaire avec une science exacte qui utilise des équation non probabiliste (mais cela demeure une science, pas un art ni une technique), paramètres que la science (exacte) écarte le plus possible en limitant le champ expérimentable.

C’est ainsi que la science se coupe du Réel, en l’observant par petit peu (les réalités) et en prenant seulement ce qui entre dans son champ expérimental et cognitif.

L’électricité est plus vague que l’électron, plus générique. On a sans doute parfois pris le jus et alors on sait, en soi, ce qu’est l’électricité, mais delà à la définir en mots… L’électron quant à lui fait foi d’une définition plus ou moins argumentée mais jamais franche : définition 1, définition 2, définition 3, etc.. (les liens ci-dessous sont tous issus du texte du site source, il est bon de les suivre pour se faire une idée plus précise de l’électron…) :

Quand on parle d’électricité on peut rester dans le vague et tout le monde sait plus ou moins de quoi il s’agit… alors que si on parle d’électron, ça fait savant…

Et la Vérité alors… elle est où ?

La Vérité, c’est un autre sujet… Pour en rester au nôtre, rejoignons Descartes qui nous a semé le doute (et il le fallait bien !), Descartes revu et corrigé :

Je suis,
et entre autres, je pense
(et je peux DONC penser que je suis,
puisque je suis capable de penser en un for intérieur
mais certainement pas que je suis parce que justement je pense)

Brave René… Il voulait peut-être dire après avoir pris un coup sur la tête : « Tiens, je m’aperçois que je suis encore capable de penser donc je dois être toujours de ce monde…« 

Sur ce portrait on pourrait penser qu’il dit « mouais… » à cause des yeux pochés et de la moustache douteuse peut-être…, « pensez ce que vous voulez, moi, peut-être que je suis !« .

Pour atteindre à la vérité, nous avons notre être, rien de plus. Il est le lien entre le Réel, la somme des réalités dont la sienne, et son sens à lui en tant qu’être. Parmi les expériences que le monde propose à notre être pour aller vers lui-même, il y a la science, l’art et la religion, trois niveaux qui peuvent se compléter l’un l’autre ou alors, comme le dit Goethe :

Celui qui possède la science et l’art possède aussi la religion. Celui qui ne les possède pas tous deux puisse-t-il avoir la religion !

Les Xénies apprivoisées, IX (Œuvres posthumes)

Goethe qui nous affirme aussi :

Penser est facile mais agir est difficile et mettre ses pensées en action est la chose la plus difficile au monde.

source internet, mais son source textuelle d’origine

« Tahu Sa, Beka, Kakwahaï. Ces trois étapes qui arrachent l’homme indien à la maladie et à la mort, seraient-ce celles-là mêmes qui jalonnent le sentier de toute création : Initiation, Chant, Exorcisme ? Un jour, on saura peut-être qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine. » J.M.G. Le Clézio, Haï, Skira, coll. « Les Sentiers de la création », Genève, 1971, p. 7. Source

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académisme culture Physique quantique

Et si…

Je n’ai pas suivi la première vidéo en bas de l’article et qui titre : « ET SI LA MORT N’EXISTAIT PAS – Le film (Partie 1) » mais c’est elle qui a suscité cet article.

Inutile de jouer sur les mots, la mort existe… et c’est une chance ! Tout dépend de quoi on parle… C’est à cela qu’une amie, Béatrice, m’a rétorqué à très juste titre vu sans doute mon jugement un peu hâtif regarde le documentaire, la science avance. Bien sûr qu’elle existe sur le plan physique mais ils en parlent en terme de conscience. Comme pour tous ces documentaires, les titres sont comme un produit de gondole, sensationnel, mais la réalité du documentaire est autre.

Si le titre ne correspond pas à ce qui est dans le détail, c’est que le titre est faux ou bien qu’il est là pour allécher le client…

Bref

J’avoue : j’ai du mal avec tous ces « trucs » appuyés sur l’argumentaire scientifique, et de plus quand je vois les physiciens qui parlent dans le film, je ne doute pas de leur bonne « foi » qui attise des « croyances » estampillée science donc « vérité »… et en fait je parie qu’ici ça nous ramène à des « preuves » « quantiques », preuves qui pour moi relèvent uniquement de théories, pas du Réel. Je crois avoir trop souvent essayer d’accorder du crédit… sans trouver matière à compenser ; il est toujours un moment où l’on renâcle.

On est en train d’inventer notre réalité, pas de se connecter au Réel. Il y a eu un virage de la science en 1905… virage auquel je n’adhère pas malgré l’aspect extrêmement séduisant de la chose en terme d’intellect. Il me semble que plus on avance, plus on s’éloigne des véritables champs du Réel. C’est une impression… mon intellect n’est pas en adéquation avec mon ressenti de l’expérience humaine, grandeur nature, de la vie, et donc le reste me concerne peu, ou alors par … jeu !

Regardons « WHAT THE BLEEP DO WE KNOW – the movie (seconde vidéo en bas) si on veut s’occuper. C’est incompréhensible en grande partie peut-être mais, ce qui est surtout intéressant c’est que la science académique c’est donné du mal pour tout démonter. C’est peut-être convaincant mais ce n’est pas ainsi que les hommes vivent… (troisième vidéo en bas d’article) enfin je veux dire que la science voit les choses qu’elle explique…

Or c’est le fruit qu’elle a engendré et dans lequel elle-même joue le rôle du vers qui mange le fruit qu’elle a engendré… La science est devenue la pseudoscience qu’elle critique (comme ça, ça laisse un peu d’espoir pour ceux qui ont été critiqués – homéopathie par exemple).

Objectivement la science n’explique fondamentalement rien, elle propose une interprétation du Réel qu’elle appréhende, c’est-à-dire une, sa réalité, et elle cherche à TOUT calquer sur le modèle choisi qu’elle en tire, le modèle d’actualité (ici et maintenant, le modèle quantique).

Expliquer signifie déplier ; la science déplie le monde à l’aune de son regard et attend que ses conclusions soient remises en cause par quelque chose sur quoi elle peut s’appuyer pour accepter la remise en cause et revoir la copie.

Ce quelque chose ne peut être donc qu’un argument qu’elle peut comprendre, une équation par exemple… car ce qu’elle affirme jusqu’à maintenant (moins tous les verbes mis au conditionnel) est déjà validé, accepté sinon par le plus grand nombre au moins par le nombre le plus visible.

Voilà, je vous confie des heures de vidéo avec des commentaires très intéressants de la part d’éminences qui plaident pour leur chapelle (comme je le fais moi-même) avec conviction. Que chacun s’interroge et se dise : « je comprends parfaitement l’argument et j’y adhère » puis passe à l’étape suivante en renouvelant la démarche : il est inutile d’aller plus loin si l’argument proposé ne tient pas ou plus la route pour vous.

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académisme Environnement Ondes électromagnétiques réflexion

La nature aurait-elle horreur du vide ?

N’hésite pas à lire Art de Yasmina Rezza pour compléter ce billet.

La nature a horreur du vide

Aristote, quelque part… mais peut-être davantage Spinoza autre part

Aristote de son côté en est venu à cette conclusion en constatant que la nature exige que tout espace soit rempli de quelque chose. Ce quelque chose n’est pas forcément odorant ou coloré, et il se trouve ainsi invisible à nos premières sensations. Il en a conclu sans doute que la bouteille vide (d’eau) est pleine (d’air).
En fait l’affirmation est fausse autant au niveau matériel qu’au niveau philosophique. La nature doit faire avec le vide sinon la création humaine n’aurait rien à remplir et serait donc impossible, le monde n’évoluerait point. Voyons cela.

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académisme art Physique quantique réalité

« Être et ne pas être » est un quantisme

Voici une portion de texte que j’ai trouvée sur mon mur facebook :

<< Regardé sous deux angles différents, un cylindre nous apparaît tantôt comme un cercle, tantôt comme un rectangle. Pourtant il n’est ni l’un ni l’autre !!!
Ainsi en est-il du photon, de l’électron ou de toute particule élémentaire dont l’image corpusculaire ne serait qu’une facette d’une entité plus complexe…..
Ce point précis peut poser un problème philosophique très troublant: La réalité objective (si elle existe indépendamment de l’esprit humain) est-elle accessible ? Ou sommes-nous condamner à n’observer qu’un monde d’apparences trompeuses ??? >>

Cela suivait un long échange de commentaires passionnants déroulé suite à une réaction épidermique de ma part… (je ne suis pas persuadé qu’on soit allé aussi loin sans cette amorce involontaire, mais totalement respectueuse et contenue) :

Introduction de l’échange : « quelqu’un aurait il un truc quantique à me partager ? du positif, si possible vidéo« 

Ma petite phrase déclencheuse : « C’est quoi un truc quantique (désolé, je n’ai pas de vidéo pour poser la question ) ?« 

____________

Le cylindre : disque ou rectangle ?

Image du site https://martouf.ch/2017/10/les-etapes-de-la-spirale-dynamique/
Quoi qu’il en soit le cylindre EST un cylindre, il ne dépend pour cela absolument pas du point de vue que j’adopte mais bien de SA réalité…

Le cylindre n’est pas un cercle ou un carré, c’est sûr ; mais au lieu de dire ce qu’il n’est pas il vaut dire ce qu’il est : le cylindre est un … cylindre. L’obtention de la vue complète du cylindre n’est en soi ni difficile pour cet objet simple, ni pour le dessinateur projeteur qui à partir des 2 vues (en y eut-il une douzaine !) pourra donner une représentation 3D en perspective ou volume en sachant qu’il s’agit de 2 vues projetées d’un même objet bien sûr.

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Objectivité ou/et dogmatisme ?

La lecture coup sur coup de deux articles sur des sites différents m’incite à la réflexion sur le sujet en titre. Il s’agit pour l’heure des sites suivants (mais il y en a pléthore qui déversent tous un argumentaire plus ou moins nauséabond en faisant état d’un objectivité bien pesée et bien-pensante) :

Peut-on trouver dans ce genre d’argutie matière à établir un jugement personnel sur le sujet visé ? Ou bien y a-t-il là juste des points choisis et critiqué en étant plus ou moins hors contexte ? Doit-on former son opinion personnelle sur ce genre de pamphlet ou bien se rapporter à ce qui les a motivés ?

Esprit de clocher… Prêcher pour sa paroisse… ou Aller vers la conséquence de ses actes !

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Débordement

Crédit : Peggy Marco / Pixabay – Licence : CC0

Le texte qui va suivre n’est pas dans l’ambiance générale du site. Il s’agit d’un regard sur le développement de l’humanité en rapport avec celui de la nature.

En fait notre développement technologique est proportionnel à celui de l’intention positive qui s’active chez les personnes sensibles mais cela demeure invisible, au moins pour les médias qui ne trouvent san doute pas là matière à édite…

On ne peut pas sauver la planète. L’humain est un extraterrestre… non je ne donne pas dans le sens usuel du terme mais je constate à travers l’histoire du développement humain que l’histoire de la planète dépend de l’histoire humaine, et je ne pense pas être le seul à constater cela.

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académisme science

Dieu n’existe pas ! La belle affaire…

Bainbridge : « Maintenant nous sommes tous des fils de pute. ».
Oppenheimer : « Maintenant je suis la Mort, le destructeur des mondes. ».
source : Wiki Essai Trinity
(voir aussi un de mes premiers billet de blog)

Dieu n’existe pas

et autres âneries du genre

(que vous saurez découvrir par vous-même après le lecture de ce billet…)

Les faits

 » Dieu n’existe pas !  » Ce genre d’affirmation m’irrite toujours. Pourquoi ? Eh bien la raison en est très simple et éminemment scientifique.

A cette affirmation, véritable protubérance de l’incroyance et, pire, tumeur maligne insidieuse, il convient juste de proposer la question :

comment définis-tu, toi, critique, CE que tu dis ne pas exister ? *

Un autre exemple… pour défendre le premier

Einstein, avec sa relativité générale, nous a montré que la masse (propriété de la matière) courbe l’espace-temps. Soit, si Einstein ** l’a dit… alors tout est dit. Donc il convient de finaliser le raisonnement en se disant que l’univers est d’une platitude effarante… (pour en savoir plus). Les gaulois avait donc raison car si l’univers est plat, la Terre doit l’être aussi sinon cela ferait une bosse.

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Deux naïfs en gravitation ou « La flamme sacrée »

24 fév. 2019

Objectiver par soi-même

Si je regarde une pierre tomber alors, avec quelques efforts de structuration des pensées qui en moi s’en suivent, je dois pouvoir arriver sans trop de peine à une idée de la gravitation.

Il me faut sans doute faire davantage d’effort(s) pour me mettre en état de totale objectivité, c’est-à-dire oublier ce qu’on a pu m’en dire, ce que j’ai pu retenir de ce qu’on à voulu m’apprendre, de ce qu’on a parfois purement chercher à m’inculquer et que j’ai intégré.

Il me faut sans doute un effort supplémentaire pour simplement me dire que cela peut valoir un peu de temps que de s’intéresser à un tel phénomène.

D’autres efforts peuvent être nécessaires pour éviter d’aller chercher des réponses dans les livres ou sur internet.

Deux naïfs en gravitation dans des dispositions peu mathématiques pourraient discuter ensemble pour confronter leurs cheminements et plus précisément leur théorie, leurs façons de voir à ce sujet, sur ce sujet ! Est-on certain alors qu’ils arriveraient aux conclusions qui sont celles de notre civilisation après que d’autres naïfs prédisposés aux mathématiques… ?

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Autant abolir la musique !

À une époque où l’on entend à longueur de journée que

  • l’homme est un animal (certains, je ne dis pas, ils se comportent comme tel, mais sont loin d’être représentatif de l’ensemble…),
  • et qu’il est, comme le reste du vivant, une machine soit merveilleuse soit imparfaite mais en tout état de cause une machine,

je doute que chacun qui conclut à ceci se pose les vraies questions qui me semblent être :

  • Qui suis-je ?
  • Comment suis-je devenu qui je suis ?
  • Vers quel monde est-ce que je m’achemine (moi, personnellement, je, etc.) ?
  • Les autres vivent-ils les mêmes interrogations que moi ?

Que regarde-t-on pour affirmer (et non pas postuler) qu’être humain est être animal ?

On regarde son corps comme on regarde celui des animaux; eh oui on a un corps très proche de celui des mammifères, mais pas plus loin, surtout pas !!! Sinon on conclurait autrement et sur des bases bien trop complexes pour être prises en considérations. On en reste à « quelques critères ça passe, davantage, bonjour les dégâts, trop, on finit par se perdre« …

Notons qu’on mentionne toujours les histoires de génomes, ce qu’on partage, ce qu’on a pas. Un corps vivant possède un génome. Pas le minéral. Il y a donc le monde minéral sans génome  et le monde vivant qui est génomique. On a un génome, donc on est des êtres vivants, c’est tout ce qu’on à le droit de conclure.

Que regarde-t-on pour dire qu’il est une machine ?

On regarde son corps… encore. On le regarde comme on regarde les systèmes mécaniques et les industries chimiques, ce qui en fait sa matière et comment elle est organisée. Et on montre que nos muscles, tendons et os sont comme nos machines… (bon, on oublie un peu qui les a faites ses machines et en partant de quoi…).

Quand regarde-t-on l’être entier ?

On me dira que le sujet reste ouvert, qu’on n’a pas trouvé la place de ce dernier, l’être, dans le cerveau mais que peut-être avec les ressources de la mécanique quantique on pourrait (conditionnel, soyons toujours attentifs à l’emploi du conditionnel)  s’acheminer vers une réponse.

Eh quoi ? L’être n’est pas une pierre, pas un morceau, pas un quantum. Dites-moi que je ne rêve pas, que chacun le sent en lui, se sent même lui plus que son corps. Rassurez-moi, je ne suis pas le seul dans ce cas !…

Je perçois mon corps ne signifie pas autre chose que :

« Quelque-chose de moi est capable de se mettre en retrait pour observer et percevoir la réalité corporelle. »

Ce quelque chose englobe mon corps, avec ses entrailles, ses muscles, ses os, ses nerfs et tutti quanti. C’est déjà beaucoup… Et quand je suis en bonne santé, justement j’oublie ma corporéité.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de me percevoir, je peux agir, c’est-à-dire réaliser une transformation de mon environnement, et de plus, celui-ci peut avoir un effet sur moi non seulement si je le transforme mais aussi si je le considère seulement comme autre chose qu’un accessoire, il est indispensable à mon existence corporelle !

Quelle est donc cette image de l’humain que la science commune (ou orthodoxe, légitime, en place, mise en avant, etc.) veut nous donner ?

C’est juste son image à elle dans le cadre des limites qui sont les siennes ou qu’elle s’impose, c’est comment elle voit l’humain (et le reste du monde vivant) à l’aune de ses instruments de mesure du monde… physique.

Pour ajouter aux conclusions et les créditer, cette image est développée aujourd’hui à force d’informatique (simulation, infographie, etc.); cela facilite grandement la vulgarisation, cela évite des mots, cela permet au gens de se faire non pas une idée (début de concept) mais une représentation, c’est-à-dire une image, une image d’image !

D’où vient un être humain ?

On nous dit : de la rencontre de deux gamètes ! Nous voilà bien avancés et encore l’un des deux [gamètes] est hyper pas performant (voir Pr Nathan H. Lents  Les spermatozoïdes tournent toujours à droite et autres bizarreries du corps humain, éd.Larousse ). C’est un peu comme si dans la nature humaine tout était fait pour que ça marche peu, tout en espérant que le mâle copule un peu partout pire qu’un lapin sans doute !

L’humain est en état de faiblesse sur Terre, mais il domine cette dernière et tous les règnes visibles !!! C’est inouï. Rappelons Blaise Pascal :

« l’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant »

(Pensées, fragment 348)

À l’aune de la science actuelle, l’humain donc (je n’aime pas dire l’homme, terme éminemment sexiste) serait finalement une machine, un empilement de pièces ayant des fonctions diverses et variées, pièces faites d’atomes, molécules et ions. Moi, j’appelle cela un minéral, doté en outre et effectivement de mécanismes comme ceux d’une montre, d’un moteur, d’un gaffophone, … qui ne sont jamais que des assemblages minéraux limités à leur corporéité (même dans le cas d’émission ou réception d’ondes).

Et ça serait tout !!!

Le ressenti des espèces sensibles serait basé sur des jeux d’hormones et autres substances. Des centres stimulés par ces ou des hormones et autres substances donneraient, fourniraient, créeraient une impression, celle de vivre (tiens ça veut dire quoi ça ?) une image, comme un rêve, que tout ou partie du corps suggère, sorte de virtualité synthétisée par des réalités chimiques.

Ses facultés d’action, de créativité, tout comme son ressenti, l’humain les devrait donc à une sorte d’algorithme chimique. C’est qu’on cherche à nous faire croire : tout est chimie, même toi.

Mais qui parmi vous n’a jamais été ému aux larmes, avec cette vibration intérieure qui secoue tout le corps soit en présence de beau (musique, paysage, geste d’amour, etc.), soit en présence de laid (injustice, massacre, etc.) ?

Ça vient d’où cette émotion à l’audition de tel morceau de musique (même informatisé) ? Repensez à cela la prochaine fois que cela vous arrive, et vous entrerez en contact avec vous, très profondément, et bien au-delà de votre corporéité, bien plus largement que vos corps qui à partir de là ne vous servira plus que d’ancrage.

Et si vous pensez, que la chimie est responsable de votre émotion alors autant abolir la musique. Elle devient de plus en plus simple source de profits pour ses diffuseurs alors qu’elle étaient lien, partage pour ses « inventeurs » à l’aube des temps, un moyen de cohésion, de se sentir humains ensemble ou de se trouver soi-même.

Si nos émotions sont le fruit de la chimie (je ne contredis pas le fait qu’il se produit de la chimie quand on en a effectivement une, je dis simplement qu’elles n’en sont pas le fruit), si donc il en était ainsi, alors à quoi bon s’évertuer à cultiver arts et relations sociales ? Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères.


J’avais deux titres dans le texte :

  • autant abolir la musique
  • Les robots n’ont pas besoin de leurs congénères

Le premier m’a semblé plus percutant…

 

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GOLIATH contre David

À qui appartient la science (avec un petit « s ») ?

ou

Hahnemann n’était pas Galilée…

L’un était-il plus ou moins sincère que l’autre ?

L’un a-t-il cherché à manipuler plus ou moins les académies d’alors que l’autre ?…

Même s’ils ne sont pas opposables, qui avait raison plus que l’autre ?

Et si l’on avait suivi l’un plutôt que l’autre ?

Bonjour à vous,

J’entends quelque chose qui me scandalise et va tout droit dans le fil d’un précédent article de ce blog (Sciences VS Pseudos Sciences) : une quinzaine d’académies européennes et plus largement se sont réunies pour décréter que l’homéopathie non seulement était inefficace mais aussi que ce n’était pas une science mais une pseudo science !

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